Muscari Ambrosiacum
Muscari Odorant
- 学名
- Muscari Odorant
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1805
- 图版号
- Plate 132
- 原书页码
- p.132
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿、橙黄
- 纵幅 1.37∶1
第一眼
江馆清秋,晨起看竹,烟光日影露气,皆浮动于疏枝密叶之间。
—— 清·郑板桥《题画竹》
郑板桥说他画竹,是先看见“烟光日影露气”在枝叶间浮动,才动手。看画时找这一层空气,比记住花的名字更要紧。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Muscari odorant:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。一百多年前的命名者,把一种植物的来历压进了两个词。旧分类按整体亲缘,把它归入 Asphodelaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。同一种植物,在两本书里挂在两个门下——分类不是自然的秩序,是人替自然排的队。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 1.4%,叶色 4.4%,主相是黄绿、辅以橙黄。这个比例与色相,是这一幅独有的。鳞茎由多数肉质鳞片抱合而成,故名“百合”;茎直立,叶披针或轮生,花被六片,盛开时向外反卷,雄蕊六枚,花药长大如丁字。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。看叶:叶柄长短、叶尖形状、叶缘有没有锯齿,这三样比花色更能认出它是什么。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 11%,重心近于正中——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。先判断它是“印”的还是“画”的,再谈好不好看——这是看老版画最实用的一条规矩。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
两丛香百合,一架粉长春。
—— 宋·陆游《北窗偶题四首 其一》
“两丛香百合”——古人写到这一层,已不只是赏花,是借花说人;画面则只负责把那朵花留住。
花语
西方以白百合为圣母之洁,天使报喜时手持者即是;中国取其“百年好合”之谐音,婚仪用之,是世俗的祝福而非宗教的纯洁。花语是后人添上去的,花本身并不知道;但这层“不知道”,正是它最动人的地方。
时与地
初夏至盛夏,六七月间开。百合花期短,三五日即谢,故画者多取初开之态。北半球温带,中国、日本与欧洲山地皆有。中国百合入药已久,十九世纪欧洲又从东亚引去数十种,一时百合育种大盛。图上所记的 1805 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。同一株植物,春秋两季像两种东西;同一座山,一百年前与今天叫两个名字。图把这两样都冻结在了纸上。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。图版今属公有领域,可以自由取用;但纸上那层手工上色,仍是两百年前某一个人的手。
带走一双眼睛
鉴赏力不是知识,是习惯:每次多看一眼,十年之后你看什么都和别人不一样。图谱的用意是“以备查考”,看久了却会忘记查考:1805 年的一个人,为一朵花花了整整一天。
关于本图版
《百合科植物图谱》(The Liliaceae)由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间印行,本图即其中一幅。原书题作“Muscari Ambrosiacum”,在分类体系中列于阿福花科(Asphodelaceæ)。
该合集全编共 475 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 132,对应原书第 132 页,版式为纵幅,设色以深绿为基调。扫描件取自公有领域原件,经高分辨率修复与色彩校正,可按原大放大查看线条与设色。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Cette espèce, qui a donné son nom au genre entier, est remarquable par la forte odeur de muse qu’exhalent ses fleurs, d’ailleurs petites, peu apparen-tes, et d’une couleur sale et mal décidée.
Sa bulbe est blanche, ovoide, de la grosseur d’un petit œuf de poule, garnie de tuniques membraneuses; elle émet, par sa base, des racines simples, blanches, épaisses, marquées de petites cannelures transversales: ses feuilles, qui naissent de la bulbe, sont de consistance molle, de couleur glauque, d’abord droites, puis étalées, oblongues, presque aigués, un peu calleuses au sommet, courbées en gouttière, à peu près égales à la longueur de la hampe: celle-ci est droite, cylindrique, simple, verte, haute de 2–3 décimètres, terminée par une grappe droite, serrée, ovale-oblongue, composée de petites fleurs, d’abord horizontales, ensuite un peu déjetées en bas. Ces fleurs sont portées sur des pédicelles cylindriques, longe de 2–3 millimètres; à leur base se trouvent ordinairement deux bractées très-courtes, obtuses ou un peu den-tées, dont une latérale, et l’autre placée immédiatement sous le pédicelle.
La corolle est en forme de grelot ovoïde, un peu resserrée à la base, presque fermée au sommet, monopétale, terminée par un disque calleux, hexa-gone, chargé de six dents obtuses qui bordent l’orifice: ces fleurs ont une teinte d’un gris jaunatre sale, qui se change, peu après la fécondation, en une couleur rousse ou feuille morte.
Les étamines sont au nombre de six, insérées sur la corolle, un peu au dessous du milieu de sa longueur; leurs filets sont très-courts; leurs anthères ovoïdes, d’un pourpre brun, a deux loges pleines d’un pollen blanchâtre. L’ovaire est libre, triangulaire, verdâtre; le style court, fort épais, terminé par un stigmate épais et triangulaire. Je n’ai pas vu ses fruits.
Histoire
Cette plante passe pour indigène de la Perse; mais on la trouve sauvage dans quelques parties du midi de l’Europe, et notamment, selon Gouan, aux environs de Montpellier. ♃.
Elle porte les noms de Muscari, Musc, Groppe de Jacinthe: on la cultive dans plusieurs jardins, à cause de l’odeur agréable de ses fleurs, qui, lorsqu’elles sont en grande masse, parfument lair à une grande distance.
On la multiplie de cayeux: elle se plait dans les lieux ombragés et un peu humides.
Observations
Le genre Muscari, établi par Tournefort, avait été réuni par Linné avec celui des Jacinthes; mais ensuite, Miller, Monch et Desfontaines, ont né-tabli ce genre, aussi tranché par le port que par les caractères: il diffère en ellet, non-seulement des Jacinthes, mais de toutes les Liliacées, par sa corolle en grelot, à six dents.
Miller parait avoir confondu, sous une seule dénomination, le Muscari odorant, auquel sa description se rapporte, et le Muscari à Grappe, auquel appartiennent tous ses synonymes, à l’exception de celui de l’Ecluse: ces deux plantes sont cependant essentiellement distinctes.
Fam. des Asphodèles. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Muscari ambrosiacum. M. spicâ oblongâ; corollis cylindricis, conformibus, hermaphroditis; bracteis duabus, alterâ infra pedunculum, alterá laterali. Mœnch. meth. 633. Fl. fr. 3.e ed. n. 1925.
- Muscari racemosum. M. corollis ovatis, summis, sessilibus; foliis laxis. Mill. Dict. n. 3. excl. syn.
- Hyacinthus muscari. H. corollis ovatis, omnibus aqualibus. Lin. Spec. 454. Hort. Cliff. 126. Hort. Ups. 85. Roy. Lugd-b, 28. Kniph. cent. 10. n. 52. Gouan. Hort. Monsp. 178. Willd. Spec. 2. p. 169. Pers. Ench. 375.
- Hyacinthus muscari. H. corollis ovatis, subsessilibus et uniformibus; foliis planiusculis. Lam. Dict. 3. p. 193.
- Hyacinthus racemosus, moschatus. C. Bauh. pin. 43. Ray. hist. 1162.
- Muscari obsoletiore flore. Clus. hist. 1. p. 178. Tourn. inst. 348.
- Hyacinthus odoratissimus, dictus Dipeadi et Muscari. J. Bauh, hist. 2. p. 578.
- Hyacinthus spurias, recentiorum alter. Dod. Pempt. 217.
- Dipcadi chalcedonieum et Italorum. Lob. ic. 109. f. 2.
- Hyacinthus racemosus, seu Botryoides major. Moris. hist. 2. p. 372. s. 4. t. 11. f. 6.