Kœmpferia Galanga
Kempférie Galanga
Kempférie Galanga
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1805
- 图版号
- Plate 144
- 原书页码
- p.144
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿、橙黄
- 略纵 1.24∶1
第一眼
凡画山水,意在笔先。
—— 唐·王维《山水论》
下笔之前,心里已经有了整幅画。看画时可以反过来推:画家先定了什么,后添了什么。这一幅略高于宽,落点在中央偏上。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
此幅未见可靠的学名,只能以原书题名相称——早期图谱里这种情形并不少见。旧分类按整体亲缘,把它归入 Cannaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Monandria。同一种植物,在两本书里挂在两个门下——分类不是自然的秩序,是人替自然排的队。此幅既无通行中文名,学名也不可靠,只能以原书题名相称——图谱里总有几幅这样的图,只能靠画面本身说话。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 5.7%,叶色 10.3%,主相是黄绿、辅以橙黄。这个比例与色相,是这一幅独有的。鳞茎由多数肉质鳞片抱合而成,故名“百合”;茎直立,叶披针或轮生,花被六片,盛开时向外反卷,雄蕊六枚,花药长大如丁字。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。画幅略高,形与色的关系因此看得格外清楚:先读轮廓,再读色层,最后才看笔触。
构图与呼吸
画幅略高。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。枝叶占画面约 32%,重心偏上——不挤不空,是这类图谱最从容的排法。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。先判断它是“印”的还是“画”的,再谈好不好看——这是看老版画最实用的一条规矩。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
梨花淡白柳深青,柳絮飞时花满城。
—— 宋·苏轼《东栏梨花》
百合无专咏之名篇,姑借梨花之境:同是素白,一在春寒,一在夏暑;白得清冷,是这一路花的共同语气。诗以气行,画以形立;两种“看”叠在一起,才是看画的意思。
花语
西方以白百合为圣母之洁,天使报喜时手持者即是;中国取其“百年好合”之谐音,婚仪用之,是世俗的祝福而非宗教的纯洁。花语是后人添上去的,花本身并不知道;但这层“不知道”,正是它最动人的地方。
时与地
初夏至盛夏,六七月间开。百合花期短,三五日即谢,故画者多取初开之态。北半球温带,中国、日本与欧洲山地皆有。中国百合入药已久,十九世纪欧洲又从东亚引去数十种,一时百合育种大盛。图上所记的 1805 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。同一株植物,春秋两季像两种东西;同一座山,一百年前与今天叫两个名字。图把这两样都冻结在了纸上。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。从画稿到成图要过好几双手:转刻的人求准,上色的人求快——快与准之间,就是各幅之间深浅不一的来历。
带走一双眼睛
下次去公园,找一株开着的花站三分钟:看叶怎么排、花朝哪个方向开、最深的一块色在哪。三分钟之后,你已经会看这一类的图了。图谱的用意是“以备查考”,看久了却会忘记查考:1805 年的一个人,为一朵花花了整整一天。
关于本图版
此图原刊于《百合科植物图谱》(The Liliaceae),绘者为皮埃尔-约瑟夫·雷杜德,成书于 1802—1816 年间。图中描绘的是 Kœmpferia Galanga,归入美人蕉科(Cannaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 144,见第 144 页,版式为纵幅,整幅以深绿为主调。图像由公有领域原件扫描修复而来,细节在放大视图中仍清晰可辨。
原书文字(英文 / 法文)
Description
La racine de cette plante est un peu odorante, comme celle de toutes les espèces de la famille des Balisiers; elle est composée d’une touffe de fibres blanches, eylindriques, renilées çà et là en tubercules ovoides ou oblongs, à peine fibreuses & l’extrémité, épaisses au collet; celles du bord de la toufle sont presque horizontales et un peu rampantes.
De cette racine sortent 2–3 feuilles rétrécies en un pétiole engainant, caché sous terre, blanchätre, long de 3–5 centimètres; leur limbe est étalé, ovale, ondulé sur les bords, entier, pointu au sommet, glabre et d’un vert-foncé en dessus, pale et couvert en dessous d’un léger duvet; le pétiole se prolonge à son sommet en une membrane semblable à celle qu’on observe à la base du limbe des feuilles de graminées.
Les fleurs naissent, au nombre de 3 ou 4, sessiles au collet de la racine, à Faisselle des feuilles; elles sont cachées sous terre dans leur jeunesse; se développent les unes après les autres, et sont entourées de plusieurs bractées blan-ches, membraneuses, oblongues, courbées en canal, pointues au sommet.
La corolle est monopétale, droite, fugace, adhérente par sa base avec l’ovaire; son tube est droit, blanc, cylindrique; son limbe est partagé en six lanières: trois extérieures, blanches, peu étalées, linéaires, pointues, légèrement concaves: trois intérieures, plus grandes et inégales entre elles; deux de ces dernières sont entièrement blanches, ovales, un peu ondulées sur les bords, échanerées au sommet, et un peu plus courtes que les lanières externes; la troisième est plus large, profondément divisée en deux lobes obtus, et même un peu échancrés, marquée à sa base d’une ligne jaunâtre, entourée d’une tache d’un violet purpurin.
Cette fleur ne renferme qu’une seule étamine adhérente au tube de la corolle; le filament est blane, de nature pétaloïde, prolongé au dessus de l’anthère en deux cornes droites et obtuses; les deux loges de l’anthère sont séparées l’une de l’autre, placées sur les deux bords du filament, blanches, droites, et s’ouvrent par une fente longitudinale.
L’ovaire est blane, ovoïde, adhérent avec la base de la corolle, divisé intérieurement en trois loges, surmonté d’un style droit, filiforme, blanc; le stigmate est presque en forme de coupe concave, orbiculaire, imbibé de suc en dessus, bordé de cils blancs.
De la sommité de l’ovaire nait un nectaire calleux, linéaire, placé devant le style dans le fond du tube de la corolle.
Je n’ai pas vu le fruit.
Histoire
Cette singulière plante croit dans les forêts obscures de l’Inde, et se cultive généralement dans les jardins de Java et des Moluques. ♃.
On la nomme, dans la langue Malaise: Consjor, Tsjoncor; à Java Kuntsu; à Ternate, Socco, Pattadar; en Chine, Samey, etc.
Les feuilles de la Kempférie sont employées comme aliment par les habitans de Java et de Baleya; sa racine est chaude, aromatique, et employée comme celle des autres seytaminées.
Fam. des Balisiers. Juss.—Monandrie monogynie. Lin.
- Kœmpferia galanga. K. foliis ovatis sessilibus. Lin. fl. Zeyl. 8. Spec. 3. Mill. Dict. n. 1. Willd. Spec. 1. p. 15. Pers. Ench. 1. p. 4. Gis. ord. nat. 238.
- Kœmpferia galanga. K. foliis subrotundo-ovalibus mucronatis subsessilibus. Lam. illustr. n. 14. t. 1. f. 1.
- Kœmpferia sessilis. Kœnig. in Retz. obs. 3. p. 62.
- Kompferia. Lin. Hort. Cliff. 2. t. 3. Roy, Lugd.-b. 12.
- Soncorus. Rumph. amb. 5. p. 173. 1. 69. f. 2.
- Wanhom. Kœmpf. Aman. 901 et 902. ic.
- Kastjula Kelengu. Rheed. Mal. 11. p. 81. t. 41.
- Calceolus philippensis. Petiv. gaz. t. 19. f. 7.