Yucca Aliofolia
Yucca a Feuilles d’Aloès
Yucca a Feuilles d’Aloès
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1812
- 图版号
- Plate 402
- 原书页码
- p.401
- 主色
- 黄
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿
- 纵幅 1.41∶1
第一眼
夫象物必在于形似,形似须全其骨气。
—— 唐·张彦远《历代名画记》
形似只是门槛,骨气才是要害。看一株植物,先看它立不立得住——这就是骨气。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找黄色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏右,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
学名 Yucca aliofolia:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。名字是通行证,也是懒办法——记住两个词,就抓住了一整个物种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Liliaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。两种分类是两种世界观:一个问“它和谁像”,一个问“它有几根雄蕊”。名字背后,是看世界的方法。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 11.4%,叶色 2.3%,主相是黄绿。这个比例与色相,是这一幅独有的。鳞茎由多数肉质鳞片抱合而成,故名“百合”;茎直立,叶披针或轮生,花被六片,盛开时向外反卷,雄蕊六枚,花药长大如丁字。此幅属黄一路,黄如蜜蜡,浅处几乎透光。上色时先铺一层淡底,再在瓣基与背光处加深——层次是这样一层层叠出来的。此幅只画一个种,形制的每一处都摊在纸面上,没有遮掩。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。枝叶占画面约 33%,重心近于正中——不挤不空,是这类图谱最从容的排法。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。工艺留下的破绽比题跋更诚实:刻工不会撒谎,上色的人赶时间的时候会。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
木末芙蓉花,山中发红萼。涧户寂无人,纷纷开且落。
—— 唐·王维《辛夷坞》
借辛夷“自开自落”之境,写山谷百合的处境:无人看顾,也照旧把花开完。把这一句放回画面:黄色的花冠就是诗句的落点——诗先写气,画后写形,两者在此处接上了。
花语
西方以白百合为圣母之洁,天使报喜时手持者即是;中国取其“百年好合”之谐音,婚仪用之,是世俗的祝福而非宗教的纯洁。此幅偏黄,在花语里总要再加重一分情绪。在图谱里,它首先是一个物种,其次才是一种象征——这个次序值得记住。
时与地
初夏至盛夏,六七月间开。百合花期短,三五日即谢,故画者多取初开之态。北半球温带,中国、日本与欧洲山地皆有。中国百合入药已久,十九世纪欧洲又从东亚引去数十种,一时百合育种大盛。图上所记的 1812 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。图上的产地常是“据说来自”,图上的花期常是“盛开那十日”——两处都要打个折扣读。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。图版今属公有领域,可以自由取用;但纸上那层手工上色,仍是两百年前某一个人的手。
带走一双眼睛
把这三件事带走:先整体后细节;先线后色;先看画再翻书。任何一张老图版,都可以用这三条读。二百年后,这株植物的后代或许仍在某处活着;而纸上这一株,永远停在 1812 年的那个季节。
关于本图版
此图原刊于《百合科植物图谱》(The Liliaceae),绘者为皮埃尔-约瑟夫·雷杜德,成书于 1802—1816 年间。图中描绘的是 Yucca Aliofolia,归入百合科(Liliaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 402,见第 401 页,版式为纵幅,整幅以黄为主调。扫描件取自公有领域原件,经高分辨率修复与色彩校正,可按原大放大查看线条与设色。
原书文字(英文 / 法文)
Description
La tige de cette belle plante est ligneuse, cylindrique, nue dans sa partie inférieure, dont l’écorce est brune, noirâtre, rugueuse, couverte dans sa partie supérieure par des écailles entuilées très-nombreuses, restes des feuilles qui sétaient précédemment développées dans ce lien, ou par les feuilles ellesmémes. Elle sélève quelquefois a trois ou quatre metres de hauteur, le plus souvent sans se diviser, mais quelquefois en se partageant en deux ou trois branches.
Les feuilles sont lineaires, lancéolées, rétrécies à leurs deux extrémités, terminées par une pointe épineuse, roides, cartilagineuses sur les bords, qui sont dentelés et rades, légèrement courbées en gouttière. Elles forment au sommet de la tige une touffe serrée, dans laquelle les supérieures sont dressées, les moyennes à peu près horizontales, et les inférieures un peu pendantes.
Do centre de ce faisceau de feuilles sort, à l’époque de la floraison, une hampe rameuse, longue de six décimètres au moins, glabre, grosse comme le pouce, couverte dans sa partie inférieure par quelques feuilles plus courtes que celles de la tige, mais d’ailleurs semblables. Les fleurs forment une grappe pyramidale, composée, trés-grande, qui occupe presque tonte la longueur de cette hampe. Les pédoncules communs qui les supportent sont anguleus et s’écartent de la hampe, à angle presque droit. Les inférieurs sont longs de deux décimètres environ et chargés de sept à huit llears; les supérieurs sont plus courts. Les pédicelles sont greles, longs de deux à quatre centimètres, arques et pendants à leur extrémité, ainsi que les fleurs. A la base des pédoncules communs sont des bractées lancéolées, aiguës, foliacées; les inférieures sont roides et vertes, les supérieures violettes et molles.
Le périgone est en forme de grelot, un peu plus petit que celui d’une talipe ordinaire, divisé jusqu’à sa base en six segments égaux, ovales, concaves, peu épais, un peu divergents, comprimés au sommet, d’abord entièrement blancs, à l’exception d’une tache violette à leur base, mais ensuite se teignant de cette dernière couleur le long de leur ligne moyenne.
Les étamines sont de moitié plus courtes que les divisions du périgone. Leurs filaments sont blanes, épais, oblongs, comprimes de dehors en dedans, légi rement pabescents, dressés et serrés les uns contre les autres dans la plus grande partie de leur étendue. Les anthères sont extrémement petites, couchées en travers sur le sommet du filament, à deux loges qui s’ouvrent en dessus.
Lovaire est prismatique, triangulaire, à angles obtus, creusés d’un sillon longitudinal. Sa longueur est égale à celle des étamines. Il n’y a point de style, proprement dit. Le stigmate est prismatique, épais, blane, triangulaire, divisé en trois lobes échancrés au sommet.
Histoire
L’Yucca à feuilles d’Aloës croit naturellement dans les Antilles, au Mexique, dans la Floride et la Caroline. On le cultive dans un grand nombre de jardins. Il demande à être abrité dans l’orangerie pendant l’hiver, du moins dans nos climats. Dans le midi de la France, il vient en pleine terre. Le même pied fleurit rarement deux années de suite; mais il n’y a rien de régulier dans les intervalles qui s’écoulent entre deux floraisons consécutives.
Fam. des Lis. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Yucca aloifolia. Y. foliis crenulatis strictis. Lin. sp. pl. 457. Mill. dict. n. 2. Willd. sp. pl. 2. p. 184. Desfont. Traité des arbres, vol. 1. p. 18.
- Yucca follis crenulatis. Vir. Cliff. 29.
- Yucca foliorum margine crenalato. Hort. Cliff. 130. α.
- Yucca arborescens, folis rigidioribus rectis serratis. Dill. Elth. 435. t. 323. f. 416.
- Aloe Yuccæ folio canlescens ex Vera-Cruce. Plukn. alm. 19. t. 256. f. 4.
- Aloe Americana Yuccæ folio arborescens. Comm. prælud. 64. t. 14. Boerh. Lugd-b. 2. 131. n. 45.