Crinum Giganteum
Crinum Géant
Crinum Géant
Ten ways of seeing
- measured cast yellow-green
- upright 1.42 : 1
First Look
江馆清秋,晨起看竹,烟光日影露气,皆浮动于疏枝密叶之间。
—— 清·郑板桥《题画竹》
On an autumn morning at the river lodge I looked at the bamboo: mist, sunlight, dew, all drifting among the sparse and dense leaves.
The sheet is vertical: the eye climbs and settles in the upper half. Let the plant stand before you look for detail. Then step in close: watch where colour meets line, and whether the line ever breaks. Third, find where the green is deepest: the whole tonal order is measured from that patch. The pose leans right: the upper half carries 16 points further right than the lower — a living thing, not a diagram.
Name and Thing
The binomial is Crinum giganteum: the first word is the genus it belongs among, the second the epithet that sets it apart. Two words carry a whole provenance. The older system filed it under Amaryllidaceæ by overall affinity; Linnaeus, counting stamens only, placed it in Hexandria — two ways of asking what a plant is. No established Chinese name exists, so it is cited by its binomial alone.
Form and Colour
Measured on this plate: flower colour covers 1.7% of the sheet, foliage 12.5%, the cast yellow-green with a second note of amber. No other plate shares exactly this measure. Bulbous plants store the year underground — bulb, corm or tuber — then send up a few thick leaves and a single scape, with six tepals in cup, funnel or star. a moss green. Three things fix the habit: leaf arrangement, tepal count, and how the flower is borne.
Composition
The sheet is tall. No details are appended: a plate for looking, not for keying out. The plant fills 39% of the sheet, centred above centre — the herbarium way, drawn to be read whole.
Line and Colour
The first half of the nineteenth century moved from copper to steel to lithography; stipple could render the softest transition. Decide first whether it was printed or painted; only then discuss whether it is beautiful. If you mean to copy it: take its skeleton, its margins and the order of its colours; the burin's hatching is the language of copper — suggest it with pencil density, do not imitate it stroke for stroke.
Poetic Resonance
兰陵美酒郁金香,玉碗盛来琥珀光。
—— 唐·李白《客中行》
Fine wine of Lanling, fragrant with turmeric; poured in a jade bowl, it glows like amber.
The poem gives the mood first and the picture supplies the form; set the line beside the plate and the green the corolla becomes its resting point.
Symbolism
The tulip was an imperial emblem in Istanbul and a speculative bubble in Amsterdam; the hyacinth sprang from a boy's blood in Greek myth. What bulbs share is concealment: next year kept underground. In a flora it is a species first and a symbol second; the order is worth keeping.
Season and Place
Early spring to early summer, genus by genus: tulips and hyacinths first, gladiolus and amaryllis later. South African bulbs filled European glasshouses after 1800. The year 1807 on the plate is that of publication, not of flowering — the gathering came a year or two earlier. Read the locality and the flowering season both with a discount: one is hearsay, the other a ten-day peak.
The Book and the Hand
“The Liliaceae” carries only Pierre-Joseph Redouté's name. The image is public domain; the hand-colouring is still one person's hand.
What to Take Away
If you keep one line, keep Guo Xi's: from afar its momentum, up close its texture. Two centuries on, the plant may still flower in some garden; the one on this sheet stopped in the season of 1807.
About this plate
Une bulbe sphérique, écailleuse, blanche et de la grosseur du poing, donne naissance, par sa base, à un grand nombre de racines cylindriques, longues et rameuses. De son sommet nait un faisceau de feuilles oblongues, larges d’un décimètre, longues de quatre, entières sur les bords, rétrécies, courbées en canal, et redressées dans leur partie inférieure, légèrement concaves et étalées dans leur partie supérieure, aigues à leur sommet. Celles de la plante figurée par Andrews, sont un peu plus étroites, et ondulées sur les bords.
De cette même bulbe, et à côté de l’origine des feuilles, nait une hampe droite, lisse, épaisse, un peu comprimée, longue de deux décimètres, et terminée par un bouquet de fleurs. Celles-ci sont au nombre de six sessiles et disposées en ombelle. Elles sont blanches en leur limbe, et répandent une odeur agréable de jacinthe. Une spathe à deux valves en forme de lance, vertes, aigués, et atteignant à peine le tiers de la longueur des fleurs, entoure complétement, par sa base, le sommet de la hampe. Les fleurs sont en outre accompagnées de plusieurs bractées membraneuses et linéaires.
Le tabe de la corolle est adhérent à l’ovaire, a-pen-près cylindrique, à trois angles très-obtus, presque droit dans sa partie inféri sure, un peu recourbe et ascendant au sommet, long de dix-huit centimètres, et de couleur verte. Le limbe est à six divisions légèrement fermé, dans sa partie inférieure, blane et un peu irrégulier. Les segmens sont ovales, oblongs, étales vers leur sommet, longs de neuf centimètres, larges de trois et demi. Leur nervure moyenne, verdätre et peu proéminente, se prolonge en une pointe saillante, aigué et verte, qui se prononce davantage dans les trois divisions extérieures, que dans les autres.
Les étamines, au nombre de six, sont insérées à l’entrée du tabe de la corolle. Leurs filamens sont en forme d’alène, un peu plas courts que les segmens da limbe. Ils sont courbes en avant et redressés vers le sommet. Ils portent des anthères linéaires, longues et vacillantes, dont la couleur est noire après la fécondation.
L’ovaire adhère au tube de la corolle; il est ovoide, a trois angles obtus, à trois loges et surmonté par un style filiforme, qui atteint la longueur des éta-mines. Le stigmate est entier, simple, et dépasse à peine la grosseur du style. Nous n’avons pas vu le fruit dans l’état de maturité.
Histoire
Le Crinum géant est originaire de la Sierra-Leone, sur les côtes d’Afrique. Nous en avons vu un pied qui a fleuri dans le jardin de M. Cels, auquel M. Broussonet l’avait envoyé.
Observations
Cette belle espèce de Crinum, malgré quelques légères différences dans la forme des feuilles, me parait évidemment la même que la plante figurée par Andrews; mais je ne partage pas l’opinion du continuateur de l’ouvrage de Curtis, qui la regarde comme une simple variété de l’Amaryllis-Ornata; elle en diffère par la couleur presque entièrement blanche de ses fleurs, par la grosseur et la briéveté de sa hampe, et par la largeur de ses feuilles, qui vont en se rétré-eissant vers la base. Nous la plaçons, a l’exemple d’Andrews, dans le senre Crinum, auquel elle se rapporte par son port et ses principaux caractères, quoique ses fleurs un peu irrégulières, et ses étamines inclinées et ascendantes à leur extrémité, semblent la rapprocher des Amaryllis à corolles tubuleuses.
Fam. des Narcisses. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Crinum giganteum. C. folis lanceolatis basi angustatis, floribus umbellatis, staminibus declinatis tubo longissimo.
- Crinum giganteum foliis faccidis undolatis; floribus sessilibus umbellatis petalis concavis subalbidis, Andr. bor. rep. 169.
- Amaryllis ornata var. B. Curt. bot. mag, 936.