水仙属·Narcissus Lætus
Narcissus Lætus
Narcisse Joyeux
- 中文名
- 水仙属·Narcissus Lætus
- 学名
- Narcisse Joyeux
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1814
- 图版号
- Plate 428
- 原书页码
- p.428
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿、橙黄
- 纵幅 1.60∶1
第一眼
搜尽奇峰打草稿。
—— 清·石涛《苦瓜和尚画语录》
走遍山川,才有资格落笔。博物画的画家也一样:先在温室与山野里看够了活的花,纸上那一朵才不虚。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏右,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
学名 Narcisse joyeux:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。双名制的好处是唯一:全世界叫这个名字的,只能是这一种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Amaryllidaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。两种分类是两种世界观:一个问“它和谁像”,一个问“它有几根雄蕊”。名字背后,是看世界的方法。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 3.6%,叶色 5.2%,主相是黄绿、辅以橙黄。这个比例与色相,是这一幅独有的。球根花卉把一年的力气都存在地下:鳞茎、球茎或块茎,叶少而厚,花茎一杆直上,花被六片,形或杯、或漏斗、或星。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。看叶:叶柄长短、叶尖形状、叶缘有没有锯齿,这三样比花色更能认出它是什么。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 9%,重心略偏左——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。先判断它是“印”的还是“画”的,再谈好不好看——这是看老版画最实用的一条规矩。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
总待别人般数尽,袖中拈出郁金芽。
—— 唐·王建《宮詞一百首 八十五》
“总待别人般数尽”——把这一句放回画面:绿色的花冠就是诗句的落点——诗先写气,画后写形,两者在此处接上了。
花语
郁金香在奥斯曼是帝国之花,在荷兰是投机的符号;风信子在希腊神话里是少年之血所化。球根的共同性格是“藏”:把来年藏在今年地下。花语是后人添上去的,花本身并不知道;但这层“不知道”,正是它最动人的地方。
时与地
早春至初夏,随属而移。郁金香、风信子最早,唐菖蒲、朱顶红继之,秋植者则于翌春开。南非球根则于十八世纪后大量进入欧洲温室。图上所记的 1814 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。看这类图最好的时候是花期,见过一次活的花,再看图就不会只看颜色。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。从画稿到成图要过好几双手:转刻的人求准,上色的人求快——快与准之间,就是各幅之间深浅不一的来历。
带走一双眼睛
鉴赏力不是知识,是习惯:每次多看一眼,十年之后你看什么都和别人不一样。图谱的用意是“以备查考”,看久了却会忘记查考:1814 年的一个人,为一朵花花了整整一天。
关于本图版
这幅图版出自《百合科植物图谱》(The Liliaceae),由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间出版。画面主体是水仙,归入石蒜科(Amaryllidaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 428,见第 428 页,版式为纵幅,画面以黄绿为主色。扫描件取自公有领域原件,经高分辨率修复与色彩校正,可按原大放大查看线条与设色。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Le genre des Narcisses est un de ceux qui a été pendant longtemps le plus négligé par les botanistes; les espèces les plus distinctes, telles que le Nareisse de Gouan et le Narcisse odorant, étaient confondues ensemble; les figures les plus disparates étaient citées pour exprimer une même plante, ainsi qu’on pourrait s’en convainere en comparant les diverses figures citées à la suite du Narcissus orientalis, ou du moschatus. Quelques monographes modernes ont, avec plus ou moins de succès et d’habileté, débrouillé une partie de ce chaos; mais il reste encore beaucoup à faire sur ce sujet; ce serait avoir avancé que d’éclairer la synonymie ancienne; il parait, d’après les ouvrages composés du quinzième au dix-septième siècle, que le nombre des espèces de Narcisse est beaucoup plus considérable que nous ne le croyons généralement: à cette époque, l’étude des plantes les plus communes des parterres n’était pas négligée, et on en remarquait les différences avee soin; aujourd’hui ces plantes sont livrées aux fleuristes, et des espèces communes dans tous les jardins sont négligées par les botanistes; telle est celle qui fait l’objet de cet article.
Le Narcisse joyeux a été autrefois connu, et se trouve bien représenté dans le Théâtre de Flore; il a depuis lors été confondu avec le Narcisse odorant, auquel en eflet il ressemble beaucoup; on doit cependant, à l’exemple de M. Salisbury, l’en séparer à cause de sa fleur moitié plus petite et moins odo-rante, de sa couronne ou godet qui, au lieu d’étre divisée en six lobes parfaitement entiers, arrondis et non crispés, est découpée moins profondément en six lobes un peu crépus ou ondulés, et la plupart plus ou moins échanerés ou sinués.
Toute la plante est un peu plus petite que le Narcisse odorant, plus grande que la vraie Jonquille; ses feuilles sont d’un vert décidé, creusées en gouttière par-dessus, un peu épaisses et convexes par-dessous; leur extrémité, au lieu d’être demi-cylindrique ou en alène comme dans la Jonquille, est presque plane; la hampe est plus courte que les feuilles, cylindrique, chargée à son sommet de une, deux, ou au plus trois fleurs d’un jaune jonquille; la spathe est membraneuse, dejetée de côté en une seule pièce.
Le tube de la fleur est eylindrique, un peu évasé au sommet, de la longueur des segments floraux; ceuxei sont ovales, planes, horizontalement étalés; les trois intérieurs recouvrent d’un et d’autre côté la base des extérieurs; la couronne dépasse un peu la moitié de la longueur des segments; elle est à six lobes peu profonds, peu réguliers et plus ou moins ondulés; les étamines, qui sont insérées sur la partie évasée du tube, atteignent seulement la partie inférieure de la couronne, et sont égales en longueur à leur maturité. Le style est plus long que les étamines, plus court que la corolle, à trois stigmates. Le fruit est à trois angles très-obtus.
Histoire
La patrie de ce Narcisse, qui n’est indiquée que d’une manière vague dans les auteurs, nous a été fournie par M. Jauvy, qui nous a envoyé un échantillon cueilli dans les prairies des environs de Grasse, où il est assez commun. On le cultive dans la plupart des jardins à fleurs, et nous en conservons dans le jardin des plantes de Montpellier, qui nous avaient été envoyés de Bruxelles sous le nom de Jonquilles.
La Jonquille double, ou grosse Jonquille des jardiniers, se compose des variétés doubles de trois espèces; savoir, les Narcissus Jonquilla, lætus et odorus: dans cet état où les caractères tirés de la forme des parties de fleur n’existent plus, on les reconnait encore facilement: la Jonquille a les feuilles demi-eylindriques, presque en forme d’aléne à leur extrémité; dans le Narcisse joyeux les feuilles sont planes au sommet, canaliculaires à la base, et les fleurs ne dépassent guère un pouce de diamètre, et sont moins odorantes que les deux autres; le Narcisse odorant a les fleurs grandes, nombreuses, trésodorantes, et ses feuilles semblables a celles du précédent.
M. Salisbury croit, d’après l’inspection de l’herbier de Linné, que cette espèce est le Narcissus trilobus, Lin, sp. 417. M. Deyander, dans la seconde édition du jardin de Kew, aflirme au contraire que le N. trilobas de Linné est distinct du lætus, et la description, aussi-bien que la synonymie de Linné, confirme cette dernière opinion.
Fam. des Narcisses. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Narcissus Letus. N. foliis canaliculatis, apice planiuseulis, viridibus; scapo 1–3 foro; coronâ campanulatâ, subsexfidâ, repandâ, crispulâ, segmentis dimidio ferè breviore.
- Narcissus Ketus. N. 1–3 florus, corolla laciniis rectinsculis, horizontalibus, ovatis, planiusculis, interioribus imbricatis; coronâ campanulatâ, sexfidâ, repandâ, crispulâ. Salisb. prodr. as 224.
- Narcissus odorus. Curt. bot. mag. t. 78. Haworth. in Trans. Lin. Soc. 5. p. 244. non Lin.
- Narcissus juncifolius, minor, amplo calice, luteus. Theatr. for. p. 22. ic.