Astrœmeria Pelegrina
Astrœmeria Pelegrina
Ten ways of seeing
- measured cast red
- upright 1.75 : 1
- published 1802
- Plate 46
First Look
真山水之川谷,远望之以取其势,近看之以取其质。
—— 宋·郭熙《林泉高致·山水训》
Mountains and valleys: from afar take their momentum, up close take their texture — the two distances from which any picture is read.
The sheet is vertical: the eye climbs and settles in the upper half. Let the plant stand before you look for detail. Then step in close: watch where colour meets line, and whether the line ever breaks. Third, find where the yellow is deepest: the whole tonal order is measured from that patch.
Name and Thing
No reliable binomial survives, so the printed title must serve. The older system filed it under Amaryllidaceæ by overall affinity; Linnaeus, counting stamens only, placed it in Hexandria — two ways of asking what a plant is. Neither name nor binomial survives: the printed title must do.
Form and Colour
Measured on this plate: flower colour covers 3.3% of the sheet, foliage 3.5%, the cast red with a second note of yellow-green. No other plate shares exactly this measure. Bulbous plants store the year underground — bulb, corm or tuber — then send up a few thick leaves and a single scape, with six tepals in cup, funnel or star. Filed under yellow — a honey-yellow, built in washes from a pale ground. A single plant, laid out with nothing hidden.
Composition
Tall and narrow, the plant rising in one movement with generous margins — the upright format of most floras. (about 1.75 : 1) No details are appended: a plate for looking, not for keying out. The plant covers only 21% of the sheet, centred above centre; the emptiness is where the eye rests. Old plates set the plant slightly off centre, with unequal margins — that small imbalance is what keeps it alive.
Line and Colour
The first half of the nineteenth century moved from copper to steel to lithography; stipple could render the softest transition. There is evidence on the back too: the plate mark pressed into the paper, the slight relief of the pigment, lines worn shallow in a later printing. If you mean to copy it: take its skeleton, its margins and the order of its colours; the burin's hatching is the language of copper — suggest it with pencil density, do not imitate it stroke for stroke.
Poetic Resonance
兰陵美酒郁金香,玉椀盛来琥珀光。
—— 唐·李白《客中行》
The poem gives the mood first and the picture supplies the form; set the line beside the plate and the yellow the corolla becomes its resting point.
Symbolism
The tulip was an imperial emblem in Istanbul and a speculative bubble in Amsterdam; the hyacinth sprang from a boy's blood in Greek myth. What bulbs share is concealment: next year kept underground. This plate leans yellow, which in flower language adds one more degree of feeling. In a flora it is a species first and a symbol second; the order is worth keeping.
Season and Place
Early spring to early summer, genus by genus: tulips and hyacinths first, gladiolus and amaryllis later. Three homelands: the Mediterranean, Central Asia and South Africa. The tulip came from Ottoman gardens and became a Dutch mania. The year 1802 on the plate is that of publication, not of flowering — the gathering came a year or two earlier. The volume was made in 1802-1816, when most of this knowledge came from living plants under glass.
The Book and the Hand
“The Liliaceae” was drawn by Pierre-Joseph Redouté and published 1802-1816. This plate is Plate 46, book page 46. The image is public domain; the hand-colouring is still one person's hand.
What to Take Away
Carry three rules away: whole before detail; line before colour; picture before book. Two centuries on, the plant may still flower in some garden; the one on this sheet stopped in the season of 1802.
About this plate
Description
Le nom de Pelegrina que les Espagnols, habitants du Pérou, ont donné à cette espèce d’Alstromeria, signifie Fleur superbe, et ce nom lui convient en effet, à cause de la grandeur et de la beauté de ses corolles pourpres et mouchetées intérieurement.
Sa racine offre une souche horizontale, irrégulièrement cylindrique, d’où partent en dessous des radicules simples, cylindriques, ordinairement épaisses et obtuses vers l’extrémité; du côté supérieur s’élèvent plusieurs tiges herba-cées, droites, simples, glabres, cylindriques, hautes de 3 décimètres environ. Les feuilles sont écartées les unes des autres, plus longues dans le haut de la plante que dans le bas, disposées autour de la tige en ordre quinconce peu ré-gulier, sessiles, lancéolées-linéaires, un peu tordues sur elles-mêmes, de manière que la surface inférieure tend plus ou moins à devenir supérieure; ces feuilles sont glabres, d’une consistance délicate, et marquées de lignes longitudinales peu sensibles.
Du sommet de la tige naissent ordinairement trois pédicelles presque disposés en ombelle, droits, nus, longs de 4 centimètres, et qui portent chacun une fleur grande, droite ou peu inclinée, presque régulière et en forme de cloche, d’un pourpre pale et inégal, mouchetée à l’intérieur de taches plus foncées.
La corolle qui repose sur l’ovaire est d’une seule pièce, mais divisée en lanières si profondes, si faciles à séparer sans déchirement, qu’on serait tenté de les regarder comme des pétales; les trois extérieures ont la forme d’un cœur along6, attaché par la pointe, et terminé au sommet par trois lobes, dont les deux latéraux sont arrondis, minces, colorés et pétaloides, tandis que celui du milieu est vert, calleux, pointu, analogue à la nature des feuilles; les trois lanières intérieures sont oblongues, en forme de coin, pointues, rétrécies à leur base en un onglet mince et alonge, deux d’entre elles ont les bords inférieurs roulés en dedans et légèrement ciliés ou veloutés: toutes ces lanières atteignent 5 centimètres de longueur.
Les étamines sont au nombre de six; leurs filets sont plus courts que la co-rolle, insérés sur l’ovaire, droits dans leur partie inférieure, courbés et redressés à leur sommet; les anthères sont grosses, ovoides, de couleur pâle.
Le style est plus court que les étamines, et se divise au sommet en trois stigmates étalés et pointus: ce style nait d’un ovaire placé sous la corolle, qui se change en une capsule presque globuleuse, marquée de six côtes saillantes surtout à sa partie inférieure, surmonté par le rudiment du style, lequel per sistant et croissant encore après la floraison, prend la forme d’une pyramide à trois pans; la capsule est composée de trois loges formées par trois valves qui, à la maturité, se séparent avec élasticité; les graines ne sont point attachées aux valves comme dans le plas grand nombre des Liliacées; elles adhèrent à un réceptacle central sondé avec les parois, et qui, à la maturité, se divise en trois parties vers le sommet: chaque loge contient huit à douze graines globuleuses et d’un roux brun.
Histoire
Cette plante est originaire du Pérou, et en particulier des environs de Lima. Nous en devons la connaissance au célèbre voyageur Feuillée, qui nous apprend que la Pelegrina est cultivée comme plante d’ornement dans l’Amérique méridionale; peut-être mériterait-elle de recevoir les mêmes soins dans nos jardins: ses tiges annuelles naissent d’une racine vivace, circonstance qui peut-ètre donnerait à cette plante un moyen facile de résister à nos hivers; elle est maintenant cultivée dans plusieurs jardins de botanique, dont elle fait l’or nement à la fin du printemps, époque ordinaire de sa floraison.
Explication de la planche
La Plante de grandeur naturelle.
- Le pistil et les étamines débarrassés de la corolle.
- Le pistil.
Fam. des Narcisses. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Alstrœmeria pelegrina. A. caule erecto, corollis patentibus, petalis tribus exterioribus tridentatis, reliquis mucronatis, foliis lineari-lanceolatis sessilibus. Wild. Spec. 2. p. 195.
- Alstrœmeria pelegrina. A. caulo erecto, corollis campanulatis rectis, foliis lineari-lanceolatis sessilibus. Lin. Syst. 338.
- Alstrœmeria pelegrina. A. caule erecto. Linn. Spec. 461. Amœn. Acad. 6. p. 247. t. 247. Crantz. Inst. 1. p. 467. Jacq. hort. Vind. t. 50. Curt. Bot. Mag. t. 139. Lam. Illustr. t. 231. f. 1.
- Alstrœmeria pelegrina. Gœren. Fruct. t. p. 41. t. 13.f. 4.
- Hemerocallis floribus purpurascentibus maculatis, vulgò Pelegrina. Feuill. peruv. 2. p. 711. t. 5.