Tulipa Sylvestris
Tulipa Sylvestris
Tulipe Sauvage
- 学名
- Tulipe Sauvage
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1805
- 图版号
- Plate 165
- 原书页码
- p.165
- 主色
- 黄
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿
- 纵幅 2.04∶1
第一眼
夫象物必在于形似,形似须全其骨气。
—— 唐·张彦远《历代名画记》
形似只是门槛,骨气才是要害。看一株植物,先看它立不立得住——这就是骨气。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找黄色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Tulipe sauvage:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。一百多年前的命名者,把一种植物的来历压进了两个词。旧分类按整体亲缘,把它归入 Liliaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。同一种植物,在两本书里挂在两个门下——分类不是自然的秩序,是人替自然排的队。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 4.7%,叶色 3.1%,主相是黄绿。这个比例与色相,是这一幅独有的。鳞茎由多数肉质鳞片抱合而成,故名“百合”;茎直立,叶披针或轮生,花被六片,盛开时向外反卷,雄蕊六枚,花药长大如丁字。此幅属黄一路,黄如蜜蜡,浅处几乎透光。上色时先铺一层淡底,再在瓣基与背光处加深——层次是这样一层层叠出来的。看形制不必求全:记住叶序、花被数与着生方式,这一类的骨架就立住了。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 11%,重心偏上——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。工艺留下的破绽比题跋更诚实:刻工不会撒谎,上色的人赶时间的时候会。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
两丛香百合,一架粉长春。
—— 宋·陆游《北窗偶题四首 其一》
“两丛香百合”——把这一句放回画面:黄色的花冠就是诗句的落点——诗先写气,画后写形,两者在此处接上了。
花语
西方以白百合为圣母之洁,天使报喜时手持者即是;中国取其“百年好合”之谐音,婚仪用之,是世俗的祝福而非宗教的纯洁。此幅偏黄,在花语里总要再加重一分情绪。象征会随世道改口:同一株植物,在一个世纪里可以说完全相反的话。
时与地
初夏至盛夏,六七月间开。百合花期短,三五日即谢,故画者多取初开之态。北半球温带,中国、日本与欧洲山地皆有。中国百合入药已久,十九世纪欧洲又从东亚引去数十种,一时百合育种大盛。图上所记的 1805 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。看这类图最好的时候是花期,见过一次活的花,再看图就不会只看颜色。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。从画稿到成图要过好几双手:转刻的人求准,上色的人求快——快与准之间,就是各幅之间深浅不一的来历。
带走一双眼睛
把这三件事带走:先整体后细节;先线后色;先看画再翻书。任何一张老图版,都可以用这三条读。二百年后,这株植物的后代或许仍在某处活着;而纸上这一株,永远停在 1805 年的那个季节。
关于本图版
本图选自皮埃尔-约瑟夫·雷杜德的《百合科植物图谱》(The Liliaceae),原书 1802—1816 年间出版。画面主体为 Tulipa Sylvestris,在分类体系中列于百合科(Liliaceæ)。
该合集全编共 475 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 165,对应原书第 165 页,版式为纵幅,画面以橙黄为主色。扫描件取自公有领域原件,经高分辨率修复与色彩校正,可按原大放大查看线条与设色。
原书文字(英文 / 法文)
Description
La Tulipe sauvage se distingue facilement de toutes les espèces de ce beau genre, à sa tige chargée d’une seule fleur jaune, dont les lanières sont légèrement barbues à leur extrémité.
Sa racine est une bulbe arrondie, blanche, de la grosseur d’une pomme d’api; sa tige est droite, cylindrique, glabre, longue de a à 3 décimètres, nue dans sa partie supérieure, garnie dans le bas de deux à trois fenilles: celles-ci sont étalées, un peu engainantes à leur base, oblongues, légèrement concaves, glabres, couvertes de poussière glauque; elles atteignent la longueur de la tige, et leur extrémité, qui est calleuse, offre une légère pubescence lorsqu’on la voit à la loupe.
La fleur est jaune, inodore, nue, penchée avant son épanouissement, ensuite droite, solitaire au sommet de la tige. Son périgone est à six pièces ovales-oblongues, rétrécies aux deux extrémités, pointues, calleuses et pubescentes au sommet; les trois extérieures sont un peu épaisses, verdâtres à la surface exté-rieure, souvent roulées en dehors; les trois intérieures sont plus minces, plus larges, plus jaunes, moins ouvertes et garnies vers leur base de quelques cils mous et blanchâtres.
Les étamines sont placées devant chacune des pièces du périgone; leurs filaments sont jaunes, en forme d’alene, un peu velus à leur base; les trois qui sont placés devant les lamières intérieures de la fleur sont les plus longues et dépassent presque la longueur de l’ovaire; les anthères sont jaunes, com-primées, oblongues, obtuses, terminées par une trés-petite pointe, a deux loges pleines d’un pollen jaune.
Lovaire est vert, glabre, épais, en forme de prisme triangulaire, trois fois plus court, épais, sessile, garni de petites papilles visibles à la loupe. Il se change en une capsule ovoide-triangulaire, a trois loges, à trois valves chargées d’une cloison sur leur face interne, à plusieura graines disposées sur deux rangs dans chaque loge, planes et de couleur noire.
Histoire
La Tulipe sauvage croit naturellement dans la plus grande partie de l’Europe, et notamment dans presque toute la France; on la trouve dans les prés, au bord des haies. Elle fleurit au printemps. ♃.
Sa racine est vomitive, d’après l’autorité de Haller, mais elle est hors d’usage en médecine.
On trouve quelquefois des individus de cette plante qui, au lieu de six, ont huit pièces au périgone, huit étamines et quatre loges à l’ovaire.
Observations
La variété B des auteurs qui a la fleur odorante, plus petite que celle-ci, parait constituer une espèce distinete qui a déjà été indiquée par Link sous le nom de Tulipa australis. Dillère-t-elle de notre Tulipa celsiana?
La Talipa clasiana est indigène des champs aux environs de Madrid, comme je l’apprends par un échantillon qui m’en a été envoyé par M. Lagasca. Cava-nilles la désignait dans ses leçons sous le nom de Tulipa præcox, faisant allusion a la phrase de l’Ecluse, Tulipa persica præcox.
Fam. des Liliacées. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Tulipa sylvestris. T. caule unifloro glabro, flore subnutante, petalis lanceolato-acuminatis apice barbatis, staminibus basi hirsutis. Flor. franç. syn. n. 1903.
- Tulipa sylvestris. T. caule unifloro glabro, flore subnutante, petalis acutis apice barbatis, foliis lanceolatis. Willd. Spec. 2. p. 96.
- Tulipa sylvestris. T. flore subnutante, folis lanceolatis. Lin. Spec. 438. Flor. suec. 2. n. 284. Hall. helv. n. 1236. Scop. carn. n. 407. Gou. illustr. 25. Pall. itin. 3. p. 562. Hoffm. germ. 118. Œd. Fl. dan. t. 375. Roth. germ. I. 158. II. 397. Lam. Fl. fr. 3. p. 299. engl. bot. t. 63. Desf. atl. 1. p. 294.
- Tulipa sylvestris. T. flore solitario subnutante, foliis lanceolatis, stigmate obtuso triquetro, staminibus basi hirsutis. Smith. Fl. brit. t. 1. p. 361.
- Tulipa minor lutea gallica. C. Bauh. pin. 63. Tourn. inst. 376. Moris. hist. s. 4. r. 17. f. 9.