Heliconia Humilis
Héliconia a Petite Tige
Héliconia a Petite Tige
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1812
- 图版号
- Plate 382
- 原书页码
- p.382
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 红、橙黄
- 纵幅 1.84∶1
第一眼
夫象物必在于形似,形似须全其骨气。
—— 唐·张彦远《历代名画记》
形似只是门槛,骨气才是要害。看一株植物,先看它立不立得住——这就是骨气。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Heliconia humilis:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。这一幅的种加词 humilis 意为“低矮”——名字往往就是最先被注意到的那处特征。旧分类按整体亲缘,把它归入 Musaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Pentandria。同一种植物,在两本书里挂在两个门下——分类不是自然的秩序,是人替自然排的队。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 1.7%,叶色 14.6%,主相是红、辅以橙黄。这个比例与色相,是这一幅独有的。热带花木的形制多不合温带人的经验:花大而厚、色烈、气味重,叶常革质或分裂,茎或为藤、或为肉质,甚至退化成刺。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。此幅只画一个种,形制的每一处都摊在纸面上,没有遮掩。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 25%,重心偏上——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。还有一种证据在纸背:铜版压进纸里的那道痕、上色处微微凸起的颜料、再版时磨浅的线。扫描件里也能看出七分。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
桄榔面碜槟榔涩,海气常昏海日微。
—— 唐·元稹《送嶺南崔侍御》
“桄榔面碜槟榔涩”——诗以气行,画以形立;两种“看”叠在一起,才是看画的意思。
花语
在中国,这类花木多无古典象征,它们的意义是“新”:新大陆、新物种、新的贸易路线。看它们,看的是博物学扩张的那一面。在图谱里,它首先是一个物种,其次才是一种象征——这个次序值得记住。
时与地
热带无四季,只有旱雨。花期多系于雨季之初,一场雨后齐发。中南美洲、东南亚、印度与锡兰。十八九世纪的欧洲画师多为随船远行,或据活体标本在温室中写生。图上所记的 1812 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。同一株植物,春秋两季像两种东西;同一座山,一百年前与今天叫两个名字。图把这两样都冻结在了纸上。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。图版今属公有领域,可以自由取用;但纸上那层手工上色,仍是两百年前某一个人的手。
带走一双眼睛
把这三件事带走:先整体后细节;先线后色;先看画再翻书。任何一张老图版,都可以用这三条读。图谱的用意是“以备查考”,看久了却会忘记查考:1812 年的一个人,为一朵花花了整整一天。
关于本图版
这幅图版出自《百合科植物图谱》(The Liliaceae),由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间出版。图中描绘的是 Heliconia Humilis,归入芭蕉科(Musaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 382,见第 382 页,版式为纵幅,设色以绿为基调。图像由公有领域原件扫描修复而来,细节在放大视图中仍清晰可辨。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Le port de cette plante la rapproche beaucoup des Bananiers, genre dans Jequel elle a été autrefois placée. Sa racine brune, charnue, horizontale, vivace, émet en dessous des fibres brunes, cylindriques, nombreuses, et donne naissance en dessus à une ou plusieurs tiges. Chacune de ces tiges est formée por la réunion des longs pétioles engainants qui soutiennent les feuilles, et qui s’embrassent mutuellement comme dans les Bananiers. Elles selévent à un mètre, ou un peu plus. La hauteur totale de la plante est de deux mètres ou deux mètres et demi, et ce n’est que comparativement à l’Heliconia Bilai, dont les dimensions sont doubles, qu’elle peut mériter le nom sous lequel on l’a désignée.
Les feuilles sont assez nombreuses. Outre la partie engainante qui contribue a la formation de la tige, les pétioles des feuilles ont une partie libre, cylindri-que, un peu comprimée, lisse, dressée, longue de deux ou trois décimètres. Leur limbe est long de quatre à six décimètres, ovale-lancéolé, demi-étalé, rétréci en pointe à ses extrémités, et partienlierement à la supérieure, plane, finement ondulé sur le bord, de manière à paraitre crenelé. Sa nervure moyenne, très-grosse et saillante en dessous, émet dans toute sa longueur des nervures transversales plus petites, qui se portent obliquement vers le bord de la feuille.
La hampe, presque entièrement cachée par les gaines des feuilles, porte un épi de fleurs composé de cing à douze spathes univalves, disposées sur deux rangs opposés. Ces spathes, qui s’écartent de la hampo presque à angle droit, sont lan-céolées, concaves, pliées en forme de nacelles, d’un brun tirant sur le pourpre dans la plus grande partie de leur étendue, d’un rouge jaunätre sur les bords. La plupart se terminent en pointe. L’inférieure porte à son sommet une petite feuille semblable à celles qui naissent de la tige. Chacune d’elles renferme un assezgrand nombre de fleurs hermaphrodites, portées par un pédoncule commun trés-court, épais, charnu et formant un faisceau trèsserré. Entre ces fleurs sont de grandes bractées membraneuses, ovales, aiguës, concaves, d’un blane verdâtre.
Le périgone est un peu en forme de tube, arqué, un peu rétréci dans le bas. Il est formé d’une seule pièce, qui, au premier aspect, parait divisée en deux segments seulement; mais un examen plus attentif montre qu’il est réellement divisé profondément en cinq lanières, dont trois extérieures et deux intérieures. Des trois extérieures, l’une, qui occupe le côté supérieur de la fleur, est libre, lancéolée, blanche, recourbée en dessus, ou même roulée en spirale. Les deux autres sont étroites, linéaires, soudées, par leur ligne moyenne, dans la plas grande partie de leur longueur, à la plus grande des lanières internes, dont elles semblent étre de simples appendices. Leur extrémité est libre, aigué. Les deux lanières internes sont très-inégales. La plus petite, tournée vers le coté supérieur de la fleur et entièrement cachée dans le fond du tube, est en forme de ‹patule, longue d’un centimètre, très-étroite. Nous soupçonnons que c’est une étamine avortée. La plus grande est égale en longueur aux divisions exter nes, lancéolée, pliée longitudinalement, de manière à ce que ses bords viennent se rejoindre en enveloppant les étamines, aigue, entière, mais paraissant divisée en trois pointes, à cause des lanières externes qui s’en détachent près de son sommet. Elle est blanche sur le dos, verdätre sur les bords.
Les étamines sont au nombre de cing, un peu plus longues que le périgone. Leurs filaments sont filiformes, arqués, creusés d’on sillon longitudinal, gris dans le bas, blanes dans le haut. Les anthères sont linéaires, jaunes en dedans, noirätres sur le dos, peu distinetes du filament, dont elles atteignent à peine l’épaisseur. Leurs deux loges s’ouvrent en dedans.
L’ovaire est adhérent, ovale, gris, peu distinet du pédicelle court, épais et charnu qui le supporte. Le style est filiforme, arqué comme les filaments des étamines, dont il atteint la longueur, aminci dans le haut, terminé par un stigmate pen distinet, en forme de tête.
Le fruit est une capsule un peu charnue, ovale, comprimée, grosse comme un pois chiche, d’un beau bleu, à trois loges monospermes. Les graines sont grandes, noires, ovales, comprimées, bosselées.
Histoire
L’Heliconia à petite tige croit dans les Savanes de Caraccas et de la Guyane. On le connait dans ce dernier pays, suivant Aublet, sous le nom de petit Balisier. Nous le décrivons et le figurons d’après un individu très-beau qui a fleuri cet été dans le jardin de M. Bicquelin. Il y en avait en même temps un individu plus petit en fleurs dans les serres du jardin du Muséum d’Histoire naturelle.
Explication de la planche
- Planche 382—La plante entière réduite au quart de ses dimensions véritables.
- Planche 383—Les fleurs et le haut de la tige de grandeur naturelle.
- Une bractée.
- Une fleur entière.
- L’ovaire et lo style, les étamines et la plus petite des divisions internes du périgone.
- L’ovaire et le style.
- Le fruit dans un état imparfait de maturité.
- Le fruit múr coupé transversalement.
- Le même entier avec son pédicelle.
- Une graine.
Fam. des Bananiers. Juss.—Pentandrie monogynie. Lin.
- Heliconia humilis. H. foliis basi angustatis apice acuminatis, spadice erecto flexuoso, spathis distinctis multifloris, nectarii folio superiore tridentato. Willd. sp. pl. 2. p. 1187.
- Heliconia humilis. H. folis basi angustatis, nervis simplicissimis, neetario adnato. Jacq. hort. Schœnbr. 1. p. 23. t. 48, 49.
- Musa humilis. M. vasculis coccineis quinque aut sex-floris, fructu trigono violaceo. Aubl. fl. Guyan. 2. p. 931.