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Canna Flaccida (Balisier Flasque) - The Liliaceae
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Canna Flaccida

Canna Flaccida

Balisier Flasque

Plate 107 · p.107 · 1804 · The Liliaceae · · 1802-1816 · 绿

学名
Balisier Flasque
合集
百合科植物图谱
绘者
Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
年代
1804
图版号
Plate 107
原书页码
p.107
主色
绿
授权
Public domain

关于本图版

此图原刊于《百合科植物图谱》(The Liliaceae),绘者为皮埃尔-约瑟夫·雷杜德,成书于 1802—1816 年间。图中描绘的是 Canna Flaccida,归入美人蕉科(Cannaceæ)。

全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 107,见第 107 页,版式为纵幅,设色以绿为基调。图像由公有领域原件扫描修复而来,细节在放大视图中仍清晰可辨。

原书文字(英文 / 法文)

Description

Le port de cette plante est si parfaitement semblable à celui du Balisier glauque, quil est presque impossible de la distinguer lorsqu’elle n’est pas encore en fleurs; mais, à l’époque de la fleuraison, le Balisier Basque se distingue à ses fleurs deux fois plus grandes, et dont le nombre est d’un à trois seulement; i ses corolles, dont le tube est presque deux fois pins long que le calice, et dont le limbe est plus grand, pile, et d’une consistance faible et délicate; enfin, à la forme et à l’inégalité de deux bractées qui entourent chaque fleur.

Sa racine est composée de plusieurs fibres tubéreuses, vivaces, horizontales; sa tige est droite, simple, herbacée, haute d’un mètre, glabre, pale, eylin-drique, un peu anguleuse vers le sommet, presque entièrement cachée par les gaines des feuilles: celles-ci sont trisglabres, d’un vert pile et glauque, rétrécies à leur base en une longue gaine, lancéolées, pointues, traversées par une épaisse nervure, d’où partent de côté et d’autre des veines disposées paral lèlement entr’elles; la base de chaque feuille s’écarte un peu de la tige, et forme une espèce d’oreillette réfléchie ou étalée.

Les fleurs sont en tres-petit nombre (1 à 3), droites, grandes, sessiles, d’un jaune pale, et disposées en épi court; chacune delles est munie à sa base de deux bractées; l’une inférieure, large, ovale, obtuse, longue d un centimètre; l’autre latérale, concave, étroite, étalée, et dont la longueur atteint 3 centim.

Le calice est adhérent avec l’ovaire; son tube est ovoide, presque trian-gulaire, hérissé de petits tubercules; son limbe est persistant, à trois lanières appliquées sur le tabe de la corolle, oblongues, concaves, un peu pointues. d’un vert pale, membraneuses vers le sommet, et longues de 3 centimètres.

La corolle sort d’entre les lanières du calice, et est placée sur l’ovaire; son tube est cylindrique, épais, fragile, d’un jaune tirant un peu sur le roux, presque deux fois plus long que les lanières du calice; son limbe est double; lestérieur est formé de trois lanières étalées, oblongues, pointues, concaves, entières, longues de 4 à 5 centimètres, réfléchies surtout à la fin de la fleu-raison; l’intérieur est à trois parties très-minces, ovales, obtuses, étalées, rétrécies a leur base en onglet: entre ces parties de la corolle se trouve une quatrième lanière pétaloïde qu’on peut regarder, soit comme un nectaire, soit comme une étamine avortée; elle est très-grande, très-mince, rétrécie en on-glet, évasée en un limbe étalé, échancré ou fendu au sommet.

Cette fleur ne renferme qu’une seule étamine; son filament est adhérent avec le tube, situé visi-vis le nectaire, semblable à un pétale par sa grandeur et sa consistance délicate; l’anthère est adhérente, dans la plus grande partie de sa longueur, au bord de ce filament pétaloide; elle est longue, incaire, libre à son sommet, pleine d’un pollen blanchâtre.

L’ovaire est ovoide, presque triangulaire, caché dans le calice; le style est droit, soudé par sa base avec le tabe de la corolle, libre au sommet, où il s’évase en un stigmate comprimé, a peu près en spatale alongée: avant la fécondation, le stigmate et l’anthère sont appliqués l’un sur l’autre; on les voit s’écarter ensuite.

Le fruit est une capsule ovale-triangulaire, un peu amincie à la base et au sommet, hérissée de papilles nombreuses, roides, alongées, et semblables à des épines molles, surmontée par les lanières du calice et les débris de la corolle, à trois loges, à trois valves; les graines sont nombreuses, sphériques, lisses, noires, de la grosseur d’un pois, attachées à l’angle interne des loges; leur périsperme est blanc, dur, cartilagineaux; l’embryon est oblong, presque cylindrique, obtus, logé dans une cavité au centre du périsperme.

Histoire

Cette belle plante a été, d’après M. Salisbury, découverte dans la Caroline méridionale par M. Bartram; elle a été d’abord introduite en Angleterre, d’ou on la apportée en France; l’individu qui a servi à cette description, appartient i la riche collection de la Malmaison; on cultive aussi ce Balisier au Jardin des Plantes; mais il n’y a pas encore donné de fleurs.

Il Beurit à la fin du printemps. ♃.

On le cultive pendant l’hiver dans la serre chaude; et on doit observer que le Balisier Ilasque et le Balisier glauque sont plas délicats, et craignent plas le froid que les autres plantes de la Caroline; ajoutons que Fraser et Michaus, qui ont parcouru ce pays, ne font mention d’aucun Bali sier indigène; peutr-être ces deux plantes proviennent-elles originairement de quelque partie de l’Amérique plus chaude que la Caroline.

Observations

L’ouvrage de M. Salisbury, dans lequel notre plante est figurte, ne se trouve dans aucune des bibliothèques que jai été a même de consulter; cependant je me suis déterminé à décrire notre plante sous le nom de Canna flaccida, soit parce qu’elle a eté reçue d’Angleterre sous ce nom, soit parce que la description du Canna flaccida que donne M. Martyn, dans son édition du Die-tionnaire des Jardiniers de Miller, convient, mot pour mot, à notre plante.

J’ai employé, dans cette description, les termes qui se ardentent naturellement à lesprit, lorsqu’on peut-être doit-on regarder ce que j’ai nommé calice comme les lanières externes de la corolle; co que jai nommé limbe interne, comme trois étamines estérieures avortées et changées en pétales; enfin, ce que par sommé nectaire i deux lobes, comme deux étamines intérieures avortées, sou-dies et changées en un pétale, qui, réuni avec le filment apposd, formerait un rang de trois étamines intérieures. Cette opinion, qui m’est suggérée par les observations de M. Correa sur cette famille, semble plas conforme à la théorie générale de la structure des Monocotyledones.

Explication de la planche

La sommité de la Plante de grandeur naturelle.

  1. La corolle coupée en long, pour montrer:
    1. le tube;
    2. une des lanières da limbe externe;
    3. deux des lanières du limbe interne;
    4. l’étamine;
    5. le pistil.
  2. Lovaire couronné par les trois lanières du calice, et muni de deux bractées à sa base.
  3. La capsule couronnée par le calice.
  4. La même coupée en travers, pour montrer les loges et les graines.

Fam. des Balisiers. Juss.—Monadrie monogynie. Lin.

  • Canna flaccida. C. folioram laminis angusto-lanceolatis utrinque brevibus, corolla limbo interiore quinquefido, laciniis flaccidis interioribus majoribus. Salisb. icon. p. 3. t. 2. ex Mart. Dict. Mill. n. 4.
  • Canna glauca β. Wild. Spec. 1. p. 4.

十二观

这不是词条,是一条看画的次序:先站定看整体,再看名字与形色、构图与刀工,然后问它几时开、从哪里来、经了谁的手;最后是中国诗文——同一朵花,中国古人是怎么看的。十二观读完,这幅图就打开了。

  1. 第一眼

    竖划三寸,当千仞之高;横墨数尺,体百里之迥。

    —— 南朝宋·宗炳《画山水序》

    三寸的竖线可当千仞高山,几尺横墨能容百里之远。尺幅从来不是障碍,取舍才是本事。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。

  2. 名与实

    学名 Balisier flasque:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。名字是通行证,也是懒办法——记住两个词,就抓住了一整个物种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Cannaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Monandria。两种分类是两种世界观:一个问“它和谁像”,一个问“它有几根雄蕊”。名字背后,是看世界的方法。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。

  3. 形与色

    就这一幅实测:花色占画面的 5.2%,叶色 14.9%,主相是黄绿。这个比例与色相,是这一幅独有的。鳞茎由多数肉质鳞片抱合而成,故名“百合”;茎直立,叶披针或轮生,花被六片,盛开时向外反卷,雄蕊六枚,花药长大如丁字。此幅以绿为主,绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。这一路颜色多来自叶、萼与枝,花只占很小一块——图谱的次序向来如此:先立植株,再点花色。看叶:叶柄长短、叶尖形状、叶缘有没有锯齿,这三样比花色更能认出它是什么。

  4. 构图与呼吸

    画幅高而窄,主株一路向上,上下留白多,是图谱中最常见的立轴式构图。(高宽比约 1.41∶1)全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 24%,重心近于正中——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。老图谱爱把主株摆在偏中线的位置,左右留得不一样多:这一点偏心,正是画面活起来的原因。

  5. 一刀一色

    十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。工艺留下的破绽比题跋更诚实:刻工不会撒谎,上色的人赶时间的时候会。

  6. 时序

    初夏至盛夏,六七月间开。百合花期短,三五日即谢,故画者多取初开之态。图上所记的 1804 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。记下这一季:物候是最好用的鉴赏工具,见过一次活的花,再看图就不会只看颜色。

  7. 故土

    北半球温带,中国、日本与欧洲山地皆有。中国百合入药已久,十九世纪欧洲又从东亚引去数十种,一时百合育种大盛。这类植物的旅程比图版本身更长:从一座山到另一座山,从一种语言换到另一种语言。

  8. 书与人

    《百合科植物图谱》(The Liliaceae)由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘,成于1802-1816。此幅为其中图版 107,见原书第 107 页。一本书的“作者”常常是主编;真正决定这幅图好不好看的,是没留下名字的刻工与上色人。

  9. 诗境

    更乞两丛香百合,老翁七十尚童心。

    —— 宋·陆游《窗前作小土山蓻兰及玉簪最后得香百合并种之戏作》

    “更乞两丛香百合”——古人写到这一层,已不只是赏花,是借花说人;画面则只负责把那朵花留住。

  10. 文心

    百合之根,以众瓣合成也。

    —— 明·李时珍《本草纲目·菜部》

    李时珍解释名字:几十片鳞瓣抱成一团,所以叫“百合”。中国人的植物名,常常就是一句形态描述。《本草纲目》记百合“根如大蒜,味如山蓣”,可食可药;宋人已咏其“接叶有多种,开花无异色”,说明当时已知品种之别。读古文不必求全解,先认下这一句:它把“看花”换成了“看人”,你再看这幅图,眼里就多了一层。

  11. 花语

    西方以白百合为圣母之洁,天使报喜时手持者即是;中国取其“百年好合”之谐音,婚仪用之,是世俗的祝福而非宗教的纯洁。花语是给人与人的关系用的;植物自己只关心有没有传粉的虫。这两套语言,可以并行不悖。

  12. 带走一双眼睛

    下次去公园,找一株开着的花站三分钟:看叶怎么排、花朝哪个方向开、最深的一块色在哪。三分钟之后,你已经会看这一类的图了。图谱的用意是“以备查考”,看久了却会忘记查考:1804 年的一个人,为一朵花花了整整一天。

Hemerocallis Cærulea 上一张图版
Hemerocallis Cærulea

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