Narcissus Gouani
水仙属·Narcissus Gouani
Narcisse de Gouan
Ten ways of seeing
- measured cast amber
- upright 1.76 : 1
First Look
江馆清秋,晨起看竹,烟光日影露气,皆浮动于疏枝密叶之间。
—— 清·郑板桥《题画竹》
On an autumn morning at the river lodge I looked at the bamboo: mist, sunlight, dew, all drifting among the sparse and dense leaves.
The sheet is vertical: the eye climbs and settles in the upper half. Let the plant stand before you look for detail. Then step in close: watch where colour meets line, and whether the line ever breaks. Third, find where the green is deepest: the whole tonal order is measured from that patch.
Name and Thing
The binomial is Narcissus gouani: the first word is the genus it belongs among, the second the epithet that sets it apart. The genus name Narcissus: Narcissus is the youth of Greek myth who fell in love with his own reflection. The older system filed it under Amaryllidaceæ by overall affinity; Linnaeus, counting stamens only, placed it in Hexandria — two ways of asking what a plant is. No established Chinese name exists, so it is cited by its binomial alone.
Form and Colour
Measured on this plate: flower colour covers 4.5% of the sheet, foliage 5.6%, the cast amber with a second note of yellow-green. No other plate shares exactly this measure. A layered bulb, upright strap leaves, six white tepals and a small golden cup — the Chinese name is 'silver terrace with a golden cup'. a moss green. A single plant, laid out with nothing hidden.
Composition
The sheet is tall. No details are appended: a plate for looking, not for keying out. The plant covers only 14% of the sheet, centred a little left of centre; the emptiness is where the eye rests.
Line and Colour
The first half of the nineteenth century moved from copper to steel to lithography; stipple could render the softest transition. Craft leaves franker evidence than inscriptions. If you mean to copy it: take its skeleton, its margins and the order of its colours; the burin's hatching is the language of copper — suggest it with pencil density, do not imitate it stroke for stroke.
Poetic Resonance
水仙怯暖爱清寒,两日微暄嬾欲眠。
—— 唐·杨万里《晚寒题水仙花并湖山三首 其一》
The poem gives the mood first and the picture supplies the form; set the line beside the plate and the green the corolla becomes its resting point.
Symbolism
In China it is the New Year's offering — clear, fragrant, a little otherworldly; in Europe, because of Narcissus, it means self-love and the gaze turned inward. In a flora it is a species first and a symbol second; the order is worth keeping.
Season and Place
Late winter into early spring: forced in water in the twelfth month, blooming at the New Year. Zhangzhou in Fujian has grown it since Ming times. The year 1807 on the plate is that of publication, not of flowering — the gathering came a year or two earlier. See this kind of plate in the flowering season if you can: once you have met the living flower, you stop reading only colour.
The Book and the Hand
“The Liliaceae” carries only Pierre-Joseph Redouté's name. A plate is collective work: drawer, engraver and colourist were different hands, and the unnamed ones decided how good it looks.
What to Take Away
Next time you stand before a flowering plant, give it three minutes: leaf arrangement, direction of the flower, the darkest patch. Two centuries on, the plant may still flower in some garden; the one on this sheet stopped in the season of 1807.
About this plate
Description
La bulbe est arrondie, couverte de tuniques nombreuses et serrées, munie à sa base de fibrilles simples et en grand nombre. Les tuniques intérieures de la bulbe salongent de manière à former une espèce de tube d’oi sortent les feuilles et la hampe.
Les feuilles sont planes, linéaires, larges de 8–10 millimètres, plas courtes que la hampe, obtuses et un peu calleuses à l’extrémité, glabres avec tout le reste de la plante.
La hampe est comprimée en forme de glaive, longue de deux décimètres, constamment terminée par une seule fleur. Cette fleur sort d’une spathe membraneuse d’une seule pièce, fendue d’un côté à peu près jusqu’au milieu de sa longueur, un peu obtuse au sommet. La fleur est droite, grande, odo-rante; son périgone est d’un jaune plus pale que le godet intérieur, en forme d’entonnoir, à six lobes ouverts, ovales, presque obtus. Le godet intérieur est d’un jaune orangé, de moitié plus court que les lanières externes, à six lobes peu profonds, crénelés et ondules sur les bords.
Les étamines sont insérées sur le tube da périgone, et cachées dans son intérieur: les anthères sont situées au bas du godet; elles sont droites, oblon-gues, jaunes, ainsi que le pollen.
Lovaire est adhérent à la base du périgone, caché sous la spathe. Le style est simple et atteint la hauteur des anthères.
Je n’ai pas vu le fruit.
Histoire
Le Narcisse de Gouan est originaire des environs de Montpellier. ♃.
Il est tres-rare dans les jardins, et mérite d’y être introduit, soit à cause de son odeur, soit pour la grandeur de sa fleur, qui doublera sans doute avec facilité.
Observations
Ce Narcisse na de commun le Narcissus odoras, que d’avoir la fleur odorante elle a godet à six lobes: d’ailleurs, il en dillere évidemment, comme Roth l’a tres-bien observé:
- par sa hampe constamment unillore, plas courte et en forme de glaive;
- par ses feuilles planes, plas larges et plas obtuses;
- par sa fleur deux fois plus grande, et dont les lobes sont plus pâles que le godet;
- enfin, par son godet crénelé et plissé sur les bords.
Au reste, il parait que sous le nom de Narcissus odorus on a encore confondu plasieurs autres espèces que nous anrons occasion de faire connaitre dans la suite de cet ouvrage. Après avoir trop distingué les lége es nuances de couleur et de forme qu’ollraient les plantes coltivées, les botanistes sont tombés dans l’excès contraire, et les ont trop négligées: ainsi on sait déjà pour quelques-unes, et on peut présumer avec raison pour plusieurs autres, que sous in meme nom nous confondons des espèces distinctes parmi nos végétaus les plus communs Les travaus récents faits sur les Safrans, les Talipes, les Nareisses, les Chenes, etc., peuvent venir à l’appui de cette assertion. Nous sommes persuade que, lorsqu on aura mieux étudié les Cerisiers, les Pichers, les Poiriers, les Pommiers, les Pruniers, les Froments, ete., on se convaincra que les variétés si disparates de ces utiles végétaux se groupent sous certains chefs de file qui constituaient originairement des espéces différentes.
Fam. des Narcisses. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Narcissus Gouani. N. scapo ancipiti unilloro, nectario campamulato sexfido cremulato plicato petalis duplo breviore, foliis planis. Roth. in Rœm. arch. bot. st. 3. p. 39. Cat. bor. 2. p. 32.
- Narcissus odorus. N. scapo ancipiti unilloro exstriato, nectario petalis duplò breviore erecto sextido crenulato, antheris reflexis. Gouan. illustr. p. 23. excl. variet.
- Narcissus pallidus amplo calyce Ilavo. Swart. ic. Rudb. elys. t. 68. opt. ex Gouan.
- Narcissus albicans calyce aurco pressiori croceis oris major. Barr. icon. t. 927. et 928?