Fritillaria Imperialis
Fritillaire Impériale
Fritillaire Impériale
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1805
- 图版号
- Plate 131
- 原书页码
- p.131
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 红、橙黄
- 纵幅 1.52∶1
第一眼
论画以形似,见与儿童邻。
—— 宋·苏轼《书鄢陵王主簿所画折枝》
只求画得像,是小孩的眼光。苏轼不是不要形似,是说形似之后还有一层:神。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Fritillaria imperialis:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。这一幅的种加词 imperialis 意为“帝政”——先记住这个词的意思,下次见到同名的植物,你会先去看那一处。旧分类按整体亲缘,把它归入 Liliaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。两种分类是两种世界观:一个问“它和谁像”,一个问“它有几根雄蕊”。名字背后,是看世界的方法。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 5.1%,叶色 15.4%,主相是红、辅以橙黄。这个比例与色相,是这一幅独有的。鳞茎由多数肉质鳞片抱合而成,故名“百合”;茎直立,叶披针或轮生,花被六片,盛开时向外反卷,雄蕊六枚,花药长大如丁字。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。看叶:叶柄长短、叶尖形状、叶缘有没有锯齿,这三样比花色更能认出它是什么。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。枝叶占画面约 28%,重心近于正中——不挤不空,是这类图谱最从容的排法。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。工艺留下的破绽比题跋更诚实:刻工不会撒谎,上色的人赶时间的时候会。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
两丛香百合,一架粉长春。
—— 宋·陆游《北窗偶题四首 其一》
“两丛香百合”——古人写到这一层,已不只是赏花,是借花说人;画面则只负责把那朵花留住。
花语
西方以白百合为圣母之洁,天使报喜时手持者即是;中国取其“百年好合”之谐音,婚仪用之,是世俗的祝福而非宗教的纯洁。象征会随世道改口:同一株植物,在一个世纪里可以说完全相反的话。
时与地
初夏至盛夏,六七月间开。百合花期短,三五日即谢,故画者多取初开之态。北半球温带,中国、日本与欧洲山地皆有。中国百合入药已久,十九世纪欧洲又从东亚引去数十种,一时百合育种大盛。图上所记的 1805 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。同一株植物,春秋两季像两种东西;同一座山,一百年前与今天叫两个名字。图把这两样都冻结在了纸上。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。版画是集体工程:绘图、刻版、上色各有其人,真正决定这幅图好不好看的,常是没留下名字的刻工与上色师。
带走一双眼睛
把这三件事带走:先整体后细节;先线后色;先看画再翻书。任何一张老图版,都可以用这三条读。1805 年的那朵花早已化作尘土,它留在纸上的样子,却比任何一株活着的同类都长寿。
关于本图版
此图原刊于《百合科植物图谱》(The Liliaceae),绘者为皮埃尔-约瑟夫·雷杜德,成书于 1802—1816 年间。图中描绘的是 Fritillaria Imperialis,归入百合科(Liliaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 131,见第 131 页,版式为纵幅,整幅以绿为主调。扫描件取自公有领域原件,经高分辨率修复与色彩校正,可按原大放大查看线条与设色。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Cette plante, cultivée dans tous les parterres, fixe tellement l’attention par la beauté de ses fleurs et la singularité de leur disposition, qu’elle est bien connue, même de ceux qui n’ont aucune idée de la botanique, et qu’elle mérite à peine une description.
Sa racine est un tubercule arrondi, qui, à sa base, émet des fibres descen-dantes, et dont le sommet donne naissance à une tige simple, droite, un peu épaisse, haute de 6–8 décimètres, feuillée dans sa partie inférieure, nue au dessous des fleurs, et surmontée par une houppe de feuilles qui couronnent les fleurs. Ces feuilles sont nombreuses, éparses, linéaires-lanceolées, et se prolongent, par les bords, le long de la tige, qu’elles rendent anguleuse. Les fleurs sont grandes, au nombre de six à dix, portées sur de courts pédon-cules, pendantes, et disposées, au dessous de la houppe des feuilles, en forme d’anneau, de verticille ou de couronne: ces fleurs sont communément d’un jaune un peu rougeâtre ou couleur de safran, et marquées en dedans de stries purpurines. A la base intérieure de chaque pétale se trouve une fossette nec-tarifère, arrondie, qui suinte, pendant la fleuraison, une grosse gontte d’un liquide blanc argenté, qui reste comme suspenda au sommet de la cloche. Après la fleuraison, les pédicelles se redressent et portent une capsule droite h six angles aigus, a trois valves, munies chacune d’une cloison sur leur face interne, A trois loges, qui renferment chacune deux rangées de graines planes et de couleur brune: ces graines ont un embryon placé prés de l’ombilic, et qui ne dépasse pas le quart de la longueur du périsperme.
On cultive dans les jardins deux belles variétés de cette plante: l’une se distingue à ce que la toulle des feuilles se prolonge un peu plos qu’à l’ordi-naire, et porte à sa base deux couronnes de fleurs, au lieu d’une: l’autre, qui est plus constante, se distingue à ses fleurs d’un beau jaune, dépourvues de stries à l’intérieur; la plante est en général plus forte et plus vigoureuse, les feuilles sont plus larges, la corolle est en cloche plus évasée. Cette variété se conserve par la division des racines: il serait curieux de savoir s’il en serait de même par la germination.
Histoire
La Fritillaire, connue vulgairement sous le nom de Couronne impériale, est originaire de l’Orient, et notamment de la Perse. ♃.
Elle est connue, depuis plus de deux cents ans, dans les jardins d’Europe; et il parait, d’après l’Ecluse, qu’elle y a été plus anciennement cultivée. Elle a d’abord été cultivée à Vienne, venue d’Orient. En général, le goût des jardins et le choix des plus belles fleurs d’ornement nous viennent des Orientans.
Elle fleurit au printemps.
Fam. des Lis. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Fritillaria imperialis. F. racemo comoso, infernè nudo; foliis integerrimis. Lin. Spec. 435. Hort. Ups. 82. Mill. Diet. n. 8. Kniph. cent. 3. n. 39. Knorr. del. 1. t. k. Cart. mag. t. 194.
- Fritillaria imperialis. F. caule basi apiceque folioso; floribus sub comâ foliosâ cernuis; capsulis sesangularibus. Lam. Dict. 2. p. 548. Illusir. 1. 245. f. 2. Fl. fr. 3.e éd. n. 1909.
- Prilium folis enulinis. Lin. Hort. cliff. 119. Roy. Lugd. 30.
- Fritillaria imperialis. F. floribus sub coma foliosa cernuis; foliis lineari-lanecolatis, integerrimis. Pers. Ench. 359.
- Fritillaria corona imperialis. Gærtn. fruce. 1. p. 63. t. 17. f. 1.
- Imperialis coronata. Dum.-Cours. botan. cultiv. 1. p. 447.
- Imperialis comosa. Mœnch. meth. 305.
- Corona imperialis. Tourn. Inst. p. 372. t. 497. 498. Dod. pempt. 202. Ray. hist. 1105. Besl. Eynst. Ver. V. t. 1. 2. 3.
- Lilium, seu coronæ imperialis genus. Bauh. pin. 79. Moris. hist. 2. p. 406. s. 4. t. 19. f. 2. 3. 4. Lob. ic. 171.
- Tusai. Clus. hist. 1. p. 127. 128.
- B. Tusai pluribus forum ordinibus. Clus. hist. 1. p. 127.
- C. Lutea.
- Eadem, foribus luteis, patentioribus, internè non striatis. Lam. Dict. 2. p. 548. Pers. Ench. 359.
- Corona imperialis, flore pulehrè luteo. Tourn. inst. 372.