Lilium Bulbiferum
Lis Bulbifère
Lis Bulbifère
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1807
- 图版号
- Plate 210
- 原书页码
- p.210
- 主色
- 黄
- 授权
- Public domain
关于本图版
此图原刊于《百合科植物图谱》(The Liliaceae),绘者为皮埃尔-约瑟夫·雷杜德,成书于 1802—1816 年间。原书题作“Lilium Bulbiferum”,归入百合科(Liliaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 210,见第 210 页,版式为纵幅,设色以橙为基调。扫描件取自公有领域原件,经高分辨率修复与色彩校正,可按原大放大查看线条与设色。
原书文字(英文 / 法文)
Observations
Le Lis bulbifère est si répandu et si bien connu, que nous croyons inutile d’en donner ici une description; mais nous appellerons plutôt l’attention des botanistes sur les variétés de cette plante, que nous classons principalement d’après l’excellent article inséré à ce sujet par M. Lamarck dans le Dictionnaire encyclopédique.
La variété A, qui est peut-être la souche originale d’une espèce distincte, se trouve sauvage dans différentes parties de l’Europe, en Suisse, en Dau-phiné, en Provence, etc. Elle ne porte pas de bulbes sur sa tige; ses feuilles sont souvent à cinq nervures plus prononcées que les autres; sa fleur est tachetée de points noirs à l’intérieur.
La variété B se trouve cultivée dans presque tous les jardins, à cause de la beauté de ses fleurs et de la facilité que la présence des bulbes donne pour sa multiplication. Elle a été trouvée sauvage en Autriche et en Styrie, d’après le témoignage de l’Ecluse. Elle porte des bulbes sessiles à l’aisselle des feuilles et à l’origine des pédoncules; ses feuilles sont un peu plus étroites et à trois nervures saillantes.
La variété C est conservée dans les jardins sous les noms de Lis-orange-nain ou de Lis de feu. Elle n’a pas encore été trouvée sauvage, et diffère fort peu de la précédente: sa tige est de moitié plus basse, garnie de bulbes axillaires, et ne porte qu’une ou deux fleurs.
Ces trois races différentes offrent encore quelques variétés connues des jar-diniers, notamment celles à fleurs doubles, celles à feuilles panachées, etc.
La variété D, qui n’est connue que par la description que Thunberg en a donnée dans les Transactions Linnéennes, est originaire du Japon, et parait différer beaucoup des races ci-dessus désignées. Elle a les feuilles supérieures verticillées trois ou quatre ensemble, élargies à leur base, presque embriquées les unes sur les autres; elle ne parait pas porter de bulbes: au reste, la description est trop incorrecte pour qu’on puisse avoir aucune opinion fixe à l’égard de cette plante. La phrase spécifique dit que la tige est velue, et la description qu’elle est glabre. La première parle des fleurs comme si elles étaient nom-breuses; la seconde comme si elles étaient solitaires.
Fam. des Lis. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Lilium bulbiferum. L. foliis sparsis, floribus campanulatis erectis intùs scabris. Lin. Spec. 433. hort. Cliff. 120. hort. Ups. 80. Rey. Lugd-b. 31. Gmel. Sib. 1. p. 41. Gron. orient. 104. Jacq. Austr. t. 226. Scop. carn. n. 404. Knorr. del. 1. t. 1. 4. Hoffm. Germ. 118. Roth. Germ. I. 152. II. 396. Willd. Spec. 2. p. 85. Lam. Dict. 3. p. 535. Flor. fr. 3. p. 202. n. 1911.
- A. Caule non bulbifero.
- Lilium croceum Chaix. in Vill. Dauph. 1. p. 322. Pers. ench. 1. p. 358.
- Lilium bulbiferum. Vill. Dauph. 2. p. 275. Jacq. Austr. t. 226. Scop. carn. № 404.
- Lilium caule folioso, foliis sulcatis, floribus campanulatis, intùs floccosis. Hall. Helv. n. 1232.
- Lilium purpureo croceum majus. C. Bauh. pin. 76. Tourn. inst. 369. Moris. hist. 2. p. 411. s. 4. t. 21. f. 17.
- Lilium rubens seu croceum majus. J. Bauh. 2. p. 688. Ray. hist. 1110. № 3.
- Lilium purpureum majus. Dod. pempt. 198.
- Martagon chymistarum. Lob. icon. t. 164. f. 1. 2.
- B. Caule bulbifero multifloro elato.
- Lilium bulbiferum. Mill. Dict. № 3. Pers. ench. 1. p. 358.
- Lilium bulbiferum latifolium majus. C. Bauh. pin. 77. Tourn. inst. 370. Moris. hist. 3. p. 411. s. 4. t. 21. f. 19.
- Lilium bulbiferum majus. J. Bauh. 2. p. 690.
- Lilium cruentum bulbos majusculos squamatim compactos gerens. Lob. icon. 1. 165. f. 1. 2.
- Martagon bulbiferum. Clus. hist. 1. p. 136. 137. f. 1. 2. 3.
- C. Caule bulbifero paucilloro humili.
- Lilium humile. Mill. Dict. № 4.
- Lilium bulbiferum minus. C. Bauh. pin. 77.
- Lilium purpureo-croceum minus. C. Bauh. pin. 77. Tourn. 370.
- Lilium purpureum minus. Dod. pempt. 198.
- Lilium croceum. Fuchs. hist. 365. ic.
- D. Caule non bulbifero (?), foliis basi latioribus superioribus verticillatis inferioribus sparsis.
- Lilium philadelphicum Thunb. Jap. 135.
- Lilium bulbiferum. Thunb. act. soc. Lin. 2. p. 333.
十二观
- 实测花色 黄绿、橙黄
- 纵幅 1.41∶1
- 1807 年刊
- 图版 210
这不是词条,是一条看画的次序:先站定看整体,再看名字与形色、构图与刀工,然后问它几时开、从哪里来、经了谁的手;最后是中国诗文——同一朵花,中国古人是怎么看的。十二观读完,这幅图就打开了。
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第一眼
六法者何?一、气韵生动是也;二、骨法用笔是也;三、应物象形是也;四、随类赋彩是也;五、经营位置是也;六、传移模写是也。
—— 南齐·谢赫《古画品录》
一千五百年前的六条标准:气韵、用笔、形似、设色、构图、临摹。你在这幅图上一样样对过去,就是一次完整的读画。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找黄色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
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名与实
学名 Lilium bulbiferum:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。属名 Lilium 的来由是:属名 Lilium 出自希腊语 leirion,古典作家已用它称呼白百合。旧分类按整体亲缘,把它归入 Liliaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。两种分类是两种世界观:一个问“它和谁像”,一个问“它有几根雄蕊”。名字背后,是看世界的方法。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
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形与色
就这一幅实测:花色占画面的 10.3%,叶色 7.4%,主相是黄绿、辅以橙黄。这个比例与色相,是这一幅独有的。鳞茎由多数肉质鳞片抱合而成,故名“百合”;茎直立,叶披针或轮生,花被六片,盛开时向外反卷,雄蕊六枚,花药长大如丁字。此幅属黄一路,黄如蜜蜡,浅处几乎透光。上色时先铺一层淡底,再在瓣基与背光处加深——层次是这样一层层叠出来的。此幅只画一个种,形制的每一处都摊在纸面上,没有遮掩。
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构图与呼吸
画幅高而窄,主株一路向上,上下留白多,是图谱中最常见的立轴式构图。(高宽比约 1.41∶1)全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 23%,重心近于正中——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。试着用拇指遮住空白处——画面立刻变闷;放开,它才重新“喘上气”。留白,是给主体让出的气口。
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一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。还有一种证据在纸背:铜版压进纸里的那道痕、上色处微微凸起的颜料、再版时磨浅的线。扫描件里也能看出七分。
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时序
初夏至盛夏,六七月间开。百合花期短,三五日即谢,故画者多取初开之态。图上所记的 1807 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。花期短,画期长:一幅这样的图,往往要等一整个春天;画上那朵,是等来的,不是想来的。
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故土
北半球温带,中国、日本与欧洲山地皆有。中国百合入药已久,十九世纪欧洲又从东亚引去数十种,一时百合育种大盛。《百合科植物图谱》成于1802-1816,那一代人对这类植物的知识,多半来自温室里的活体,而不是山野。
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书与人
《百合科植物图谱》(The Liliaceae)由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘,成于1802-1816。此幅为其中图版 210,见原书第 210 页。一本书的“作者”常常是主编;真正决定这幅图好不好看的,是没留下名字的刻工与上色人。
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诗境
故乡寒食荼醾发,百合香浓邸舍深。
—— 宋·宋祁《山橙花》
“故乡寒食荼醾发”——古人写到这一层,已不只是赏花,是借花说人;画面则只负责把那朵花留住。
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文心
生川谷。《吴普》曰:百合一名重迈,一名中庭,生冠朐及荆山。(艺文类聚引云:一名重匡)《名医》曰:一名重箱,一名摩罗,一名中逢花,一名强瞿,生荆州,二月八月,采根,暴干。
—— 神农本草经·百合第一百七十
本草一脉是中国人认识草木的底本:先记形,再记性,最后记用处——认识一株植物,先把它拆开。《本草纲目》记百合“根如大蒜,味如山蓣”,可食可药;宋人已咏其“接叶有多种,开花无异色”,说明当时已知品种之别。读古文不必求全解,先认下这一句:它把“看花”换成了“看人”,你再看这幅图,眼里就多了一层。
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花语
西方以白百合为圣母之洁,天使报喜时手持者即是;中国取其“百年好合”之谐音,婚仪用之,是世俗的祝福而非宗教的纯洁。此幅偏黄,在花语里总要再加重一分情绪。象征多半来自形状与气味:像杯的、像泪的、香的、臭的——先有形状,后有意义。
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带走一双眼睛
如果只能记一句,就记郭熙那八个字:远望取其势,近看取其质。看图、看花、看人,都一样。二百年后,这株植物的后代或许仍在某处活着;而纸上这一株,永远停在 1807 年的那个季节。