Rosa Parviflora var Flore Multiplici
Rosa Parviflora var Flore Multiplici
Le Rosier a Petites Fleurs
- 学名
- Le Rosier a Petites Fleurs
- 合集
- 玫瑰图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1821
- 图版号
- Plate 91
- 原书页码
- p.91
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 红、黄绿
- 纵幅 1.42∶1
第一眼
竖划三寸,当千仞之高;横墨数尺,体百里之迥。
—— 南朝宋·宗炳《画山水序》
三寸的竖线可当千仞高山,几尺横墨能容百里之远。尺幅从来不是障碍,取舍才是本事。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Rosa parviflora:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。这一幅的种加词 parviflora 意为“小花”——先记住这个词的意思,下次见到同名的植物,你会先去看那一处。图上可辨:花重瓣;叶互生,羽状复叶;枝上有刺。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 2.5%,叶色 10.9%,主相是红、辅以黄绿。这个比例与色相,是这一幅独有的。蔷薇属多为灌木或蔓生藤本,羽状复叶,小叶三至七枚,边缘有细锯齿;花单生或簇生,重瓣者瓣缘起伏如绉纱,开时层层向内收束,露出中心一点黄蕊。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。颜色不是平涂的:最浅处近乎纸色,最深处在花瓣重叠的缝里。把这两处找到,画面的呼吸就出来了。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。枝叶占画面约 30%,重心近于正中——不挤不空,是这类图谱最从容的排法。顺着画家的安排看:视线从左下角的叶子引导至中央的花朵。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。放大镜下:细致的点刻线条和阴影处理。先判断它是“印”的还是“画”的,再谈好不好看——这是看老版画最实用的一条规矩。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
枝垂云碧长,心展鹅黄嫩。
—— 宋·王千秋《生查子》
这一句由本幅的意象词「嫩、绿、娇、艳」在古典语料中检索配得。古人写到这一层,已不只是赏花,是借花说人;画面则只负责把那朵花留住。本幅的意象词:嫩绿、娇艳。
花语
西方以玫瑰为爱与缄默之征——“sub rosa”即“在玫瑰之下”,意为守口如瓶;中国诗文里的蔷薇却多与“柔蔓依人”相连,是缠绵,不是热烈。花语是给人与人的关系用的;植物自己只关心有没有传粉的虫。这两套语言,可以并行不悖。
时与地
四季开者别有月季,不在这一季里。北半球温带广布。中国自汉代已有蔷薇、月季之记载,十九世纪欧洲蔷薇与中国月季杂交,才有了今日花店里那些四季不断的品种。图上所记的 1821 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。画面物候暗示的时令是春季。看这类图最好的时候是花期,见过一次活的花,再看图就不会只看颜色。
书与人
《玫瑰图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。图版今属公有领域,可以自由取用;但纸上那层手工上色,仍是两百年前某一个人的手。
带走一双眼睛
把这三件事带走:先整体后细节;先线后色;先看画再翻书。任何一张老图版,都可以用这三条读。图谱的用意是“以备查考”,看久了却会忘记查考:1821 年的一个人,为一朵花花了整整一天。
关于本图版
此图原刊于《玫瑰图谱》(Les Roses),绘者为皮埃尔-约瑟夫·雷杜德,成书于 1817—1824 年间。原书题作“Rosa Parviflora var Flore Multiplici”。这是该物种在早期博物学出版物中的图像记录之一。
全编共收录 169 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 91,见第 91 页,版式为纵幅,整幅以深绿为主调。图为公有领域原件的修复扫描,构图与设色未经改动。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Petit arbrisseau, originaire de l’Amérique septentrionale, auquel on donne indifféremment, en Europe, dans nos pépi-nières, les noms de Rosier de Caroline; Rosier Caroline du Roi; Rosier de Virginie; Rosier de Pensylvanie à fleurs doubles, etc. Il s’élève en un buisson peu touffu, à la hauteur de deux pieds au plus. Ses rameaux, glabres et frêles, sont munis d’aiguillons stipulaires, longs, aigus, presque droits, et opposés: plusieurs autres sont épars le long des branches. Les feuilles sont composées de cinq folioles ovales, pointues à la base et au sommet, vertes et peu ou point luisantes en-dessus, plus pâles en-dessous. Le pétiole qui les supporte est pubescent en-dessus, et garni par-dessous de quelques petits aiguillons. A sa base sont deux stipules étroites, bifides, décurrentes, denticulées en leur bord. Les fleurs géminées, quelquefois ternées, naissent à l’extrémité des rameaux qui croissent sur les branches principales: elles sont soutenues par des pédoncules hérissés de glandes pédicel-lées. Le tube du calice d’une forme arrondie, un peu compri-mé, et les longues divisions du limbe, sont couverts de pareils poils. Corolle de plusieurs rangs de pétales, d’une jolie couleur rose, plus pâle au centre qu’à la circonférence de la fleur.
Remarques particulières à ce Rosier
Ce Rosier est une modification à fleurs doubles du Rosa Carolina de M. Bosc, dont il ne diffère que par ses tubes légèrement applatis, et ses pétioles un peu velus. Ces différences sont si pet importantes, qu’elles ne nous arrêteraient pas pour réunir au R. Carolina, non-seulement le parviflora, mais encore plusieurs autres Rosiers qui croissent dans l’Amérique septentrionale, et qu’on a présentés comme des espèces distinctes; toutefois la culture et la semence des graines de ces arbrisseaux ont produit tant d’intermédiaires, que, jusqu’à-présent, il nous a été impossible, dans beaucoup de cas, de distinguer nettement les espèces des variétés, et celles-ci des sous-variétés. Le temps et des observations suivies pourront seuls nous éclairer à cet égard.
Le R. parviflora a de grands rapports avec le R. gemella de Willdenow; cependant, dans celui-ci, les aiguillons ne sont pas stipulaires, mais infra-axillaires; les folioles sont plus allongées, et leurs nervures pubescentes.
Ce Rosier pousse de longues racines, qui s’étendent au loin et y produisent des rejetons destinés à remplacer le pied principal qui périt, ordinairement, après avoir langui quelques années. Il arrive qu’on retranche ces rejetons égarés, sans trop s’inquiéter de leur point de départ; et c’est ainsi que notre arbrisseau, autrefois très-commun, a disparu de presque tous les jardins. Pour le conserver, on doit chercher avec attention tous ces rejets, et les lever pour les planter ailleurs lorsqu’ils ont assez de chevelu pour assurer leur reprise. Le pied principal doit encore être relevé et changé de place. C’est le seul moyen de conserver en franc-de-pied cette jolie miniature.
- R. (Parviflora) germinibus depresso-globosis, pedunculisque his-pidis, petiolis pubescentibus subaculeatis, caule glabro, aculeis stipu-laribus rectis, foliolis ellipticis, floribus subgeminatis. Willd. Arb. 309. Id. spec. 1068. Ehrh. Betrei. 4, p. 21. Poir. Ency. 6, p. 296. Bosc, Nouv. cours, vol. I1, p. 247. Nouv. Duham. vol. 7, p. 18. Nutt. north-Americ.1 vol. 1, p. 308, spec. 2. Non
- R. parviflora Andr. Roses.
- R. (Carolina.) Du R. die harbk. 2, p. 355.
- R. (Pensylvanica.) Wangenh. nord-Americ., p. 113.
- R. (Pensylvanica) flore pleno. Andr. R. cum fig.
- R. (humilis.) Marsch. arbust. Americ. 285.
-
The genera, of or north-American Plants, and a catalogue of the species, etc. By Thomas Nuttall. Philadelphia, 1818, 2 vol. in-8°.
L’auteur s’est borné à donner une simple nomenclature des Rosiers indigènes de cette partie de l’Amérique. La voici, extraite textuellement de son ouvrage:
Species. 1, R. blanda. 2, parviflora. 3, nitida. 4, lucida. 5, gemella, 6, Lyonii. 7, setigera. 8, Carolina. 9, rubifolia. Il ne reconnaît que celles-ci pour être naturelles au sol. A l’égard des R. lævigata et rubiginosa, qu’on trouve encore dans ces contrées, il ne les considère que comme naturalisées.