南方火眼蝶
Amaryllis Broussonetii
Amaryllis de Broussonet
- 中文名
- 南方火眼蝶
- 学名
- Amaryllis de Broussonet
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1804
- 图版号
- Plate 62
- 原书页码
- p.62
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿、橙黄
- 纵幅 1.41∶1
第一眼
江馆清秋,晨起看竹,烟光日影露气,皆浮动于疏枝密叶之间。
—— 清·郑板桥《题画竹》
郑板桥说他画竹,是先看见“烟光日影露气”在枝叶间浮动,才动手。看画时找这一层空气,比记住花的名字更要紧。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Amaryllis broussonetii:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。名字是通行证,也是懒办法——记住两个词,就抓住了一整个物种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Amaryllidaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。同一种植物,在两本书里挂在两个门下——分类不是自然的秩序,是人替自然排的队。中文名“南方火眼蝶”是后人据学名回译的通行叫法,与古书里的旧名未必对得上——名与物之间,总隔着一层翻译。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 1.8%,叶色 4.8%,主相是黄绿、辅以橙黄。这个比例与色相,是这一幅独有的。球根花卉把一年的力气都存在地下:鳞茎、球茎或块茎,叶少而厚,花茎一杆直上,花被六片,形或杯、或漏斗、或星。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。别只看花:叶脉的走向、萼片的长短、甚至茎上的毛,都是画家用来区分物种的证据。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 19%,重心近于正中——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。工艺留下的破绽比题跋更诚实:刻工不会撒谎,上色的人赶时间的时候会。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
兰陵美酒郁金香,玉椀盛来琥珀光。
—— 唐·李白《客中行》
“兰陵美酒郁金香”——古人写到这一层,已不只是赏花,是借花说人;画面则只负责把那朵花留住。
花语
郁金香在奥斯曼是帝国之花,在荷兰是投机的符号;风信子在希腊神话里是少年之血所化。球根的共同性格是“藏”:把来年藏在今年地下。在图谱里,它首先是一个物种,其次才是一种象征——这个次序值得记住。
时与地
早春至初夏,随属而移。郁金香、风信子最早,唐菖蒲、朱顶红继之,秋植者则于翌春开。南非球根则于十八世纪后大量进入欧洲温室。图上所记的 1804 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。看叶的老嫩、花与果是否同在枝上,季节便八九不离十;看题名里藏着的地名,来路也猜得出七分。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。图版今属公有领域,可以自由取用;但纸上那层手工上色,仍是两百年前某一个人的手。
带走一双眼睛
如果只能记一句,就记郭熙那八个字:远望取其势,近看取其质。看图、看花、看人,都一样。图谱的用意是“以备查考”,看久了却会忘记查考:1804 年的一个人,为一朵花花了整整一天。
关于本图版
《百合科植物图谱》(The Liliaceae)由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间印行,本图即其中一幅。图中描绘的是南方火眼蝶,在分类体系中列于石蒜科(Amaryllidaceæ)。
该合集全编共 475 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 62,对应原书第 62 页,版式为纵幅,画面以深绿为主色。图像由公有领域原件扫描修复而来,细节在放大视图中仍清晰可辨。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Cette nouvelle espèce d’Amaryllis a quelques rapports avec l’Amaryllis rayée, à cause des bandes purparines qui décorent sa fleur; mais elle s’en distingue à sa hampe comprimée et non cylindrique, à ses fleurs pédicellées et seulement au nombre de deux dans chaque spathe, et à la longueur du tube de la corolle.
Une bulbe arrondie émet plusieurs feuilles étalées, linéaires-oblongues, larges de 4 décimètres environ sur une largeur de 3 centimètres, pliées en forme de gouttière, planes sur les bords dans leur jeunesse, ensuite plissées ou ondulées, toujours glabres et d’un beau vert.
La hampe est comprimée, souvent rougeâtre, droite, et sa longueur ne dépasse guère a décimètres; la spathe est composée de deux folioles oppo-sées, concaves, lancéolées, obtuses, blanches et luisantes à l’intérieur, striées de lignes purpurines en dehors; ces deux folioles embrassent la base et la partie inférieure du tube de la fleur: on trouve dans cette spathe quatre petites bractées filiformes et peu apparentes.
Les fleurs sont au nombre de deux, qui s’épanouissent l’une après l’autre, et dont la floraison ne dure pas au delà d’un jour pour chacune; leur tube est droit, cylindrique, verdatre à sa base, purpurin vers le sommet, long de plus d’un décimètre; l’entrée du tube est glabre; le limbe est un peu penché, divisé en six lanières profondes, ovales-oblongues, amincies aux deux extrémités, blan-ches, avec une bande purpurine qui les traverse dans le sens de leur longueur.
Devant chacune de ces lanières est placée une étamine: les filaments sont blancs, purpurins au sommet, cylindriques, pointus, courbés en avant, ascendants vers le sommet; les anthères sont d’un vert foncé et d’une forme qui approche de celle d’un croissant; le pollen est d’un jaune pâle.
L’ovaire est soude avec la corolle, à peu près triangulaire, vert, glabre et lisse; le style ressemble aux filaments des étamines, soit pour la forme, soit pour la direction, soit pour la couleur, et se termine par trois stigmates purpurins et étalés.
Je n’ai pas vu le fruit de cette plante.
Histoire
Cette belle espèce d’Amaryllis est originaire de la côte d’Afrique, aux environs de Sierra-Leone. Nous en devons la connaissance au savant voyageur Broussonet, qui, pendant son séjour aux iles Canaries, a reçu cette plante de la côte d’Afrique, et en a fait parvenir des oignons au citoyen Cels, dans le jardin duquel elle a fleuri au milieu de l’été passé.
Nous avons cru devoir donner à notre nouvelle Amaryllis le nom du naturaliste auquel nous la devons, et dont nous aurons plus d’une fois occasion de citer dans cet ouvrage les intéressants travaux.
Observations
Cette espèce, comparée avec la précédente, nous donne un exemple frappant de la diversité que présentent les Amaryllis relativement à la division de leur fleur; dans quelques-unes, la corolle est fendue jusqu’à la base, et n’ollre presque aucune apparence de tube, comme on le voit dans les espèces originaires de l’Asie, tels que les Amaryllis aurea, sarniensis, orientalis, montana, tatarica. Au contraire, dans la plupart des espéces de ce genre, les divisions de la corolle sont soudées ensemble par la base, de manière à former un tube dont la longueur varie, et dont l’Amaryllis de Broussonet nous offre un exemple frappant. Ce caractère semble fournir deux sections assez naturelles dans le genre Amaryllis. L’Amaryllis de Broussonet se rapproche des Crinues par la longueur du tube de sa fleur, et l’absence de toute écaille à l’entrée de ce tube; mais elle ne peut être sans difficulte éloignée des Amaryllis, à cause de ses fleurs penchées, de ses étamines un peu inégales, inclinées et ascendantes, de ses corolles marquées de bandes longitudinales comme l’Amaryllis rayée, et surtout à cause de son port.
Fam. des Narcisses. Juss.—Hexandrie Monogynie. Lin.
- Amaryllis Broussonetii. A. spathâ biflorâ, colollæ tubo longo, fauce glabrâ, laciniis medio fasciatis.