Amaryllis Brasiliensis
Amaryllis Brésilienne
Amaryllis Brésilienne
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1814
- 图版号
- Plate 469
- 原书页码
- p.469
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 红、黄绿
- 纵幅 1.43∶1
第一眼
江馆清秋,晨起看竹,烟光日影露气,皆浮动于疏枝密叶之间。
—— 清·郑板桥《题画竹》
郑板桥说他画竹,是先看见“烟光日影露气”在枝叶间浮动,才动手。看画时找这一层空气,比记住花的名字更要紧。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏右,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
学名 Amaryllis brasiliensis:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。名字是通行证,也是懒办法——记住两个词,就抓住了一整个物种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Amaryllidaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。同一种植物,在两本书里挂在两个门下——分类不是自然的秩序,是人替自然排的队。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 15.9%,叶色 9.6%,主相是红、辅以黄绿。这个比例与色相,是这一幅独有的。球根花卉把一年的力气都存在地下:鳞茎、球茎或块茎,叶少而厚,花茎一杆直上,花被六片,形或杯、或漏斗、或星。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。别只看花:叶脉的走向、萼片的长短、甚至茎上的毛,都是画家用来区分物种的证据。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。枝叶占画面约 33%,重心偏上——不挤不空,是这类图谱最从容的排法。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。拿放大镜(或手机微距)看三处:花瓣边缘、叶脉、题名。线若连续不断,是刻的;色若越过轮廓半毫米,是手涂的。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
仙衣才试郁金黄,便觉秋风满院芳。
—— 宋·朱熹《次劉彥集木犀韻三首 其二》
“仙衣才试郁金黄”——把这一句放回画面:绿色的花冠就是诗句的落点——诗先写气,画后写形,两者在此处接上了。
花语
郁金香在奥斯曼是帝国之花,在荷兰是投机的符号;风信子在希腊神话里是少年之血所化。球根的共同性格是“藏”:把来年藏在今年地下。象征会随世道改口:同一株植物,在一个世纪里可以说完全相反的话。
时与地
早春至初夏,随属而移。郁金香、风信子最早,唐菖蒲、朱顶红继之,秋植者则于翌春开。地中海、中亚与南非三个源头。郁金香自奥斯曼传入欧洲,十七世纪荷兰“郁金香热”把它变成一场金融风暴。图上所记的 1814 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。同一株植物,春秋两季像两种东西;同一座山,一百年前与今天叫两个名字。图把这两样都冻结在了纸上。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。版画是集体工程:绘图、刻版、上色各有其人,真正决定这幅图好不好看的,常是没留下名字的刻工与上色师。
带走一双眼睛
如果只能记一句,就记郭熙那八个字:远望取其势,近看取其质。看图、看花、看人,都一样。二百年后,这株植物的后代或许仍在某处活着;而纸上这一株,永远停在 1814 年的那个季节。
关于本图版
《百合科植物图谱》(The Liliaceae)由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间印行,本图即其中一幅。原书题作“Amaryllis Brasiliensis”,在分类体系中列于石蒜科(Amaryllidaceæ)。
该合集全编共 475 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 469,对应原书第 469 页,版式为纵幅,整幅以黄绿为主调。图为公有领域原件的修复扫描,构图与设色未经改动。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Bulbe épaisse de trois doigts, recouverte de tuniques brunes. Feuilles distiques en ruban, linéaires, obtuses au sommet, bords un peu cartilagineux, face supérieure striée par les fibres longitudinales et parallèles, que l’on découvre en exposant la feuille au grand jour. Quelques cloisons fines transversales forment des mailles entre ces fibres. Ces feuilles sont radicales, au nombre de eing asix en un faisceau; elles se recourbent en demi-cercle en dessous; elles sont un peu creusées en gouttière en dessus, et sont renforcées en dessous par un angle qui tient lien de nervure moyenne.
La hampe nait à côté des lenilles; elle est eylindrique, fistuleuse, un peu violette et rayée de vert, haute de trente-deux centimètres (un pied), plus courte que les grandes feuilles. Cette hampe porte une spathe bivalve, insérée sur un renflement verdâtre annulaire. Cette spathe renferme quatre fleurs, à chacune desquelles appartient une bractée verdâtre, tachée de très-petits points rougeâtres.
Les fleurs sont pédicillées; lovaire est lisse et un peu trigone, plus court que les pédicelles, dont la couleur est verdâtre sur leur côté intérieur et pourprée du côté extérieur. L’ovaire est horizontal ou un peu incliné; les divisions de la Ileur se confondent par leur base un peu au-dessus de cet ovaire. Trois de ces divisions sont extérieures, et trois intérieures; elles sont ovales-lancéolées, épaisses et verdatres à leur onglet; leur lame écargit et s’amineit, surtout par les bords, Cette lame est d’un beau rouge cramoisi clair; elle parait rayée de nervures plus foncées, lorsqu’on la regarde au grand jour; elle est ondulée ou crispée sur les bords, aigue au sommet.
Les trois divisions extérieures se terminent par un cal qui forme un peu le crochet vers l’intérieur de la lame, ou il est garni de papilles très-petites. Les sis divisions sont intericurement marguecs dune large ligne moyesne, blanche, qui, de l’onglet, vient se perdre à vingt-sept millimètres (un pouce) au-dessous du sommet de chaque division. La division supérieure est un peu plus large que les cinq autres. La division inférieure est la plus épaisse et la plus étroite; elle est la seule qui soit nue intérieurement à sa base. Les cing autres portent un cal intérieurement près de leur onglet, de manière à fermer l’entrée du tube du périgone. Les étamines et le style sont abaissés sur la division inférieure.
Les filets des étamines sont eylindriques, verdatres à leur base, d’un rouge écarlate à leur sommèt qui se courbe en dessus; les anthères sont ovales versa-tiles; leur pollen est formé de globules jaunes, ovoïdes, en grain d’orge. Le style est cylindrique, écarlate, abaisse; le stigmate est formé d’une trompe à trois lobes: les etanines, avant Vemision du pollen, sont longues de deux centimètres (neuf ligner), et violettes; elles n’ont que trois millimètres et demi (deux lignes) de longueur, lorsqu’elles sont vides de pollen.
Observations
L’Amaryllis brasiliensis produit plus de fleurs à l’ombelle que n’en produisent l’Amaryllis reginæ et l’Amaryllis equestris, qui sont les deux espèces les plus ressemblantes à l’Amaryllis brasiliensis. Ces trois espèces présentent un bourrelet eu anneau, ou des cils, à l’entrée du tube de leur fleurs; leurs couleurs les font nisinent distinguer; mais ila ite necesaire dassigner a ces plantes des caractères botaniques tirés de la forme des fleurs et de leurs parties.
Le tube est loug et étroit dans l’Amaryllis equestris, et il est court dans les Amaryllis reginæ et brasiliensis. Les styles et les stigmates paraissent offrir aussi des différences que l’on ne remarque pas assex, parce qu’on ne voit pas ces plantes fleurir les unes en même temps que les autres.
Cette plante passe pour étre originaire du Brésil. Nous l’avons vue en fleur au mois d’acril, dans une des serres du jardin de M. Boursault.
Fam. des Narcisses. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Amaryllis brasiliensis. A. scapo sub-quinquefloro, ad spatham nodoso; floribus cmpanulatis; limbo patulo, segmentis ovatis, acutis, purpuresi, lineâ mediâ lacteis; tubo brevi intùs annulato, clauso.