文珠兰属·Crinum Erubescens
Crinum Erubescens
Crinum Rougeatre
- 中文名
- 文珠兰属·Crinum Erubescens
- 学名
- Crinum Rougeatre
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1802
- 图版号
- Plate 27
- 原书页码
- p.27
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 红、橙黄
- 纵幅 1.35∶1
第一眼
凡画山水,意在笔先。
—— 唐·王维《山水论》
下笔之前,心里已经有了整幅画。看画时可以反过来推:画家先定了什么,后添了什么。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏右,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
学名 Crinum rougeatre:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。双名制的好处是唯一:全世界叫这个名字的,只能是这一种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Amaryllidaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。两种分类是两种世界观:一个问“它和谁像”,一个问“它有几根雄蕊”。名字背后,是看世界的方法。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 3.4%,叶色 3.4%,主相是红、辅以橙黄。这个比例与色相,是这一幅独有的。球根花卉把一年的力气都存在地下:鳞茎、球茎或块茎,叶少而厚,花茎一杆直上,花被六片,形或杯、或漏斗、或星。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。画幅高而窄,形与色的关系因此看得格外清楚:先读轮廓,再读色层,最后才看笔触。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。枝叶占画面约 35%,重心近于正中——不挤不空,是这类图谱最从容的排法。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。拿放大镜(或手机微距)看三处:花瓣边缘、叶脉、题名。线若连续不断,是刻的;色若越过轮廓半毫米,是手涂的。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
卢家少妇郁金堂,海燕双栖玳瑁梁。
—— 唐·沈佺期《古意呈補闕喬知之》
“卢家少妇郁金堂”——诗以气行,画以形立;两种“看”叠在一起,才是看画的意思。
花语
郁金香在奥斯曼是帝国之花,在荷兰是投机的符号;风信子在希腊神话里是少年之血所化。球根的共同性格是“藏”:把来年藏在今年地下。象征会随世道改口:同一株植物,在一个世纪里可以说完全相反的话。
时与地
早春至初夏,随属而移。郁金香、风信子最早,唐菖蒲、朱顶红继之,秋植者则于翌春开。地中海、中亚与南非三个源头。郁金香自奥斯曼传入欧洲,十七世纪荷兰“郁金香热”把它变成一场金融风暴。图上所记的 1802 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。看这类图最好的时候是花期,见过一次活的花,再看图就不会只看颜色。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。版画是集体工程:绘图、刻版、上色各有其人,真正决定这幅图好不好看的,常是没留下名字的刻工与上色师。
带走一双眼睛
鉴赏力不是知识,是习惯:每次多看一眼,十年之后你看什么都和别人不一样。二百年后,这株植物的后代或许仍在某处活着;而纸上这一株,永远停在 1802 年的那个季节。
关于本图版
这幅图版出自《百合科植物图谱》(The Liliaceae),由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间出版。画面主体是文珠兰,归入石蒜科(Amaryllidaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 27,见第 27 页,版式为纵幅,设色以绿为基调。扫描件取自公有领域原件,经高分辨率修复与色彩校正,可按原大放大查看线条与设色。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Parmi les plantes qui composent la famille des Narcisses, les Crinums se font remarquer par leur stature élevée, la grandeur de toutes leurs parties et la beauté de leurs fleurs. Celui qui nous occupe dans cet article, est facile à reconnaitre au premier aspect, par la teinte d’un rouge pourpre qui est répandue sur les surfaces extérieures de ses fleurs.
Ses racines sont nombreuses, cylindriques, blanches, épaisses, simples; sa tige est épaisse, non rameuse, cylindrique, presque ligoeuse, entièrement recouverte par la base des feuilles, haute de 5–7 décimètres environ. Cette tige porte des feuilles assez nombreuses, embrassantes à lear base, lancéolées, cartilagineuses, et souvent un peu crénelées sur les bords, planes à leur sommet, redressées dans leur partie inférieure, puis étalées, marquées de nervures longitudinales.
De l’aisselle de l’une des feuilles supérieures nait un pédoncule comprimé à sa base, cylindrique à son sommet, droit, glabre, qui dépasse la hanteur de la tige, et porte à son sommet un bouquet de quatre à sept fleurs sessiles, entourées à la base de quelques bractées membraneuses, lancéolées, larges, inégales entr’elles, beancoup plus courtes que les fleurs; entre les fleurs elles-mêmes se trouvent quelques filaments linéaires, membraneux comme les bractées.
Ces fleurs sont blanches, avec une teinte rouge sur le tabe et la partie externe des divisions; elles répandent une odeur agréable, mais faible; le tube est à peu près cylindrique, long de 8–10 centimètres, un peu plus épais à la base; il se divise en six segments longs de 5–6 centimètres seulement, oblongs, pointus, très-étalés.
Les six étamines sont insérées sur le sommet du tabe devant chacun des segments de la corolle; ils sont blanes, en forme d’alène; ils divergent peu les uns des autres, et leur longueur est de 3–4 centimètres; à leur sommet se trouvent des anthères vacillantes, linéaires, longues de 16 m imètres, et qui émettent une poussière séminale jaune.
Lovaire est placé sous la corolle, et fait corps avec elle; sa longueur est de deux centimetres; il a trois angles arrondis; de son sommet séleve un style droit, cylindrique, plas long que les étamines, blane dans sa longueur presque entière, rouge à son sommet, terminé par un stigmate triangulaire et obtus.
Après la floraison, les corolles se dessèchent et se détachent de l’ovaire; celui. ci rougit et grossit un peu, mais ne marit pas complétement dans nos serres; le pédicale qui, pendant la floraison, était droit, penche alors graduellement son sommet vers la terre, comme s’il voulait y cacher les graines que renferment les capsules encore mal mûres: ces capsules sont charnues, à trois loges et a trois valves.
Histoire
Cette belle plante est originaire de l’Amérique méridionale: on la cultive depuis longtemps avec suecès dans les serres du jardin des Plantes, où il n’est pas rare de la voir fleurir: on la tient toute l’année dans la serre chaude.
Observations
Cette espèce avait été réunie par Linné, sous le nom de Crinum americanum, avec une autre plante dont nous donnerons incessamment la figure: elle en dillère par la couleur de ses corolles, parce que ses fleurs sont absolument sessiles, que leur tube est plas long que le limbe, et enfin parce que le sommet de ses feuilles est plane, et non resserré en crochet.
Fam. des Narcisses. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Crimum ernbescens. C. folis lanceolatis cartilagineo crenatis apice producto explanato, floribus sessilibos, tubo limbo longiore. Ait. Keu. 1. p. 413.
- Crinum commelini. C, corollaram apicibas introrsùm nocinatis foliis linearibas canaliculatis scapo subquadrifloro. Jacq. Hort. Schœmb. 2. p. 40. t. 202.
- Grinum americanum, var. β. Lin. Spec. 419.
- Lilio-asphodelus americanus sempervirens minor albus. Comm. rar. 15. t. 15.