水仙属·Narcissus Biflorus
Narcissus Biflorus
Narcisse a Deux Fleurs
- 中文名
- 水仙属·Narcissus Biflorus
- 学名
- Narcisse a Deux Fleurs
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1812
- 图版号
- Plate 405
- 原书页码
- p.405
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿
- 纵幅 1.54∶1
第一眼
竖划三寸,当千仞之高;横墨数尺,体百里之迥。
—— 南朝宋·宗炳《画山水序》
三寸的竖线可当千仞高山,几尺横墨能容百里之远。尺幅从来不是障碍,取舍才是本事。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Narcissus biflorus:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。属名 Narcissus 的来由是:属名 Narcissus 即希腊神话中临水自照的少年那喀索斯。旧分类按整体亲缘,把它归入 Amaryllidaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。先记这一层:今天叫“科”的,多半来自前一种;今天中学生还在背的“几雄蕊”,就是后一种的遗痕。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色收得极俭,只占画面的 0.4%,叶色 10.0%,主相是黄绿——素花与白花多半如此,全靠轮廓与深浅说话。水仙具层状鳞茎,叶带状而直立,花被六片、白色,中央一副花冠如小盏,色黄如金,故有“金盏银台”之名。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。画幅高而窄,形与色的关系因此看得格外清楚:先读轮廓,再读色层,最后才看笔触。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 14%,重心略偏右——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。先判断它是“印”的还是“画”的,再谈好不好看——这是看老版画最实用的一条规矩。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
香浮明水仙坛静,云散秋空桂殿开。
—— 唐·王翰《秦楼夕照 其二 瑶台夜月》
“香浮明水仙坛静”——把这一句放回画面:绿色的花冠就是诗句的落点——诗先写气,画后写形,两者在此处接上了。
花语
中国以水仙为“岁朝清供”,取其清、取其香,也取其“仙”字的一点出尘;西方则因那喀索斯的故事,以水仙为自恋与自我凝视。象征多半来自形状与气味:像杯的、像泪的、香的、臭的——先有形状,后有意义。
时与地
冬末至早春,农历腊月水养,正月开花。案头一盆,是旧历新年清供的第一件。福建漳州自明清以来为水仙产地。图上所记的 1812 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。图上的产地常是“据说来自”,图上的花期常是“盛开那十日”——两处都要打个折扣读。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。版画是集体工程:绘图、刻版、上色各有其人,真正决定这幅图好不好看的,常是没留下名字的刻工与上色师。
带走一双眼睛
下次去公园,找一株开着的花站三分钟:看叶怎么排、花朝哪个方向开、最深的一块色在哪。三分钟之后,你已经会看这一类的图了。二百年后,这株植物的后代或许仍在某处活着;而纸上这一株,永远停在 1812 年的那个季节。
关于本图版
此图原刊于《百合科植物图谱》(The Liliaceae),绘者为皮埃尔-约瑟夫·雷杜德,成书于 1802—1816 年间。画面主体是水仙,归入石蒜科(Amaryllidaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 405,见第 405 页,版式为纵幅,画面以绿为主色。扫描件取自公有领域原件,经高分辨率修复与色彩校正,可按原大放大查看线条与设色。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Quoique ce Narcisse soit cultivé depuis très-long-temps dans les jardins, il n’était qu’imparfaitement connu il y a une trentaine d’années, et on le con-fondait, soit avec le Narcisse des poètes, soit avec d’autres espèces. Cartis a fait le premier connaitre ses caractères distinetifs, et depuis ce moment on l’a toujours regardé comme une espèce bien distincte.
La balbe d’on il sort est ovale, un peu plus grosse qu’une noix, couverte de tuniques, d’un brun rougeâtre pale. Elle donne sonvent naissance à deux faisceaux de feuilles et à deux hampes.
Les feuilles sont peu nombreuses, longues de quatre décimètres, larges de douze ou seize millimètres, linéaires, courbées en gouttière, striées sur le dos, d’un vert glauque, glabres, entières, rétrécies vers le haut, et cependant obtuses aut sommet.
La hampe est un peu plas courte que les feuilles, comprimée, surtout dans sa partie supérieure, striée, avec les stries séparées par des côtes saillantes.
Les fleurs sont presque constamment au nombre de deux, d’une couleur blanchâtre. Leurs pédicelles sont dressés, à peu près égaux, longs de trois con-timètres, fléchis au sommet, entièrement cachés dans la spathe, qui est mem-braneuse, d’un brun pale, divisés supérieurement en deux lanières, dont le sommet atteint le haut de l’ovaire.
Le tube du périgone est épais, droit, long de vingt-cing millimètres sans y comprendre l’ovaire, dirigé presque horizontalement. Les divisions du limbe sont ovales, grandes, légèrement échancrées au sommet, et souvent munies d’une très-petite pointe au milieu de cette échancrure, d’un blanc un peu jau-nâtre, avec une tache jaune à leur base. Le nectaire est petit, en forme de godet, entièrement jaune, membraneux sur le bord, qui est un peu crépu et doublement crénelé. Il n’atteint que le quart de la longueur des divisions du périgone.
Trois des étamines sont entièrement cachées dans le tobe; les trois autres, un peu plus longues, ont leurs anthères à moitié hors da tube, mais dépassant cependant très-peu le fond da nectaire. Les filaments des trois premières sont à peine longs d’un millimètre; ceux des trois autres sont aussi longs que les anthères. Celles-ci sont oblongues, rétrécies en pointe, dressées, d’un blane jaunâtre.
L’ovaire est ovale, triangulaire, d’un vert foncé. Le style est épais, verdatre, strié, un peu comprimé. Le stigmate est en forme de godet.
Histoire
Le Nareisse à deux fleurs croit naturellement en Angleterre, dans quelques parties de la France, en Espagne, et probablement dans tout le midi de l’Europe. On le cultive comme plante d’agrément dans un grand nombre de jardins.
Explication de la planche
La Plante de grandeur naturelle.
- La bulbe.
- Un troncon de la hampe pris daos le bas.
- Une fleur fendue latéralement et étalée.
- L’ovaire et le style.
Fam. des Narcisses. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Narcissus biflorus. N. spatha billora, nectario brevissimo scarioso. Curt. botan. mag. 197. Willd. sp. pl. 2. p. 39. Lam. dict. 4. p. 427. Engl. bot. 276.
- Narcissas bifloras. N. foliis planiusculis glancescentibas acutè carinatis, scapo subeylindrico-ancipiti bifloro, nectario rotato brevissimo membranaceo crenalato prossùs luteo. Lois. Deslonch. in. Desv. Journ. de bot. vol. 2. p. 276.
- Narcissus biflorus. N. spathâ biflorâ, nectario rotato brevissimo membranaceo crenato, foliis acutè carinatis margine inflexis. Smith. fl. Brit. 1. p. 354.
- Narcissus cothurnalis. Salisb. prode. 225 è Smith.
- Narcissus medio luteus vernalis. Roji, syn. 371.
- Narcissus pallidas circulo luteo. Bauh. pia. 50.
- Narcissus latifolius, classis altera. Clus. hist. 1. p. 156.