水仙属·Narcissus Gouani
Narcissus Gouani
Narcisse de Gouan
- 中文名
- 水仙属·Narcissus Gouani
- 学名
- Narcisse de Gouan
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1807
- 图版号
- Plate 220
- 原书页码
- p.220
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 橙黄、黄绿
- 纵幅 1.76∶1
第一眼
江馆清秋,晨起看竹,烟光日影露气,皆浮动于疏枝密叶之间。
—— 清·郑板桥《题画竹》
郑板桥说他画竹,是先看见“烟光日影露气”在枝叶间浮动,才动手。看画时找这一层空气,比记住花的名字更要紧。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Narcissus gouani:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。属名 Narcissus 的来由是:属名 Narcissus 即希腊神话中临水自照的少年那喀索斯。旧分类按整体亲缘,把它归入 Amaryllidaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。同一种植物,在两本书里挂在两个门下——分类不是自然的秩序,是人替自然排的队。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 4.5%,叶色 5.6%,主相是橙黄、辅以黄绿。这个比例与色相,是这一幅独有的。水仙具层状鳞茎,叶带状而直立,花被六片、白色,中央一副花冠如小盏,色黄如金,故有“金盏银台”之名。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。没有解剖图,就靠主株一处一处看过去:叶怎么排,花怎么着生,果在哪里。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 14%,重心略偏左——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。工艺留下的破绽比题跋更诚实:刻工不会撒谎,上色的人赶时间的时候会。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
水仙怯暖爱清寒,两日微暄嬾欲眠。
—— 唐·杨万里《晚寒题水仙花并湖山三首 其一》
“水仙怯暖爱清寒”——古人写到这一层,已不只是赏花,是借花说人;画面则只负责把那朵花留住。
花语
中国以水仙为“岁朝清供”,取其清、取其香,也取其“仙”字的一点出尘;西方则因那喀索斯的故事,以水仙为自恋与自我凝视。花语是给人与人的关系用的;植物自己只关心有没有传粉的虫。这两套语言,可以并行不悖。
时与地
冬末至早春,农历腊月水养,正月开花。案头一盆,是旧历新年清供的第一件。福建漳州自明清以来为水仙产地。图上所记的 1807 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。同一株植物,春秋两季像两种东西;同一座山,一百年前与今天叫两个名字。图把这两样都冻结在了纸上。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。图版今属公有领域,可以自由取用;但纸上那层手工上色,仍是两百年前某一个人的手。
带走一双眼睛
把这三件事带走:先整体后细节;先线后色;先看画再翻书。任何一张老图版,都可以用这三条读。二百年后,这株植物的后代或许仍在某处活着;而纸上这一株,永远停在 1807 年的那个季节。
关于本图版
这幅图版出自《百合科植物图谱》(The Liliaceae),由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间出版。画面主体是水仙,归入石蒜科(Amaryllidaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 220,见第 220 页,版式为纵幅,画面以黄绿为主色。图像由公有领域原件扫描修复而来,细节在放大视图中仍清晰可辨。
原书文字(英文 / 法文)
Description
La bulbe est arrondie, couverte de tuniques nombreuses et serrées, munie à sa base de fibrilles simples et en grand nombre. Les tuniques intérieures de la bulbe salongent de manière à former une espèce de tube d’oi sortent les feuilles et la hampe.
Les feuilles sont planes, linéaires, larges de 8–10 millimètres, plas courtes que la hampe, obtuses et un peu calleuses à l’extrémité, glabres avec tout le reste de la plante.
La hampe est comprimée en forme de glaive, longue de deux décimètres, constamment terminée par une seule fleur. Cette fleur sort d’une spathe membraneuse d’une seule pièce, fendue d’un côté à peu près jusqu’au milieu de sa longueur, un peu obtuse au sommet. La fleur est droite, grande, odo-rante; son périgone est d’un jaune plus pale que le godet intérieur, en forme d’entonnoir, à six lobes ouverts, ovales, presque obtus. Le godet intérieur est d’un jaune orangé, de moitié plus court que les lanières externes, à six lobes peu profonds, crénelés et ondules sur les bords.
Les étamines sont insérées sur le tube da périgone, et cachées dans son intérieur: les anthères sont situées au bas du godet; elles sont droites, oblon-gues, jaunes, ainsi que le pollen.
Lovaire est adhérent à la base du périgone, caché sous la spathe. Le style est simple et atteint la hauteur des anthères.
Je n’ai pas vu le fruit.
Histoire
Le Narcisse de Gouan est originaire des environs de Montpellier. ♃.
Il est tres-rare dans les jardins, et mérite d’y être introduit, soit à cause de son odeur, soit pour la grandeur de sa fleur, qui doublera sans doute avec facilité.
Observations
Ce Narcisse na de commun le Narcissus odoras, que d’avoir la fleur odorante elle a godet à six lobes: d’ailleurs, il en dillere évidemment, comme Roth l’a tres-bien observé:
- par sa hampe constamment unillore, plas courte et en forme de glaive;
- par ses feuilles planes, plas larges et plas obtuses;
- par sa fleur deux fois plus grande, et dont les lobes sont plus pâles que le godet;
- enfin, par son godet crénelé et plissé sur les bords.
Au reste, il parait que sous le nom de Narcissus odorus on a encore confondu plasieurs autres espèces que nous anrons occasion de faire connaitre dans la suite de cet ouvrage. Après avoir trop distingué les lége es nuances de couleur et de forme qu’ollraient les plantes coltivées, les botanistes sont tombés dans l’excès contraire, et les ont trop négligées: ainsi on sait déjà pour quelques-unes, et on peut présumer avec raison pour plusieurs autres, que sous in meme nom nous confondons des espèces distinctes parmi nos végétaus les plus communs Les travaus récents faits sur les Safrans, les Talipes, les Nareisses, les Chenes, etc., peuvent venir à l’appui de cette assertion. Nous sommes persuade que, lorsqu on aura mieux étudié les Cerisiers, les Pichers, les Poiriers, les Pommiers, les Pruniers, les Froments, ete., on se convaincra que les variétés si disparates de ces utiles végétaux se groupent sous certains chefs de file qui constituaient originairement des espéces différentes.
Fam. des Narcisses. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Narcissus Gouani. N. scapo ancipiti unilloro, nectario campamulato sexfido cremulato plicato petalis duplo breviore, foliis planis. Roth. in Rœm. arch. bot. st. 3. p. 39. Cat. bor. 2. p. 32.
- Narcissus odorus. N. scapo ancipiti unilloro exstriato, nectario petalis duplò breviore erecto sextido crenulato, antheris reflexis. Gouan. illustr. p. 23. excl. variet.
- Narcissus pallidus amplo calyce Ilavo. Swart. ic. Rudb. elys. t. 68. opt. ex Gouan.
- Narcissus albicans calyce aurco pressiori croceis oris major. Barr. icon. t. 927. et 928?