Amaryllis Broussonetii
南方火眼蝶
Amaryllis de Broussonet
Ten ways of seeing
- measured cast yellow-green
- upright 1.41 : 1
First Look
江馆清秋,晨起看竹,烟光日影露气,皆浮动于疏枝密叶之间。
—— 清·郑板桥《题画竹》
On an autumn morning at the river lodge I looked at the bamboo: mist, sunlight, dew, all drifting among the sparse and dense leaves.
The sheet is vertical: the eye climbs and settles in the upper half. Let the plant stand before you look for detail. Then step in close: watch where colour meets line, and whether the line ever breaks. Third, find where the green is deepest: the whole tonal order is measured from that patch.
Name and Thing
The binomial is Amaryllis broussonetii: the first word is the genus it belongs among, the second the epithet that sets it apart. Two words carry a whole provenance. The older system filed it under Amaryllidaceæ by overall affinity; Linnaeus, counting stamens only, placed it in Hexandria — two ways of asking what a plant is. The Chinese name 南方火眼蝶 is a modern rendering of the Latin, not an old garden name.
Form and Colour
Measured on this plate: flower colour covers 1.8% of the sheet, foliage 4.8%, the cast yellow-green with a second note of amber. No other plate shares exactly this measure. Bulbous plants store the year underground — bulb, corm or tuber — then send up a few thick leaves and a single scape, with six tepals in cup, funnel or star. a moss green. Read the outline, then the colour layers, then the brush.
Composition
The sheet is tall. No details are appended: a plate for looking, not for keying out. The plant covers only 19% of the sheet, centred near the centre; the emptiness is where the eye rests.
Line and Colour
The first half of the nineteenth century moved from copper to steel to lithography; stipple could render the softest transition. Decide first whether it was printed or painted; only then discuss whether it is beautiful. If you mean to copy it: take its skeleton, its margins and the order of its colours; the burin's hatching is the language of copper — suggest it with pencil density, do not imitate it stroke for stroke.
Poetic Resonance
兰陵美酒郁金香,玉椀盛来琥珀光。
—— 唐·李白《客中行》
The poem gives the mood first and the picture supplies the form; set the line beside the plate and the green the corolla becomes its resting point.
Symbolism
The tulip was an imperial emblem in Istanbul and a speculative bubble in Amsterdam; the hyacinth sprang from a boy's blood in Greek myth. What bulbs share is concealment: next year kept underground. Flower language was added later; the flower knows nothing of it, and that innocence is part of its power.
Season and Place
Early spring to early summer, genus by genus: tulips and hyacinths first, gladiolus and amaryllis later. Three homelands: the Mediterranean, Central Asia and South Africa. The tulip came from Ottoman gardens and became a Dutch mania. The year 1804 on the plate is that of publication, not of flowering — the gathering came a year or two earlier. See this kind of plate in the flowering season if you can: once you have met the living flower, you stop reading only colour.
The Book and the Hand
“The Liliaceae” carries only Pierre-Joseph Redouté's name. The image is public domain; the hand-colouring is still one person's hand.
What to Take Away
Carry three rules away: whole before detail; line before colour; picture before book. A flora exists to be consulted; look long enough and you forget to consult — someone in 1804 gave a whole day to a single flower.
About this plate
Description
Cette nouvelle espèce d’Amaryllis a quelques rapports avec l’Amaryllis rayée, à cause des bandes purparines qui décorent sa fleur; mais elle s’en distingue à sa hampe comprimée et non cylindrique, à ses fleurs pédicellées et seulement au nombre de deux dans chaque spathe, et à la longueur du tube de la corolle.
Une bulbe arrondie émet plusieurs feuilles étalées, linéaires-oblongues, larges de 4 décimètres environ sur une largeur de 3 centimètres, pliées en forme de gouttière, planes sur les bords dans leur jeunesse, ensuite plissées ou ondulées, toujours glabres et d’un beau vert.
La hampe est comprimée, souvent rougeâtre, droite, et sa longueur ne dépasse guère a décimètres; la spathe est composée de deux folioles oppo-sées, concaves, lancéolées, obtuses, blanches et luisantes à l’intérieur, striées de lignes purpurines en dehors; ces deux folioles embrassent la base et la partie inférieure du tube de la fleur: on trouve dans cette spathe quatre petites bractées filiformes et peu apparentes.
Les fleurs sont au nombre de deux, qui s’épanouissent l’une après l’autre, et dont la floraison ne dure pas au delà d’un jour pour chacune; leur tube est droit, cylindrique, verdatre à sa base, purpurin vers le sommet, long de plus d’un décimètre; l’entrée du tube est glabre; le limbe est un peu penché, divisé en six lanières profondes, ovales-oblongues, amincies aux deux extrémités, blan-ches, avec une bande purpurine qui les traverse dans le sens de leur longueur.
Devant chacune de ces lanières est placée une étamine: les filaments sont blancs, purpurins au sommet, cylindriques, pointus, courbés en avant, ascendants vers le sommet; les anthères sont d’un vert foncé et d’une forme qui approche de celle d’un croissant; le pollen est d’un jaune pâle.
L’ovaire est soude avec la corolle, à peu près triangulaire, vert, glabre et lisse; le style ressemble aux filaments des étamines, soit pour la forme, soit pour la direction, soit pour la couleur, et se termine par trois stigmates purpurins et étalés.
Je n’ai pas vu le fruit de cette plante.
Histoire
Cette belle espèce d’Amaryllis est originaire de la côte d’Afrique, aux environs de Sierra-Leone. Nous en devons la connaissance au savant voyageur Broussonet, qui, pendant son séjour aux iles Canaries, a reçu cette plante de la côte d’Afrique, et en a fait parvenir des oignons au citoyen Cels, dans le jardin duquel elle a fleuri au milieu de l’été passé.
Nous avons cru devoir donner à notre nouvelle Amaryllis le nom du naturaliste auquel nous la devons, et dont nous aurons plus d’une fois occasion de citer dans cet ouvrage les intéressants travaux.
Observations
Cette espèce, comparée avec la précédente, nous donne un exemple frappant de la diversité que présentent les Amaryllis relativement à la division de leur fleur; dans quelques-unes, la corolle est fendue jusqu’à la base, et n’ollre presque aucune apparence de tube, comme on le voit dans les espèces originaires de l’Asie, tels que les Amaryllis aurea, sarniensis, orientalis, montana, tatarica. Au contraire, dans la plupart des espéces de ce genre, les divisions de la corolle sont soudées ensemble par la base, de manière à former un tube dont la longueur varie, et dont l’Amaryllis de Broussonet nous offre un exemple frappant. Ce caractère semble fournir deux sections assez naturelles dans le genre Amaryllis. L’Amaryllis de Broussonet se rapproche des Crinues par la longueur du tube de sa fleur, et l’absence de toute écaille à l’entrée de ce tube; mais elle ne peut être sans difficulte éloignée des Amaryllis, à cause de ses fleurs penchées, de ses étamines un peu inégales, inclinées et ascendantes, de ses corolles marquées de bandes longitudinales comme l’Amaryllis rayée, et surtout à cause de son port.
Fam. des Narcisses. Juss.—Hexandrie Monogynie. Lin.
- Amaryllis Broussonetii. A. spathâ biflorâ, colollæ tubo longo, fauce glabrâ, laciniis medio fasciatis.