Amaryllis Belladonna
Amaryllis Belladonna
Amaryllis Belladonne
- 学名
- Amaryllis Belladonne
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1805
- 图版号
- Plate 180
- 原书页码
- p.180
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 橙黄、红
- 纵幅 1.45∶1
- 1805 年刊
- 图版 180
第一眼
论画以形似,见与儿童邻。
—— 宋·苏轼《书鄢陵王主簿所画折枝》
只求画得像,是小孩的眼光。苏轼不是不要形似,是说形似之后还有一层:神。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏右,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
学名 Amaryllis belladonne:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。一百多年前的命名者,把一种植物的来历压进了两个词。旧分类按整体亲缘,把它归入 Amaryllidaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。两种分类是两种世界观:一个问“它和谁像”,一个问“它有几根雄蕊”。名字背后,是看世界的方法。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 7.8%,叶色 5.8%,主相是橙黄、辅以红。这个比例与色相,是这一幅独有的。球根花卉把一年的力气都存在地下:鳞茎、球茎或块茎,叶少而厚,花茎一杆直上,花被六片,形或杯、或漏斗、或星。此幅以绿为主,绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。这一路颜色多来自叶、萼与枝,花只占很小一块——图谱的次序向来如此:先立植株,再点花色。看叶:叶柄长短、叶尖形状、叶缘有没有锯齿,这三样比花色更能认出它是什么。
构图与呼吸
画幅高而窄,主株一路向上,上下留白多,是图谱中最常见的立轴式构图。(高宽比约 1.45∶1)全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。枝叶占画面约 29%,重心偏上——不挤不空,是这类图谱最从容的排法。空白不是没画完,是给眼睛留的落脚处:一张图若四边都塞满,花反而会闷。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。工艺留下的破绽比题跋更诚实:刻工不会撒谎,上色的人赶时间的时候会。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
仙衣才试郁金黄,便觉秋风满院芳。
—— 宋·朱熹《次劉彥集木犀韻三首 其二》
“仙衣才试郁金黄”——诗以气行,画以形立;两种“看”叠在一起,才是看画的意思。
花语
郁金香在奥斯曼是帝国之花,在荷兰是投机的符号;风信子在希腊神话里是少年之血所化。球根的共同性格是“藏”:把来年藏在今年地下。象征会随世道改口:同一株植物,在一个世纪里可以说完全相反的话。
时与地
早春至初夏,随属而移。郁金香、风信子最早,唐菖蒲、朱顶红继之,秋植者则于翌春开。地中海、中亚与南非三个源头。郁金香自奥斯曼传入欧洲,十七世纪荷兰“郁金香热”把它变成一场金融风暴。图上所记的 1805 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。《百合科植物图谱》成于1802-1816;看这类图最好的时候是花期,见过一次活的花,再看图就不会只看颜色。
书与人
《百合科植物图谱》(The Liliaceae)由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘,成于1802-1816。此幅为其中图版 180,见原书第 180 页。一本书的“作者”常常是主编;真正决定这幅图好不好看的,是没留下名字的刻工与上色人。
带走一双眼睛
如果只能记一句,就记郭熙那八个字:远望取其势,近看取其质。看图、看花、看人,都一样。二百年后,这株植物的后代或许仍在某处活着;而纸上这一株,永远停在 1805 年的那个季节。
关于本图版
本图选自皮埃尔-约瑟夫·雷杜德的《百合科植物图谱》(The Liliaceae),原书 1802—1816 年间出版。原书题作“Amaryllis Belladonna”,在分类体系中列于石蒜科(Amaryllidaceæ)。
该合集全编共 475 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 180,对应原书第 180 页,版式为纵幅,整幅以绿为主调。图为公有领域原件的修复扫描,构图与设色未经改动。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Une balbe charnue et de la grosseur du poing pousse, au mois de décembre, une touffe de feuilles vertes, alongées, un peu obtuses, courbées en gouttière, et qui se fanent avant la fleuraison; de la même bulbe, il sort, au mois de juillet suivant, une hampe droite, ferme, cylindrique, simple, haute de 5 à 6 déci-mètres, un peu brunâtre et couverte d’une poudre grise: de son sommet sélèvent plusieurs leurs pédonculées disposées en ombelle: leur nombre varie de 3 à 1o environ; elles sortent d’une spathe à deux valves oblongues, poin-tues, marcescentes, striées. Ces fleurs sont grandes, d’un beau rose, plus blanchâtres vers leur base intérieure, plas vives en couleur vers le sommet des lobes: au reste, leur teinte rose varie dintensité, mais sans jamais acquérir ni le rouge cerise de l’Amaryllis de la Reine, ni le rouge vermillon de l’Amaryllis équestre; chacune d’elles est en forme d’entonnoir trés-ouvert, à six parties séparées presque jusqu’à la base, oblongues, un peu pointues, A six étamines plus courtes que le périgone et un peu ascendantes au sommet; enfin à un style filiforme, plus long que les étamines et terminé par un stigmate simple.
Histoire
La Belladonna, ou Belledame, ou Amaryllis à fleurs roses, est une tres-belle plante, abondamment cultivée en Italie pour l’ornement des appartements. Quoiqu’elle Meurisse à la fin de l’été, elle a encore le temps d’y porter des graines mûres: on la maltiplie de préférence, au moyen des cayeux qu’on lève au mois de juin, dans l’intervalle qui a lieu entre la dessiccation des feuilles et l’apparition des fleurs. Les Italiens envoient beaucoup de ces cayeux dans les contrées plas septentrionales de l’Europe, où on la cultive aussi comme fleur d’ornement, soit à cause de la beauté de sa fleur, soit pour l’odeur agréable qu’elle exhale, soit parce quelle fleurit à une époque ou toutes les autres plantes se dépouillent.
On la plante, au mois de juin, dans un terrain plutôt maigre que gras: elle réussit bien dans un sol platreux; on l’arrose peu, à moins que le mois de septembre ne soit très-see. Loignon doit être planté au midi, et garanti avec soin des relées.
La patrie de la Belladonne est encore un sujet de discussion qui est lie avec la synonymie de cette plante, fort embrouillée dans les auteurs. D’après Pétiver et L’Héritier, elle serait indigène du Cap-de-Bonne-Espérance: tous les Autres botanistes l’ont indiquée comme indigène de l’Amérique méridionale; mais probablement ils ont été induits dans cette opinion, parce qu’ils croyaient que leur plante était celle de Linné, de Sloane ou de Seba: maintenant qu’il est bien certain que la Belladonne n’est aucune des plantes décrites par ces auteurs, on doit donner plus de confiance au témoignage de Pétiver, et il est plus probable que notre plante provient du Cap.
Observations
Quoique la Belladonne soit bien commune dans le midi de l’Europe, les botanistes du Nord ont introduit une grande confusion dans sa synonymie. Linné a donné le nom de Belladonna à une espèce pour laquelle il cité une figure de Seba, qui appartient évidemment à l’Amaryllis équestre, quoiqu’elle ait trois fleurs au lieu de deux. Herman a donné aussi le nom de Belladonna à l’Amaryllis équestre. Miller a rétabli la vérité, mais a cité un synonyme faux de Mérian, et n’a pas d’ailleurs été assez suivi. Lamarck et L’Héritier ont rétabli et la vraie synonymie et le vrai nom de la Belladonna, et tout embarras semblait etre levé. M. Willdenow a de nouveau confondu les syno-nymes, en joignant les phrases de Sloane et de Seba avec celle de L’Héritier. Rien n’est plus aisé cependant que de distinguer ces trois plantes, souvent confondues.
- A. Reginæ, pl. g. Spathe à 1, 2 ou 3 fleurs. Feuilles vivantes, avec les fleurs. Fleurs presque sessiles, d’un rouge cerise, en forme d’entonnoir & tube court et large.
- A. Equestris, pl. 38. Spathe à 1, 2 ou 3 fleurs. Feuilles vivantes, avec les fleurs. Fleurs presque sessiles, d’un rouge vermillon, en forme d’entonnoir à tube long et étroit.
- A. Belladonna, pl. 18o. Spathe à 3 à to fleurs. Feuilles mortes avant la naissance des fleurs. Fleurs pédonculées, d’un rose clair, en forme d’entonnoir à tube court et large.
Fam. des Narcisses. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Amaryllis Belladonna. A. floribos umbellatis pedunculatis subhexapetalis, foliis canaliculatis. L’Her. Sert, angl. p. 12. non Lin.
- Amaryllis Belladonna. A. corollis erectiosculis hexapetalis, laciniis planis, scapo compresso, foliis acutè canaliculatis obtusè carinatis glaberrimis. Ait. Kew. 1. p. 417. Willd. Spec. 2. p. 54. excl. Sloan. et Seb. syn. Pers. ench. 1. p. 353. excl. syn. Seb.
- Amaryllis Belladonna. A. spathâ multiflorâ, corollis campanulatis æqualibus, genitalibus declinatis. Mill. Dict. n. 5. ic. t. 23.
- Amaryllis Belladonna. Mill. illustr. ic. Desf. cat. p. 29.
- Amaryllis rosea. Lam. Dict. 1. 122. Delaun. alm. jard. p. 182.
- Amaryllis Regina. Lin. Spec. p. 421? non L’Her. nee Ait. Willd.
- Lilio-Narcissus indicus saturato colore purpurascens. Moris. hist. 2. p. 367. Tourn. inst. 385.
- Lilio-Narcissus jacobeus indicus polyanthos. Barr. ic. t. 1036.
- Lilio-Narcissus indicus sature purpurascens polyanthos, Belladonna formosa Italorum. Barr. ic. 6. 1039.
- Lilio-Narcissus indicus dilatè purpuraseens, Belladonna Italorum vulgatior. Barr. ic. t. 1040. benè.
- Lilio-Narcissus indicus flore elegantissimè purpurascente. Weinm. phyt. 3. p. 276. t. 653. f. A.
- Lilio-Narcissus rubens indieus. Ald. Sarn. 83. t. 82.
- Lilio-Asphodelas capensis flore roseo. Pet. gaz. n. 497. t. 85. f. 5.
- Narcissus pumilus indieus polyanthos. Corn. canad. 154. ic. malè.
- Narcissus indicus liliaceus diluto colore purpurascens. Ferr. flor. t. 121–123.
- Narcissas indicas liliaceus saturo colore purpurascens. Ferr. flor. t. 119.
- Narcissus indicus polyanthos liliaceo flore. Rudb. elys. 2. p. 48. f. 7. fig. Ferr. er L’Her.