Maranta Arundinacea
Maranta Arundinacea
Maranta Roseau
- 学名
- Maranta Roseau
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1802
- 图版号
- Plate 57
- 原书页码
- p.57
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 红、黄绿
- 纵幅 1.33∶1
- 1802 年刊
- 图版 57
第一眼
搜尽奇峰打草稿。
—— 清·石涛《苦瓜和尚画语录》
走遍山川,才有资格落笔。博物画的画家也一样:先在温室与山野里看够了活的花,纸上那一朵才不虚。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Maranta roseau:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。一百多年前的命名者,把一种植物的来历压进了两个词。旧分类按整体亲缘,把它归入 Cannaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Monandria。两种分类是两种世界观:一个问“它和谁像”,一个问“它有几根雄蕊”。名字背后,是看世界的方法。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色收得极俭,只占画面的 0.1%,叶色 14.2%,主相是红——素花与白花多半如此,全靠轮廓与深浅说话。蔷薇属多为灌木或蔓生藤本,羽状复叶,小叶三至七枚,边缘有细锯齿;花单生或簇生,重瓣者瓣缘起伏如绉纱,开时层层向内收束,露出中心一点黄蕊。此幅以绿为主,绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。这一路颜色多来自叶、萼与枝,花只占很小一块——图谱的次序向来如此:先立植株,再点花色。没有解剖图,就靠主株一处一处看过去:叶怎么排,花怎么着生,果在哪里。
构图与呼吸
画幅高而窄,主株一路向上,上下留白多,是图谱中最常见的立轴式构图。(高宽比约 1.33∶1)全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 19%,重心偏上——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。空白不是没画完,是给眼睛留的落脚处:一张图若四边都塞满,花反而会闷。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。还有一种证据在纸背:铜版压进纸里的那道痕、上色处微微凸起的颜料、再版时磨浅的线。扫描件里也能看出七分。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
有情芍药含春泪,无力蔷薇卧晓枝。
—— 宋·秦观《春日》
“无力”二字,是花枝太重、春气太软;一个“卧”字,把花的重量写成了人的倦意。古人写到这一层,已不只是赏花,是借花说人;画面则只负责把那朵花留住。
花语
西方以玫瑰为爱与缄默之征——“sub rosa”即“在玫瑰之下”,意为守口如瓶;中国诗文里的蔷薇却多与“柔蔓依人”相连,是缠绵,不是热烈。花语是后人添上去的,花本身并不知道;但这层“不知道”,正是它最动人的地方。
时与地
春末夏初,五月最盛。图版多题“开花时”,正是园中第一茬花。北半球温带广布。中国自汉代已有蔷薇、月季之记载,十九世纪欧洲蔷薇与中国月季杂交,才有了今日花店里那些四季不断的品种。图上所记的 1802 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。看叶的老嫩、花与果是否同在枝上,季节便八九不离十;看题名里藏着的地名,来路也猜得出七分。
书与人
《百合科植物图谱》(The Liliaceae)由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘,成于1802-1816。此幅为其中图版 57,见原书第 57 页。一本书的“作者”常常是主编;真正决定这幅图好不好看的,是没留下名字的刻工与上色人。
带走一双眼睛
把这三件事带走:先整体后细节;先线后色;先看画再翻书。任何一张老图版,都可以用这三条读。图谱的用意是“以备查考”,看久了却会忘记查考:1802 年的一个人,为一朵花花了整整一天。
关于本图版
此图原刊于《百合科植物图谱》(The Liliaceae),绘者为皮埃尔-约瑟夫·雷杜德,成书于 1802—1816 年间。图中描绘的是 Maranta Roseau,归入美人蕉科(Cannaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 57,见第 57 页,版式为纵幅,整幅以绿为主调。扫描件取自公有领域原件,经高分辨率修复与色彩校正,可按原大放大查看线条与设色。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Cette plante a une racine noueuse, garnie de fibres longues, blanches, tendres et rampantes; de cette racine sortent plusieurs tiges herbacées, droites, hautes d’un mètre an plus, cylindriques, noueuses d’espace en espace, assez semblables à celles des roseaux, et qui émettent çà et la quelques rameaux simples et divergents: de chaque noud part une feuille dont le pétiole fo-lacé enveloppe la tige comme la gaine des graminées, mais se resserre au sommet en un corps calleus, cylindrique, qui soutient le limbe de la feuille; ce limbe est ovale-lancéole, pointa, entier, étalé, marqué de nervures ana-logues, pour la disposition, à celles des Balisiers; ces feuilles sont pubescentes, soit sur leur limbe, soit sur la partie engainante de leur pétiole; la tige elle-même est pubescente dans les parties qui sont à découvert, et glabre dans celles qui sont cachées sous les gaines.
L’estrémité de la tige et des rameaux se bifurque une ou plasieurs fois; d’où résultent des pédicelles cylindriques, courts, glabres, entoures d’une gaine foliacée; chaque pédicelle porte une seule fleur blanche.
Cette fleur semble présenter deus téguments; l’un extérieur, analogue à un vrai calice, est divisé, jusque pres de la base, en trois lanières oblongues aigues, entières, striées, demi-transparentes, et un peu fermes; l’autre intérieur, analogue à une corolle, est tendre, opaque, d’un blane de lait, composé d’un tube grele, cylindrique an sommet, comprimé à la base, arqué et tordu dans le milieu, et d’un limbe irrégulier à six divisions profondes; les deux divisions inférieures sont grandes, étalées, arrondies; les quatre autres sont petites, oblongues, redressées.
Le filament de l’étamine est soudé avec une des plus grandes divisions du tégument interne de la fleur; il porte une anthère placée à l’entrée du tube, droite, jaune, oblongue, à deux loges.
Lovaire est placé sous la fleur; il donne naissance à un style blane, soudé avec le tégument interne, libre et arqué à son extrémité; le stigmate est vis queux, perforé, obtus et comme divisé en deux lèvres.
Après la floraison, le pédicelle se renfle au sommet, de manière à prendre la forme d’une toupie, et soutient une capsule lisse, ovoïde, à peu près triangulaire: cette capsule, qui mériterait presque le nom de drape, renferme un noyau simple, blane, que quelques auteurs ont pris pour une graine; si on le coupe en travers, on y distingue trois loges, qui renferment chacune une graine: deux de ces graines avortent le plus souvent.
Histoire
Le Maranta roseau est originaice de la Jamaïque, de Saint-Domingue, de Cayenne, et en général, des iles et du continent de l’Amérique méridionale. Le Maranta-Tonchat, avec lequel il me semble qu’Aublet l’a confonda, est originaire des Moluques et de la Cochinchine. Ces deux espèces, infiniment voisines, diffèrent entre elles, 1.° par la tige, qui est herbacée dans le Maranta roseau, ligneuse et deux fois plas haute dans le Maranta-Tonchat; 2.° par les feuilles pubescentes et ovales-lanecolées dans le premier, glabres et ovoides dans le second; 3.° parce que le tégument interne de la fleur ou la corolle a ses divisions tres-inégales dans le Maranta roseau, et presque égales dans le Tonchat: mais l’une et l’autre ont la racine noueuse: aussi la plante de Cayenne, décrite par Aublet, me parait devoir être rapportée à notre espèce.
Le Maranta roseau est conm à la Guyane sous les noms d’Herbe aux flèches, on d’Herbe à la fléche; à Surinam, sous celui de Pacimira; il semble être aussi l’Agutiguepo-obi des Brésiliens, et le Tarpora des habitants de la Guyanne.
Sa racine est fort estimée des Américains, soit parce que, enite sous la cendre, elle est, dit-on, salutaire contre les fièvres intermittentes; soit parce que son suc est employé pour guérir les plaies faites par des flèches empoi-sonnées; aussi cette plante est-elle souvent coltivée autour des habitations des Caraïbes: ses feuilles et ses tiges servent à faire des corbeilles et des pagaras, espèces de paniers dans lesquels les Caraïbes renferment leurs bijoux.
Elle se plait dans les lieux humides et voisins des ruisseaux. On voit rarement cette plante dans les jardios de botanique, et c’est dans celui de madame Bonaparte que nous avons eu occasion de l’observer.
Explication de la planche
- Les trois segments externes de la fleur.
- Les segments internes.
Fam. des Balisiers. Juss.—Monandrie monogynie. Lin.
- Maranta arundinacea. M. culmo ramoso, herbaceo; foliis ovato-lanceolatis, subtus pilosiuscalis. Wild. Spec. 1. p. 13.
- Maranta arundinacea. M. colmo ramoso. Lin. Spec. 2. Hort. Cliff. 2.* Mill. Dict. n. 1. Gisek. ord. nat. 246.
- Maranta arundinacea. M. culmo ramoso, corollis sexpartitis, pericarpiis monospermis. Lam. Dict. a. p. 538.* Ill. n. 19. t. 1. f. 1. excl. syn. Rumph.
- Maranta arundinacea, cannacori folio. Plum. gen. 16. Mart. cent. 39. t. 39.
- Canna indica, radice albâ, alexipharmaca. Sloan. Jam. 1. p. 253. t. 149. f. 2.
- Radix contra venenatas sagittas. C. Bauh. Pin. 14.
- β. Maranta tonkat. Aubl. Guyan. p. 3. non. Wild.