Amaryllis Belladonna
Amaryllis Belladonna
Amaryllis Belladonne
Ten ways of seeing
- measured cast amber
- upright 1.45 : 1
First Look
论画以形似,见与儿童邻。
—— 宋·苏轼《书鄢陵王主簿所画折枝》
To judge painting by likeness alone is the view of a child.
The sheet is vertical: the eye climbs and settles in the upper half. Let the plant stand before you look for detail. Then step in close: watch where colour meets line, and whether the line ever breaks. Third, find where the green is deepest: the whole tonal order is measured from that patch. The pose leans right: the upper half carries 8 points further right than the lower — a living thing, not a diagram.
Name and Thing
The binomial is Amaryllis belladonne: the first word is the genus it belongs among, the second the epithet that sets it apart. Two words carry a whole provenance. The older system filed it under Amaryllidaceæ by overall affinity; Linnaeus, counting stamens only, placed it in Hexandria — two ways of asking what a plant is. No established Chinese name exists, so it is cited by its binomial alone.
Form and Colour
Measured on this plate: flower colour covers 7.8% of the sheet, foliage 5.8%, the cast amber with a second note of red. No other plate shares exactly this measure. Bulbous plants store the year underground — bulb, corm or tuber — then send up a few thick leaves and a single scape, with six tepals in cup, funnel or star. a moss green. Three things fix the habit: leaf arrangement, tepal count, and how the flower is borne.
Composition
The sheet is tall. No details are appended: a plate for looking, not for keying out. The plant takes about 29% of the sheet, centred above centre — the easy measure most florists kept to.
Line and Colour
The first half of the nineteenth century moved from copper to steel to lithography; stipple could render the softest transition. Take a loupe to three places: petal edge, leaf vein, caption. An unbroken line means engraving; colour crossing the outline means a hand. If you mean to copy it: take its skeleton, its margins and the order of its colours; the burin's hatching is the language of copper — suggest it with pencil density, do not imitate it stroke for stroke.
Poetic Resonance
兰陵美酒郁金香,玉碗盛来琥珀光。
—— 唐·李白《客中行》
Fine wine of Lanling, fragrant with turmeric; poured in a jade bowl, it glows like amber.
The poem gives the mood first and the picture supplies the form; set the line beside the plate and the green the corolla becomes its resting point.
Symbolism
The tulip was an imperial emblem in Istanbul and a speculative bubble in Amsterdam; the hyacinth sprang from a boy's blood in Greek myth. What bulbs share is concealment: next year kept underground. In a flora it is a species first and a symbol second; the order is worth keeping.
Season and Place
Early spring to early summer, genus by genus: tulips and hyacinths first, gladiolus and amaryllis later. South African bulbs filled European glasshouses after 1800. The year 1805 on the plate is that of publication, not of flowering — the gathering came a year or two earlier. See this kind of plate in the flowering season if you can: once you have met the living flower, you stop reading only colour.
The Book and the Hand
“The Liliaceae” carries only Pierre-Joseph Redouté's name. The image is public domain; the hand-colouring is still one person's hand.
What to Take Away
If you keep one line, keep Guo Xi's: from afar its momentum, up close its texture. The flower of that year is dust, yet its image on paper has outlived every living cousin.
About this plate
Description
Une balbe charnue et de la grosseur du poing pousse, au mois de décembre, une touffe de feuilles vertes, alongées, un peu obtuses, courbées en gouttière, et qui se fanent avant la fleuraison; de la même bulbe, il sort, au mois de juillet suivant, une hampe droite, ferme, cylindrique, simple, haute de 5 à 6 déci-mètres, un peu brunâtre et couverte d’une poudre grise: de son sommet sélèvent plusieurs leurs pédonculées disposées en ombelle: leur nombre varie de 3 à 1o environ; elles sortent d’une spathe à deux valves oblongues, poin-tues, marcescentes, striées. Ces fleurs sont grandes, d’un beau rose, plus blanchâtres vers leur base intérieure, plas vives en couleur vers le sommet des lobes: au reste, leur teinte rose varie dintensité, mais sans jamais acquérir ni le rouge cerise de l’Amaryllis de la Reine, ni le rouge vermillon de l’Amaryllis équestre; chacune d’elles est en forme d’entonnoir trés-ouvert, à six parties séparées presque jusqu’à la base, oblongues, un peu pointues, A six étamines plus courtes que le périgone et un peu ascendantes au sommet; enfin à un style filiforme, plus long que les étamines et terminé par un stigmate simple.
Histoire
La Belladonna, ou Belledame, ou Amaryllis à fleurs roses, est une tres-belle plante, abondamment cultivée en Italie pour l’ornement des appartements. Quoiqu’elle Meurisse à la fin de l’été, elle a encore le temps d’y porter des graines mûres: on la maltiplie de préférence, au moyen des cayeux qu’on lève au mois de juin, dans l’intervalle qui a lieu entre la dessiccation des feuilles et l’apparition des fleurs. Les Italiens envoient beaucoup de ces cayeux dans les contrées plas septentrionales de l’Europe, où on la cultive aussi comme fleur d’ornement, soit à cause de la beauté de sa fleur, soit pour l’odeur agréable qu’elle exhale, soit parce quelle fleurit à une époque ou toutes les autres plantes se dépouillent.
On la plante, au mois de juin, dans un terrain plutôt maigre que gras: elle réussit bien dans un sol platreux; on l’arrose peu, à moins que le mois de septembre ne soit très-see. Loignon doit être planté au midi, et garanti avec soin des relées.
La patrie de la Belladonne est encore un sujet de discussion qui est lie avec la synonymie de cette plante, fort embrouillée dans les auteurs. D’après Pétiver et L’Héritier, elle serait indigène du Cap-de-Bonne-Espérance: tous les Autres botanistes l’ont indiquée comme indigène de l’Amérique méridionale; mais probablement ils ont été induits dans cette opinion, parce qu’ils croyaient que leur plante était celle de Linné, de Sloane ou de Seba: maintenant qu’il est bien certain que la Belladonne n’est aucune des plantes décrites par ces auteurs, on doit donner plus de confiance au témoignage de Pétiver, et il est plus probable que notre plante provient du Cap.
Observations
Quoique la Belladonne soit bien commune dans le midi de l’Europe, les botanistes du Nord ont introduit une grande confusion dans sa synonymie. Linné a donné le nom de Belladonna à une espèce pour laquelle il cité une figure de Seba, qui appartient évidemment à l’Amaryllis équestre, quoiqu’elle ait trois fleurs au lieu de deux. Herman a donné aussi le nom de Belladonna à l’Amaryllis équestre. Miller a rétabli la vérité, mais a cité un synonyme faux de Mérian, et n’a pas d’ailleurs été assez suivi. Lamarck et L’Héritier ont rétabli et la vraie synonymie et le vrai nom de la Belladonna, et tout embarras semblait etre levé. M. Willdenow a de nouveau confondu les syno-nymes, en joignant les phrases de Sloane et de Seba avec celle de L’Héritier. Rien n’est plus aisé cependant que de distinguer ces trois plantes, souvent confondues.
- A. Reginæ, pl. g. Spathe à 1, 2 ou 3 fleurs. Feuilles vivantes, avec les fleurs. Fleurs presque sessiles, d’un rouge cerise, en forme d’entonnoir & tube court et large.
- A. Equestris, pl. 38. Spathe à 1, 2 ou 3 fleurs. Feuilles vivantes, avec les fleurs. Fleurs presque sessiles, d’un rouge vermillon, en forme d’entonnoir à tube long et étroit.
- A. Belladonna, pl. 18o. Spathe à 3 à to fleurs. Feuilles mortes avant la naissance des fleurs. Fleurs pédonculées, d’un rose clair, en forme d’entonnoir à tube court et large.
Fam. des Narcisses. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Amaryllis Belladonna. A. floribos umbellatis pedunculatis subhexapetalis, foliis canaliculatis. L’Her. Sert, angl. p. 12. non Lin.
- Amaryllis Belladonna. A. corollis erectiosculis hexapetalis, laciniis planis, scapo compresso, foliis acutè canaliculatis obtusè carinatis glaberrimis. Ait. Kew. 1. p. 417. Willd. Spec. 2. p. 54. excl. Sloan. et Seb. syn. Pers. ench. 1. p. 353. excl. syn. Seb.
- Amaryllis Belladonna. A. spathâ multiflorâ, corollis campanulatis æqualibus, genitalibus declinatis. Mill. Dict. n. 5. ic. t. 23.
- Amaryllis Belladonna. Mill. illustr. ic. Desf. cat. p. 29.
- Amaryllis rosea. Lam. Dict. 1. 122. Delaun. alm. jard. p. 182.
- Amaryllis Regina. Lin. Spec. p. 421? non L’Her. nee Ait. Willd.
- Lilio-Narcissus indicus saturato colore purpurascens. Moris. hist. 2. p. 367. Tourn. inst. 385.
- Lilio-Narcissus jacobeus indicus polyanthos. Barr. ic. t. 1036.
- Lilio-Narcissus indicus sature purpurascens polyanthos, Belladonna formosa Italorum. Barr. ic. 6. 1039.
- Lilio-Narcissus indicus dilatè purpuraseens, Belladonna Italorum vulgatior. Barr. ic. t. 1040. benè.
- Lilio-Narcissus indicus flore elegantissimè purpurascente. Weinm. phyt. 3. p. 276. t. 653. f. A.
- Lilio-Narcissus rubens indieus. Ald. Sarn. 83. t. 82.
- Lilio-Asphodelas capensis flore roseo. Pet. gaz. n. 497. t. 85. f. 5.
- Narcissus pumilus indieus polyanthos. Corn. canad. 154. ic. malè.
- Narcissus indicus liliaceus diluto colore purpurascens. Ferr. flor. t. 121–123.
- Narcissas indicas liliaceus saturo colore purpurascens. Ferr. flor. t. 119.
- Narcissus indicus polyanthos liliaceo flore. Rudb. elys. 2. p. 48. f. 7. fig. Ferr. er L’Her.