Amaryllis Brasiliensis
Amaryllis Brésilienne
Amaryllis Brésilienne
Ten ways of seeing
- measured cast red
- upright 1.43 : 1
First Look
江馆清秋,晨起看竹,烟光日影露气,皆浮动于疏枝密叶之间。
—— 清·郑板桥《题画竹》
On an autumn morning at the river lodge I looked at the bamboo: mist, sunlight, dew, all drifting among the sparse and dense leaves.
The sheet is vertical: the eye climbs and settles in the upper half. Let the plant stand before you look for detail. Then step in close: watch where colour meets line, and whether the line ever breaks. Third, find where the green is deepest: the whole tonal order is measured from that patch. The pose leans right: the upper half carries 12 points further right than the lower — a living thing, not a diagram.
Name and Thing
The binomial is Amaryllis brasiliensis: the first word is the genus it belongs among, the second the epithet that sets it apart. Two words carry a whole provenance. The older system filed it under Amaryllidaceæ by overall affinity; Linnaeus, counting stamens only, placed it in Hexandria — two ways of asking what a plant is. No established Chinese name exists, so it is cited by its binomial alone.
Form and Colour
Measured on this plate: flower colour covers 15.9% of the sheet, foliage 9.6%, the cast red with a second note of yellow-green. No other plate shares exactly this measure. Bulbous plants store the year underground — bulb, corm or tuber — then send up a few thick leaves and a single scape, with six tepals in cup, funnel or star. a moss green. Three things fix the habit: leaf arrangement, tepal count, and how the flower is borne.
Composition
The sheet is tall. No details are appended: a plate for looking, not for keying out. The plant takes about 33% of the sheet, centred above centre — the easy measure most florists kept to.
Line and Colour
The first half of the nineteenth century moved from copper to steel to lithography; stipple could render the softest transition. Decide first whether it was printed or painted; only then discuss whether it is beautiful. If you mean to copy it: take its skeleton, its margins and the order of its colours; the burin's hatching is the language of copper — suggest it with pencil density, do not imitate it stroke for stroke.
Poetic Resonance
仙衣才试郁金黄,便觉秋风满院芳。
—— 宋·朱熹《次劉彥集木犀韻三首 其二》
The poem gives the mood first and the picture supplies the form; set the line beside the plate and the green the corolla becomes its resting point.
Symbolism
The tulip was an imperial emblem in Istanbul and a speculative bubble in Amsterdam; the hyacinth sprang from a boy's blood in Greek myth. What bulbs share is concealment: next year kept underground. In a flora it is a species first and a symbol second; the order is worth keeping.
Season and Place
Early spring to early summer, genus by genus: tulips and hyacinths first, gladiolus and amaryllis later. South African bulbs filled European glasshouses after 1800. The year 1814 on the plate is that of publication, not of flowering — the gathering came a year or two earlier. Read the locality and the flowering season both with a discount: one is hearsay, the other a ten-day peak.
The Book and the Hand
“The Liliaceae” carries only Pierre-Joseph Redouté's name. A plate is collective work: drawer, engraver and colourist were different hands, and the unnamed ones decided how good it looks.
What to Take Away
Carry three rules away: whole before detail; line before colour; picture before book. Two centuries on, the plant may still flower in some garden; the one on this sheet stopped in the season of 1814.
About this plate
Description
Bulbe épaisse de trois doigts, recouverte de tuniques brunes. Feuilles distiques en ruban, linéaires, obtuses au sommet, bords un peu cartilagineux, face supérieure striée par les fibres longitudinales et parallèles, que l’on découvre en exposant la feuille au grand jour. Quelques cloisons fines transversales forment des mailles entre ces fibres. Ces feuilles sont radicales, au nombre de eing asix en un faisceau; elles se recourbent en demi-cercle en dessous; elles sont un peu creusées en gouttière en dessus, et sont renforcées en dessous par un angle qui tient lien de nervure moyenne.
La hampe nait à côté des lenilles; elle est eylindrique, fistuleuse, un peu violette et rayée de vert, haute de trente-deux centimètres (un pied), plus courte que les grandes feuilles. Cette hampe porte une spathe bivalve, insérée sur un renflement verdâtre annulaire. Cette spathe renferme quatre fleurs, à chacune desquelles appartient une bractée verdâtre, tachée de très-petits points rougeâtres.
Les fleurs sont pédicillées; lovaire est lisse et un peu trigone, plus court que les pédicelles, dont la couleur est verdâtre sur leur côté intérieur et pourprée du côté extérieur. L’ovaire est horizontal ou un peu incliné; les divisions de la Ileur se confondent par leur base un peu au-dessus de cet ovaire. Trois de ces divisions sont extérieures, et trois intérieures; elles sont ovales-lancéolées, épaisses et verdatres à leur onglet; leur lame écargit et s’amineit, surtout par les bords, Cette lame est d’un beau rouge cramoisi clair; elle parait rayée de nervures plus foncées, lorsqu’on la regarde au grand jour; elle est ondulée ou crispée sur les bords, aigue au sommet.
Les trois divisions extérieures se terminent par un cal qui forme un peu le crochet vers l’intérieur de la lame, ou il est garni de papilles très-petites. Les sis divisions sont intericurement marguecs dune large ligne moyesne, blanche, qui, de l’onglet, vient se perdre à vingt-sept millimètres (un pouce) au-dessous du sommet de chaque division. La division supérieure est un peu plus large que les cinq autres. La division inférieure est la plus épaisse et la plus étroite; elle est la seule qui soit nue intérieurement à sa base. Les cing autres portent un cal intérieurement près de leur onglet, de manière à fermer l’entrée du tube du périgone. Les étamines et le style sont abaissés sur la division inférieure.
Les filets des étamines sont eylindriques, verdatres à leur base, d’un rouge écarlate à leur sommèt qui se courbe en dessus; les anthères sont ovales versa-tiles; leur pollen est formé de globules jaunes, ovoïdes, en grain d’orge. Le style est cylindrique, écarlate, abaisse; le stigmate est formé d’une trompe à trois lobes: les etanines, avant Vemision du pollen, sont longues de deux centimètres (neuf ligner), et violettes; elles n’ont que trois millimètres et demi (deux lignes) de longueur, lorsqu’elles sont vides de pollen.
Observations
L’Amaryllis brasiliensis produit plus de fleurs à l’ombelle que n’en produisent l’Amaryllis reginæ et l’Amaryllis equestris, qui sont les deux espèces les plus ressemblantes à l’Amaryllis brasiliensis. Ces trois espèces présentent un bourrelet eu anneau, ou des cils, à l’entrée du tube de leur fleurs; leurs couleurs les font nisinent distinguer; mais ila ite necesaire dassigner a ces plantes des caractères botaniques tirés de la forme des fleurs et de leurs parties.
Le tube est loug et étroit dans l’Amaryllis equestris, et il est court dans les Amaryllis reginæ et brasiliensis. Les styles et les stigmates paraissent offrir aussi des différences que l’on ne remarque pas assex, parce qu’on ne voit pas ces plantes fleurir les unes en même temps que les autres.
Cette plante passe pour étre originaire du Brésil. Nous l’avons vue en fleur au mois d’acril, dans une des serres du jardin de M. Boursault.
Fam. des Narcisses. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Amaryllis brasiliensis. A. scapo sub-quinquefloro, ad spatham nodoso; floribus cmpanulatis; limbo patulo, segmentis ovatis, acutis, purpuresi, lineâ mediâ lacteis; tubo brevi intùs annulato, clauso.