山鹤望兰
Strelitzia Reginæ
Strelitzia de la Reine
- 中文名
- 山鹤望兰
- 学名
- Strelitzia de la Reine
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1804
- 图版号
- Plate 77
- 原书页码
- p.77
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
关于本图版
这幅图版出自《百合科植物图谱》(The Liliaceae),由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间出版。画面主体是山鹤望兰(Strelitzia Reginæ),归入芭蕉科(Musaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 77,见第 77 页,版式为纵幅,设色以深绿为基调。图为公有领域原件的修复扫描,构图与设色未经改动。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Le Cap-de-Bonne-Espérance a enrichi nos jardins botaniques d’une foule de végétaux remarquables par leur beauté; mais aucun ne mérite à plus juste titre l’admiration des naturalistes que le Strelitzia: ici la grandeur de la plante, la réunion des couleurs les plus éclatantes et la singularité des formes, peuvent autoriser l’espèce d’enthousiasme que cette plante à excité à l’époque de son introduction dans les jardins d’Europe. Tous les botanistes qui ont eu occasion de voir le Strelitzia en fleur se sont empressés à étudier les détails de sa structure, ensorte que sa beauté méme me dispensera d’en donner une description très-complète.
Sa racine pousse une toufle de huit ou dix feuilles droites, fermes, coriaces, et d’un vert un peu pale; ces feuilles s’élèvent à la hauteur d’un mètre et demi, et les trois-quarts de leur longueur sont occupés par un pétiole presque eylin-drique, engainant à sa base, un peu comprimé au sommet, creusé en gouttière à la face supérieure; le limbe de la feuille elle-même est ovale-oblong, souvent courbé en forme de cuiller, ondulé ou crépu à la base, entier sur les bords, glabre, ainsi que le reste de la plante; cette feuille est traversée par une forte nervure qui est le prolongement du pétiole, et qui, comme dans les Bananiers, émet de coté et d’autre de petites nervures parallèles entre elles et obliques sur celle du milieu.
Entre les feuilles s’élève à peu près à la même hauteur qu’elles une hampe cylindrique, assez semblable aux pétioles, couvertes d’écailles engainantes, alternes, un peu écartées, pointues an sommet, le plus souvent rougeätres sur les bords. Cette hampe se courbe à l’extrémité, de sorte que la dernière écaille, qui tient lieu de spathe, est dans une position horizontale; cette spathe est presque de la longueur de la main, concave, en forme de nacelle, pointue au sommet; elle renferme plusieurs fleurs, qui s’épanouissent successivement; chacune d’elles porte à sa base une petite spathe ou bractée alongée comme dans les Bananiers; les fleurs elles-mêmes sont réellement disposées en épi terminal comme dans les Bananiers, mais cet épi est plus court, et l’axe est entièrement caché dans la spathe.
Chaque fleur est à six divisions, dont trois extérieures et trois intérieures; mais ces diverses parties se ressemblent si peu entre elles, qu’il est nécessaire de les examiner avec attention pour reconnaitre leur identité avec les organes correspondants des autres Liliacées; les divisions extérieures sont grandes, presque égales, et d’une belle couleur jaune; deux d’entre elles plus rapprochées semblent former une lèvre supérieure; la troisième est plus écartée, creusée en gouttière, élargie et déjetée en dehors sur les côtés, traversée par une côte longitudinale, rétrécie et terminée en pointe au sommet; les trois divisions intérieures sont de couleur bleue, et plus inégales entre elles; la plus courte est cachée à la base des deux divisions extérieures rapprochées; elle a la forme d’un capuchon, et contient une liqueur mielleuse; les deux autres sortent du tube entre les interstices des lèvres, et atteignent presque la longueur de la division externe écartée; elles sont rétrécies à leur base, ondulées et courbées en gouttière sur l’un des bords, munies sur l’autre d’un appendice, ondulées et tronquées au sommet, soudées ensemble dans presque toute leur longueur, et formant une gaine qui renferme les organes sexuels. Les étamines sont au nombre de cinq seulement, et on ne trouve pas, comme dans le Bananier, une sisième étamine stérile; elle parait cependant exister, et M. Ventenat soupçonne qu’elle est soudée avec la plus courte des six divisions de la fleur, qui offre à l’extérieur une nervure saillante: les anthères sont très-longues; l’ovaire est soudé avec les téguments floraux; le style est de la longueur des étamines, et se termine par trois longe stigmates; le fruit est, selon M. Aiton, une capsule coriace, oblongue, obtuse, à trois angles obtus, à trois loges, à trois valves; les graines sont nombreuses, attachées sur deux rangs à un placenta central.
Histoire
Le Strelitzia est originaire des parties de l’Afrique peu éloignées du Cap-de-Bonne-Espérance; il a été apporté en Angleterre, et a fleuri pour la première fois dans les serres du jardin de Kew. MM. Bancks et Aiton ont dédié cette plante à la reine d’Angleterre, qui est de la maison de Meklenbourg-Strelitz: elle est depuis quelques années cultivée dans les jardins botaniques du Continent; elle fleurit pendant l’été; sa fleuraison dure longtemps, à cause de l’épanouissement successif des fleurs; il se passe peu d’étés sans qu’on la voie fleurir au Jardin du Museum d’ Histoire naturelle.
Explication des planches
- Pl. 77. La plante entière réduite de moitié de sa grandeur naturelle.
- Pl. 78. Les détails de la fleur du Strelitzia de grandeur naturelle.
- La sommité de la hampe chargée de fleurs,
- Une fleur dépouillée de ses bractées, pour montrer les divisions extéricures.
- La même dépouillée des divisions extérieures, pour montrer les divisions intérieures, le pistil et les étamines: les deux plus grandes divisions ont été un peu écartées l’une de l’autre.
- Le pistil et les étamines dépouillés de toute enveloppe.
- Une étamine.
- Une bractée.
Fam. des Bananiers. Juss.—Pentandrie monogynie. Lin.
- Strelitzia reginæ, S. foliis parallelo-costatis. Willd. Spec. 1. p. 1190.
- Strelitzia reginæ, Ait. Kew. 1. p. 285. t. 2. Thunb. prod. 45, excl. diagn. Lam. illustr. 1. 148. Vent. Tabl. 2. p. 198.
- Heliconia alba. Lin. f. suppl. 157. excl. nom.
- Heliconia bihai. Lin. f. suppl, 157. excl. nom. et diagn.
十二观
- 实测花色 黄绿、橙黄
- 纵幅 1.55∶1
- 1804 年刊
- 图版 77
这不是词条,是一条看画的次序:先站定看整体,再看名字与形色、构图与刀工,然后问它几时开、从哪里来、经了谁的手;最后是中国诗文——同一朵花,中国古人是怎么看的。十二观读完,这幅图就打开了。
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第一眼
江馆清秋,晨起看竹,烟光日影露气,皆浮动于疏枝密叶之间。
—— 清·郑板桥《题画竹》
郑板桥说他画竹,是先看见“烟光日影露气”在枝叶间浮动,才动手。看画时找这一层空气,比记住花的名字更要紧。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
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名与实
没有学名可依,就看题名:题名里往往藏着产地、赠者或一句形容。旧分类按整体亲缘,把它归入 Musaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Pentandria。先记这一层:今天叫“科”的,多半来自前一种;今天中学生还在背的“几雄蕊”,就是后一种的遗痕。中文名“山鹤望兰”是后人据学名回译的通行叫法,与古书里的旧名未必对得上——名与物之间,总隔着一层翻译。
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形与色
就这一幅实测:花色占画面的 2.0%,叶色 17.4%,主相是黄绿、辅以橙黄。这个比例与色相,是这一幅独有的。热带花木的形制多不合温带人的经验:花大而厚、色烈、气味重,叶常革质或分裂,茎或为藤、或为肉质,甚至退化成刺。此幅以绿为主,绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。这一路颜色多来自叶、萼与枝,花只占很小一块——图谱的次序向来如此:先立植株,再点花色。看形制不必求全:记住叶序、花被数与着生方式,这一类的骨架就立住了。
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构图与呼吸
画幅高而窄,主株一路向上,上下留白多,是图谱中最常见的立轴式构图。(高宽比约 1.55∶1)全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。枝叶占画面约 38%,重心略偏右——不挤不空,是这类图谱最从容的排法。试着用拇指遮住空白处——画面立刻变闷;放开,它才重新“喘上气”。留白,是给主体让出的气口。
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一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。拿放大镜(或手机微距)看三处:花瓣边缘、叶脉、题名。线若连续不断,是刻的;色若越过轮廓半毫米,是手涂的。
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时序
热带无四季,只有旱雨。花期多系于雨季之初,一场雨后齐发;故图版所记的月份,在当地往往是“雨后”。图上所记的 1804 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。看这一类图最好的时候,是它的花期:文字说不清的“开得正盛”,在树下站三分钟就懂了。
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故土
中南美洲、东南亚、印度与锡兰。十八九世纪的欧洲画师多为随船远行,或据活体标本在温室中写生。产地写在图上的,往往是“据说来自”;真正的野外记录,要等采集人回来才敢落笔。
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书与人
《百合科植物图谱》(The Liliaceae)由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘,成于1802-1816。此幅为其中图版 77,见原书第 77 页。图谱是集体工程:绘图、刻版、上色、编纂各有其人,署名的往往只有第一个。
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诗境
山城过雨百花尽,榕叶满庭莺乱啼。
—— 唐·柳宗元《柳州二月榕葉落盡偶題》
“山城过雨百花尽”——把这一句放回画面:绿色的花冠就是诗句的落点——诗先写气,画后写形,两者在此处接上了。
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文心
气之动物,物之感人,故摇荡性情,形诸舞咏。
—— 南朝梁·钟嵘《诗品序》
气推动万物,万物感动人,情绪被摇动,才有歌舞与诗。艺术发生的次序,就是这样。晋·嵇含《南方草木状》是中国最早的区域植物志,记岭南及交趾草木八十余种;欧洲的对应物,是随远航带回的“异域植物志”,两者都是帝国与贸易的副产物。记住这一句,下次在别处见到同类,它会自己浮上来——鉴赏力就是这样一句一句攒出来的。
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花语
在中国,这类花木多无古典象征,它们的意义是“新”:新大陆、新物种、新的贸易路线。看它们,看的是博物学扩张的那一面。象征会随世道改口:同一株植物,在一个世纪里可以说完全相反的话。
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带走一双眼睛
下次去公园,找一株开着的花站三分钟:看叶怎么排、花朝哪个方向开、最深的一块色在哪。三分钟之后,你已经会看这一类的图了。二百年后,这株植物的后代或许仍在某处活着;而纸上这一株,永远停在 1804 年的那个季节。