Narcissus Radiatus
Narcisse Radié
Narcisse Radié
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1814
- 图版号
- Plate 459
- 原书页码
- p.459
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿、橙黄
- 纵幅 1.95∶1
第一眼
论画以形似,见与儿童邻。
—— 宋·苏轼《书鄢陵王主簿所画折枝》
只求画得像,是小孩的眼光。苏轼不是不要形似,是说形似之后还有一层:神。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Narcissus radiatus:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。属名 Narcissus 的来由是:属名 Narcissus 即希腊神话中临水自照的少年那喀索斯。旧分类按整体亲缘,把它归入 Amaryllidaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。两种分类是两种世界观:一个问“它和谁像”,一个问“它有几根雄蕊”。名字背后,是看世界的方法。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 1.8%,叶色 5.5%,主相是黄绿、辅以橙黄。这个比例与色相,是这一幅独有的。水仙具层状鳞茎,叶带状而直立,花被六片、白色,中央一副花冠如小盏,色黄如金,故有“金盏银台”之名。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。别只看花:叶脉的走向、萼片的长短、甚至茎上的毛,都是画家用来区分物种的证据。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 10%,重心略偏右——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。拿放大镜(或手机微距)看三处:花瓣边缘、叶脉、题名。线若连续不断,是刻的;色若越过轮廓半毫米,是手涂的。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
要知诚斋中,富底水仙国。
—— 唐·杨万里《水仙盛开留子上弟小酌》
“要知诚斋中”——诗以气行,画以形立;两种“看”叠在一起,才是看画的意思。
花语
中国以水仙为“岁朝清供”,取其清、取其香,也取其“仙”字的一点出尘;西方则因那喀索斯的故事,以水仙为自恋与自我凝视。象征会随世道改口:同一株植物,在一个世纪里可以说完全相反的话。
时与地
冬末至早春,农历腊月水养,正月开花。案头一盆,是旧历新年清供的第一件。福建漳州自明清以来为水仙产地。图上所记的 1814 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。同一株植物,春秋两季像两种东西;同一座山,一百年前与今天叫两个名字。图把这两样都冻结在了纸上。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。版画是集体工程:绘图、刻版、上色各有其人,真正决定这幅图好不好看的,常是没留下名字的刻工与上色师。
带走一双眼睛
把这三件事带走:先整体后细节;先线后色;先看画再翻书。任何一张老图版,都可以用这三条读。图谱的用意是“以备查考”,看久了却会忘记查考:1814 年的一个人,为一朵花花了整整一天。
关于本图版
这幅图版出自《百合科植物图谱》(The Liliaceae),由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间出版。原书题作“Narcissus Radiatus”,归入石蒜科(Amaryllidaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 459,见第 459 页,版式为纵幅,设色以黄绿为基调。扫描件取自公有领域原件,经高分辨率修复与色彩校正,可按原大放大查看线条与设色。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Une bulbe ovale-arrondie, de la grosseur d’une noix ordinaire, produit, par son collet allongé, plosieurs feuilles linéaires, lisses, un peu creusées par un sillon moyen longitudinal.
Ces feuilles sont longues de vingt-cing à trente centimètres (neuf à onze pouces), peu pointues, amincies par les bords, et forment autoar de la hampe un faisceau droit, raflermi à la base par d’anciennes écailles de la bulbe.
La hampe est lisse et presque cylindrique, plus courte que les feuilles, et se termine par deux fleurs.
Une spathe embrasse les pédicelles de ces fleurs, et est plus courte que leurs pédicelles; elle est un peu évasée, obliquement coupée, et terminée par une espèce de languette rétrécie.
Les fleurs s’inclinent horizontalement en formant un angle droit sur leurs pédicelles, qui ont plus de longueur que ces fleurs. Le tube des fleurs est cy-lindrique, plas long que les divisions du limbe. Ces divisions, au nombre de six, sont ovales-aiguës, ouvertes en roue. Une couronse trés-courte, en godet, crénelée tres-légèrement à son bord, de meme couleur que les divisions, les unit au tube. Les divisions sont longues de treize millimètres (six lignes); la couronne ou godet n’a que trois millimètres (une ligne et demie) de longueur.
Trois étamines sont insérées sur la paroi interne do tabe, plus profondément que les trois autres; celles qui s’élèvent le plas montrent lears anthères au milien da godet de la fleur. Les filets sont fort courts, et les anthères assez longues.
Lovaire est oblong, à trois lobes arrondis, séparés chacun par une légère dépression longitudinale; le style est de la longueur du tube.
Histoire
Ce Narcisse, dont nous ne connaissons point l’origine, a fleuri, au mois d’avril, dans la serre ou orangerie du Jardio des Plantes. Il produit plus de feuilles, et est beaucoup plas petit que le Narcisses intermedius; comme ce dernier Narcisse, il produit plusieurs fleurs sur la hampe, mais dont le limbe à divisions aiguës, en étoile, est fort différent. Notre Narcisses radiatus est voisin du Nar. cisses pumiles, par la disposition des feuilles et par celle des étamines.
Observations
Le nombre des espèces de Narcisses commus s’est beaucoup accru depuis Linné, qui en a mentionné treize dans le Species plantaram. Nous en trouvons dix-neul espèces décrites dans l’Encyelopédie de M. Delamarck, et vingttrois dans le Mémoire de Haworth, inséré dans les Transactions de la Société Linnérienne de Londres, tom. 5, pag, 242. M. Delongehamps en a décrit vingt-une espèces qui se trouvent en France, et dont nous avons décrit et figuré plusieurs. Il subsiste, a l’égard de la synonymie de ces plantes, des doutes qui proviennent souvent de la dilliculté de reconnaitre la forme des tiges et des feuilles sur les plantes conservées en herbier. Notre but a été de suppléer à ce défant en donnant ici la figure d’une espêce que nous aurions pu prendre pour le Narcissus intermedius, d’aprés la figure qu’en a donnée. M. Delongchamps, Fl. Gall. tab. 7, si nous n’avions, en consultant les descriptions, rapporté au Narcissas intermedius l’espèce observée à Montpellier, et que nous avons figurée, planche 427.
Explication de la planche
La Plante de grandeur naturelle.
- Une portion de la tige coupée.
- Le périgone ouvert et étalé, avec le tube fendu dans sa longueur.
- Le pistil.
Fam. des Narcisses. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Narcissus radiatus. N. foliis sub-canaliculatis, acutis, scapi bifloro vix longioribus; legmentis perigonii acutis; tubo horizontali; coronâ brevi, crenulatâ; antheris tribus alternis superioribus, tribus inferioribus inclusis.