Rosa Villosa var Terebenthina
Rosa Villosa var Terebenthina
Le Rosier Velu
- 学名
- Le Rosier Velu
- 合集
- 玫瑰图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1821
- 图版号
- Plate 90
- 原书页码
- p.90
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 红、黄绿
- 纵幅 1.44∶1
第一眼
夫象物必在于形似,形似须全其骨气。
—— 唐·张彦远《历代名画记》
形似只是门槛,骨气才是要害。看一株植物,先看它立不立得住——这就是骨气。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏左,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
学名 Rosa villosa:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。属名 Rosa 的来由是:属名 Rosa 即拉丁语“玫瑰”,更古可溯至希腊语 rhodon,本义或与“流动、芬芳”相关。图上可辨:花单瓣;叶互生,羽状复叶;枝上有刺。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 1.5%,叶色 9.4%,主相是红、辅以黄绿。这个比例与色相,是这一幅独有的。蔷薇属多为灌木或蔓生藤本,羽状复叶,小叶三至七枚,边缘有细锯齿;花单生或簇生,重瓣者瓣缘起伏如绉纱,开时层层向内收束,露出中心一点黄蕊。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。此幅只画一个种,形制的每一处都摊在纸面上,没有遮掩。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅排得满:枝叶占到画面的 39%,重心近于正中——标本式的画法,图的是看得全。顺着画家的安排看:视线从左下角开始,沿着枝条向上移动至花朵。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。先判断它是“印”的还是“画”的,再谈好不好看——这是看老版画最实用的一条规矩。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
南花清斗素靥,画船应不载,坡静诗卷。
—— 宋·吴文英《齐天乐》
这一句由本幅的意象词「素、静、雅」在古典语料中检索配得。古人写到这一层,已不只是赏花,是借花说人;画面则只负责把那朵花留住。本幅的意象词:素、静、雅。
花语
西方以玫瑰为爱与缄默之征——“sub rosa”即“在玫瑰之下”,意为守口如瓶;中国诗文里的蔷薇却多与“柔蔓依人”相连,是缠绵,不是热烈。花语是后人添上去的,花本身并不知道;但这层“不知道”,正是它最动人的地方。
时与地
春末夏初,五月最盛。图版多题“开花时”,正是园中第一茬花。北半球温带广布。中国自汉代已有蔷薇、月季之记载,十九世纪欧洲蔷薇与中国月季杂交,才有了今日花店里那些四季不断的品种。图上所记的 1821 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。画面物候暗示的时令是春季。看叶的老嫩、花与果是否同在枝上,季节便八九不离十;看题名里藏着的地名,来路也猜得出七分。
书与人
《玫瑰图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。从画稿到成图要过好几双手:转刻的人求准,上色的人求快——快与准之间,就是各幅之间深浅不一的来历。
带走一双眼睛
下次去公园,找一株开着的花站三分钟:看叶怎么排、花朝哪个方向开、最深的一块色在哪。三分钟之后,你已经会看这一类的图了。图谱的用意是“以备查考”,看久了却会忘记查考:1821 年的一个人,为一朵花花了整整一天。
关于本图版
《玫瑰图谱》(Les Roses)由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1817—1824 年间印行,本图即其中一幅。原书题作“Rosa Villosa var Terebenthina”。这是该物种在早期博物学出版物中的图像记录之一。
该合集全编共 169 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 90,对应原书第 90 页,版式为纵幅,整幅以绿为主调。扫描件取自公有领域原件,经高分辨率修复与色彩校正,可按原大放大查看线条与设色。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Arbrisseau touffu, qui sélève en buisson à la hauteur de quatre ou cinq pieds. Ses rameaux glabres sont armés d’aiguillons jau-nâtres, presque droits, épars sur les branches adultes, et géminés sur les rameaux jeunes et florifères. Les feuilles se composent de cing ou de sept folioles très-grandes, à-peu-près ovales, d’un verd obseur en dessus, glauques en dessous, profondément et inégalement dentées, couvertes sur les deux faces et sur leur bordure, de poils glanduleux et visqueux. Ces folioles, froissées dans les doigts, donnent une forte odeur de térébenthine. Elles sont portées par un pétiole velu, muni de quelques petits aiguillons recourbés et jaunâtres, ayant à sa base deux stipules élargies, décurrentes, denticulées, glanduleuses et velues. Les fleurs latérales et terminales, petites, presque inodores, tantôt solitaires, tantôt réunies par trois ou quatre en une espèce d’ombelle, sont supportées par des pédoncules courts, hérissés de poils roides et glanduleux: chaque pédicelle est muni de bractées pointues au sommet, élargies à la base. Le tube du calice, de forme presque ronde, est hérissé de pareils poils. Les divisions du limbe, prolongées en pointe, sont tantôt simples, tantôt munies de quelques pin-nules. La corolle présente cinq pétales de couleur rouge, qui se dégrade en couleur blanchâtre vers la base: ils sont irrégulie rement échancrés au sommet, et souvent surmontés d’une petite pointe. Styles peu saillants, à stigmates agglomérés en une tête arrondie au centre de la fleur.
Observations
Ce Rosier est très-remarquable par la grande dimension de ses folioles et leur odeur résineuse; il n’est pas encore très-commun; mais, quand il sera multiplié, il deviendra propre à orner les parcs et les jardins anglais. Nous l’avons observé chez MM. Noisette et Cels, et dans quelques jardins d’amateurs qui le confondent avec le Rosier qu’on nomme vulgairement Muscade rouge (R. Evratina Bosc. R. villosa Evratina Du P. Gym. Ros.); mais, si. ce dernier Rosier a quelque rapport avec le nôtre, comme avec toutes les variétés du Villosa, par ses pédoncules et ses tubes hérissés, il en diffère par ses folioles, et par beaucoup d’autres caractères qui l’éloignent du R. Villosa terebenthina. Nous considérons, considérons, au reste, le R. Evratina comme une production anomale issue du R. Alba et du Villosa, dont il participe évidemment. On le dit naturel au sol de l’Amérique septentrionale; cependant M. Nuttall n’en fait aucune mention dans sa nomenclature.
Le R. Villosa terebenthina ne réussit bien qu’à l’ombre et sous les grands arbres. Sa végétation est moins vigoureuse lorsqu’il est exposé au soleil.
R. Germinibus globosis pedunculisque hispidis; foliolis (resinam terebenthinam redolentibus) glaucis, glutinosis, utrinque villosis, duplicato-serratis, serraturis ciliatis; caule aculeis subrectis. (N.)