慈姑属·Sagittaria Ovata
Sagittaria Ovata
Sagittaire a Feuilles Ovales
- 中文名
- 慈姑属·Sagittaria Ovata
- 学名
- Sagittaire a Feuilles Ovales
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1812
- 图版号
- Plate 411
- 原书页码
- p.411
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿、橙黄
- 纵幅 1.50∶1
第一眼
真山水之川谷,远望之以取其势,近看之以取其质。
—— 宋·郭熙《林泉高致·山水训》
远看取其气势,近看取其质地。八个字,就是看画的两步:先退后看整体,再凑近看笔与色。看花鸟图版一样管用。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏右,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
学名 Sagittaria ovata:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。一百多年前的命名者,把一种植物的来历压进了两个词。旧分类按整体亲缘,把它归入 Alismataceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Monoecia。同一种植物,在两本书里挂在两个门下——分类不是自然的秩序,是人替自然排的队。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色收得极俭,只占画面的 0.5%,叶色 16.8%,主相是黄绿——素花与白花多半如此,全靠轮廓与深浅说话。鳞茎由多数肉质鳞片抱合而成,故名“百合”;茎直立,叶披针或轮生,花被六片,盛开时向外反卷,雄蕊六枚,花药长大如丁字。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。看叶:叶柄长短、叶尖形状、叶缘有没有锯齿,这三样比花色更能认出它是什么。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 21%,重心略偏右——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。还有一种证据在纸背:铜版压进纸里的那道痕、上色处微微凸起的颜料、再版时磨浅的线。扫描件里也能看出七分。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
两丛香百合,一架粉长春。
—— 宋·陆游《北窗偶题四首 其一》
“两丛香百合”——诗以气行,画以形立;两种“看”叠在一起,才是看画的意思。
花语
西方以白百合为圣母之洁,天使报喜时手持者即是;中国取其“百年好合”之谐音,婚仪用之,是世俗的祝福而非宗教的纯洁。花语是给人与人的关系用的;植物自己只关心有没有传粉的虫。这两套语言,可以并行不悖。
时与地
初夏至盛夏,六七月间开。百合花期短,三五日即谢,故画者多取初开之态。北半球温带,中国、日本与欧洲山地皆有。中国百合入药已久,十九世纪欧洲又从东亚引去数十种,一时百合育种大盛。图上所记的 1812 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。看这类图最好的时候是花期,见过一次活的花,再看图就不会只看颜色。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。图版今属公有领域,可以自由取用;但纸上那层手工上色,仍是两百年前某一个人的手。
带走一双眼睛
把这三件事带走:先整体后细节;先线后色;先看画再翻书。任何一张老图版,都可以用这三条读。图谱的用意是“以备查考”,看久了却会忘记查考:1812 年的一个人,为一朵花花了整整一天。
关于本图版
这幅图版出自《百合科植物图谱》(The Liliaceae),由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间出版。慈姑(Sagittaria Ovata)是本图的主角,归入泽泻科(Alismataceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 411,见第 411 页,版式为纵幅,设色以绿为基调。图为公有领域原件的修复扫描,构图与设色未经改动。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Malgré la différence dans la forme des feuilles, cette plante a le plus grand rapport avec la Sagittaire qui borde nos rivières, soit par son port général, soit par la structure de ses ditlérentes parties.
Les pétioles qui supportent les feuilles sont hauts de six décimètres, dresses, glabres, un peu comprimés latéralement, aplatis sur leur côté ou bord interne, de manière que leur coupe transversale aurait la forme d’un ovale, dont l’une des extrémités serait tronquée: dans leur moitié inférieure, ils sont bordés de deux ailes membraneuses qui, par leur réunion, forment une gaine imparfaite. Le limbe est ovale-elliptique, un peu rétréci en pointe à ses deus extrémités muni en dessons de neuf nervures longitudinales, dont la moyenne est la plus forte, et dans l’intervalle desquelles sont de petites nervures transversales, peu saillantes et extrêmement nombreuses. Sa longueur est de trois décimètres a trois décimètres et demi, et sa largeur de treize à quinze centimètres.
La hampe sort du milieu des feuilles, et s’élève à donze décimètres. Elle est nue, droite, grele, d’un vert pale, à trois angles obtus.
Les fleurs sont monoïques, disposées en grappes pyramidales laches, et ver-tieillées trois à trois. Les pedicelles qui les supportent sont longs de trois ou quatre centimètres, dressés avant l’épanouissement de la fleur, étalés horizontalement après qu’il a eu lieu. A la base de chacun d’eux est une bractée lancéolée, étroite, rétrécie en pointe, se desséchant de bonne heure. Les verti. cilles supérieurs sont formes de fleurs males; l’inférieur est formé de fleurs femelles. Dans l’individu que nous avons vu, il ne contenait qu’une seule fleur, les deux autres étant avortées probablement par accident.
Le périgone est divisé profondément en six segments disposés sur deux rangs, Les trois extérieurs ont l’apparence d’un véritable calice; ils sont ovales arrondis, concaves, aigus, d’un vert pale un peu violatre, longs d’un centi-mètre. Les trois intérieurs sont beaucoup plus grands, d’un beau blane, arrondis, portés sur de courts onglets, ondales sur les bords, entiers, ou plus ou moins profondément crénelés, longs de deux centimètres et demi, et larges de près de trois.
Les étamines sont extrêmement nombreuses, disposées en tête sphérique. Leurs filaments sont petits, en forme d’alene, hérissés de poils courts. Les anthères sont oblongues, jaunes, plus longues que le filament, insérées par leur partie moyenne. Leurs deux loges sont arquées, séparées dans le milieu par une membrane verte, rapprochées vers leurs deus extrémités.
La lleur femelle, qui commençait deja à passer lorsque nous avons vu la plante, nous a paru semblable, pour le périgone, aux fleurs máles. Les ovaires sont très-nombreux, rassemblés en tête sphérique, oblongs, glabres, verts, rétrécis à leurs deux extrémités, à peine comprimés. Les stigmates sont sessiles, petits, peu distincts.
Le fruit n’est pas parvenu à maturité dans l’individa qui a servi à notre description.
Histoire
C’est dans le jardin de la Malmaison que nous avons vu cette belle Sagittaire. Nous ignorons quelle est sa patrie; mais sa strueture, ainsi que le genre auquel elle appartient, annoncent que c’est une plante aquatique. On la conserve dans la serre chaude, et nous ignorons jusqu’à quel point elle peut supporter le froid. Elle était en fleur au mois de juin.
Explication de la planche
La Plante entière réduite, et sa partie supérieure de grandeur naturelle.
- Une étamine présentant son côté interne.
- Une étamine présentant son côté externe.
- Un ovaire.
Fam. des Alismacées. Fl. Franç.—Monoécie polyandrie. Lin.
- Sagittaria ovata. S. foliis ovatis utrinquè attenuatis, scapo simplici.