Ferraria Undulata
Ferrarie Ondulée
Ferrarie Ondulée
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1802
- 图版号
- Plate 28
- 原书页码
- p.28
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿、橙黄
- 纵幅 1.95∶1
第一眼
凡画山水,意在笔先。
—— 唐·王维《山水论》
下笔之前,心里已经有了整幅画。看画时可以反过来推:画家先定了什么,后添了什么。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏右,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
学名 Ferraria undulata:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。名字是通行证,也是懒办法——记住两个词,就抓住了一整个物种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Iridaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Gynandria。先记这一层:今天叫“科”的,多半来自前一种;今天中学生还在背的“几雄蕊”,就是后一种的遗痕。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色收得极俭,只占画面的 1.2%,叶色 12.8%,主相是黄绿——素花与白花多半如此,全靠轮廓与深浅说话。鸢尾具根状茎或球茎,叶剑形,二列排列如扇;花被六片,三片下垂为“垂瓣”,三片直立为“旗瓣”,下垂者常带须状或斑点,是辨属的标记。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。此幅只画一个种,形制的每一处都摊在纸面上,没有遮掩。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 20%,重心略偏右——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。先判断它是“印”的还是“画”的,再谈好不好看——这是看老版画最实用的一条规矩。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
手把菖蒲对佳节,兴来呼酒劝同僚。
—— 宋·王十朋《五月四日與同僚南樓觀競渡因成小詩四首明日同行可元章登樓又成五首 其二》
“手把菖蒲对佳节”——把这一句放回画面:绿色的花冠就是诗句的落点——诗先写气,画后写形,两者在此处接上了。
花语
中国以菖蒲为辟邪之草,端午悬门;鸢尾之名取其叶如鸢尾,带一点野气。西方以鸢尾为信使与消息,因为 Iris 本是传递神谕的虹之女神。花语是后人添上去的,花本身并不知道;但这层“不知道”,正是它最动人的地方。
时与地
暮春至初夏,四五月最盛。江南梅雨前开尽,故有“开到荼蘼”之叹。北半球温带广布。中国以菖蒲、鸢尾入端午旧俗,欧洲则以德国鸢尾(Iris germanica)为香根之源。图上所记的 1802 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。看这类图最好的时候是花期,见过一次活的花,再看图就不会只看颜色。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。从画稿到成图要过好几双手:转刻的人求准,上色的人求快——快与准之间,就是各幅之间深浅不一的来历。
带走一双眼睛
把这三件事带走:先整体后细节;先线后色;先看画再翻书。任何一张老图版,都可以用这三条读。图谱的用意是“以备查考”,看久了却会忘记查考:1802 年的一个人,为一朵花花了整整一天。
关于本图版
本图选自皮埃尔-约瑟夫·雷杜德的《百合科植物图谱》(The Liliaceae),原书 1802—1816 年间出版。画面主体为 Ferraria Undulata,在分类体系中列于鸢尾科(Iridaceæ)。
该合集全编共 475 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 28,对应原书第 28 页,版式为纵幅,画面以深绿为主色。图像由公有领域原件扫描修复而来,细节在放大视图中仍清晰可辨。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Cette belle et singulière plante s’élève d’une racine tubéreuse, arrondie, à peu près semblable à celle du Cyclamen d’Europe, un peu déprimée on creusée en forme d’ombilic au sommet et à la base, brune ou roussätre à l’ex-térienr, blanche intérieurement.
Les feuilles qui naissent de cette racine sont droites, longues de deux décimètres et plus, en forme de glaive, striées longitadinalement, et elles s’embrassent par leur base à la manière des feuilles d’iris; d’entre ces feuilles radicales, qui sont quelquefois détruites lorsque la plante est en fleur, s’élève une tige à pen près cylindrique, glabre, haute de 3–4 décimètres; elle est chargée de feuilles beaucoup plus courtes que les précédentes, placées alterna-tivement, engainées à leur base, et assez rapprochées les unes des autres.
Vers son sommet, la tige émet deux ou trois pédicelles courts, peu visibles, feuillés, et qui portent chacun une fleur, dont l’apparence bizarre a frappé depuis long-temps les naturalistes. Cette fleur, comme celles de la famille des Iri-dées, est composée de six pétales réunis par la base, ou d’une corolle à six divisions profondes, étalées, pointues, dont trois extérieures et trois intérieures un peu plus petites; cette corolle est d’un pourpre brun ou violet en dessus, et blanchâtre en dessous; on remarque quelques taches plus foncées à la surface supérieure: mais ce qui rend cette plante facile à reconnaitre, c’est que les bords de toutes les divisions sont ondulés et crêpas d’une manière remar-quable.
L’ovaire, qui est presque cylindrique, i trois angles obtus et un peu alongés, est placé au-dessous de la fleur; indépendamment de la corolle, il porte trois étamines réunies par leur base seulement, et non dans toute leur longueur, comme dans la Tigridie: ces étamines portent dex anthères oblongues, attachées par le milieu de leur longueur, et qui se tiennent dans une position verticale; du milieu des étamines s’élève un style cylindrique à peu près de la même longueur que les filets: ce style se divise à son sommet en trois stigmates fendus assez profondément, franges et en forme de capuchon.
Je n’ai point vu mûrir le fruit de cette plante: l’inspection de l’ovaire autorise à penser que le fruit est une capsule alongée, a trois angles obtus, à trois valves, à trois loges et à plusieurs graines.
Histoire
La Ferrarie ondulée est originaire du Cap-de-Bonne-Espérance: elle est depuis long-temps cultivée dans les jardins de botanique; mais, ainsi que la plupart des Iridées, elle n’y produit aucune graine, et on la multiplie par les racines.
Les fleurs, qui, comme je l’ai dit, sont remarquables par la beauté et la bizarrerie de leurs formes et de leurs couleurs, sont extrêmement fugaces.
Explication de la planche
La Plante de grandeur naturelle.
- Les parties de la fructification réunies.
- Le pistil.
Fam. des Iridées. Juss.—Gynandrie triandrie. Lin.
- Ferraria. Juss. Gen. p. 57.
- Ferraria caule multilloro. Murr. Syst. veg. p. 673. Jacq. hort. Vind. t. 63. Curt. Bot. mag. t. 144. Mill. Icon. t. 280.
- Ferraria petalis margine. crispis stigmatibus bifidis cucullatis. Lam. Dict. 2. p. 453./li>
- Flos indicus è violaceo-fascus radice tuberosâ. Ferr. Cult. 168. t. 171./
- Iris stellata cyclaminis radice pullo flore. Barr. Icon. t. 1216.