Amaryllis Curvifolia
Amaryllis a Feuilles Recourbées
Amaryllis a Feuilles Recourbées
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1809
- 图版号
- Plate 274
- 原书页码
- p.274
- 主色
- 黄
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 橙黄、黄绿
- 纵幅 1.67∶1
第一眼
夫象物必在于形似,形似须全其骨气。
—— 唐·张彦远《历代名画记》
形似只是门槛,骨气才是要害。看一株植物,先看它立不立得住——这就是骨气。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找黄色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏右,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
学名 Amaryllis curvifolia:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。双名制的好处是唯一:全世界叫这个名字的,只能是这一种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Amaryllidaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。两种分类是两种世界观:一个问“它和谁像”,一个问“它有几根雄蕊”。名字背后,是看世界的方法。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 8.6%,叶色 3.9%,主相是橙黄、辅以黄绿。这个比例与色相,是这一幅独有的。球根花卉把一年的力气都存在地下:鳞茎、球茎或块茎,叶少而厚,花茎一杆直上,花被六片,形或杯、或漏斗、或星。此幅属黄一路,黄如蜜蜡,浅处几乎透光。上色时先铺一层淡底,再在瓣基与背光处加深——层次是这样一层层叠出来的。画幅高而窄,形与色的关系因此看得格外清楚:先读轮廓,再读色层,最后才看笔触。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 17%,重心略偏右——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。拿放大镜(或手机微距)看三处:花瓣边缘、叶脉、题名。线若连续不断,是刻的;色若越过轮廓半毫米,是手涂的。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
仙衣才试郁金黄,便觉秋风满院芳。
—— 宋·朱熹《次劉彥集木犀韻三首 其二》
“仙衣才试郁金黄”——诗以气行,画以形立;两种“看”叠在一起,才是看画的意思。
花语
郁金香在奥斯曼是帝国之花,在荷兰是投机的符号;风信子在希腊神话里是少年之血所化。球根的共同性格是“藏”:把来年藏在今年地下。此幅偏黄,在花语里总要再加重一分情绪。象征会随世道改口:同一株植物,在一个世纪里可以说完全相反的话。
时与地
早春至初夏,随属而移。郁金香、风信子最早,唐菖蒲、朱顶红继之,秋植者则于翌春开。南非球根则于十八世纪后大量进入欧洲温室。图上所记的 1809 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。同一株植物,春秋两季像两种东西;同一座山,一百年前与今天叫两个名字。图把这两样都冻结在了纸上。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。图版今属公有领域,可以自由取用;但纸上那层手工上色,仍是两百年前某一个人的手。
带走一双眼睛
下次去公园,找一株开着的花站三分钟:看叶怎么排、花朝哪个方向开、最深的一块色在哪。三分钟之后,你已经会看这一类的图了。二百年后,这株植物的后代或许仍在某处活着;而纸上这一株,永远停在 1809 年的那个季节。
关于本图版
《百合科植物图谱》(The Liliaceae)由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间印行,本图即其中一幅。原书题作“Amaryllis Curvifolia”,在分类体系中列于石蒜科(Amaryllidaceæ)。
该合集全编共 475 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 274,对应原书第 274 页,版式为纵幅,整幅以橙为主调。图像由公有领域原件扫描修复而来,细节在放大视图中仍清晰可辨。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Cette belle Amaryllis a beaucoup de rapport avec la Guernesienne, qu’elle égale, si même elle ne la dépasse, quant à la beauté et à l’éclat de ses fleurs. Elle s’en distingue cependant par des caractères peu saillants, mais assez nom-breux, tels que le nombre plus grand de ses fleurs, la forme plus élargie de sa bulbe, la couleur glauque de ses feuilles, et l’époque de leur développement, qui se fait simultanément avee celui des fleurs.
La bulbe qui lui donne naissance est arrondie, un peu déprimée, grosse comme une petite pomme, et couverte d’écailles membraneuses, rougeâtres. De son sommet nait un faisceau de sis ou huit feuilles lancéolées-linéaires, plus ou moins courbées en forme de faux sur leurs bords, disposées en gouttière dans leur partie inférieure, planes et étalées dans la supérieure, arrondies au sommet, glabres et d’une couleur glauque. Elles se développent en même temps que les fleurs, et continuent à croitre jusqu’à leur entier épanouissement, mais restent cependant toujours plus courtes que la hampe: celle-ei sort à côté d’elles du sommet de la bulbe et s’élève jusqu’à la hauteur de cinq ou six décimètres. Entourée à sa base par quelques gaines écailleuses, courtes et irrégulières, qui enveloppent également la base des feuilles, elle est nue dans tout le reste de sa longueur. Elle est droite, glabre, un peu glauque, comprimée dans le bas, presque cylindrique dans le haut. Les fleurs, au nombre de quinze environ, forment à son sommet une ombelle assez serrée; elles sont d’une magnifique couleur écarlate et portées sur des pédicelles assez forts, qui atteiguent la longueur de trois ou quatre centimètres. A la base de l’ombelle est une spathe à deux valves, ovales-lancéolées, aigués, d’une couleur rougeâtre et à peu près de la longueur des pédicelles. Ceux-ci sont séparés par des bractées semblables aux valves de la spathe, mais plus étroites.
Le périgone est régulier, divisé jusques tout auprès de l’ovaire, en six segments, linéaires-lancéolés, longs de cing centimètres environ, egaux entre eux, légèrement ondulés sur les bords, fortement recourbés en dehors, et même contournés en spirale. Leur sommet se rétrécit assez subitement en une petite pointe, et trois d’entre eux portent en cet endroit une touffe de poils.
Les filaments des étamines sont droits, filiformes, épais, serrés contre le style dans leur partie inférieure, mais sen écartant un peu dans le haut. Ils participent, ainsi que lui, à la couleur écarlate des segments du périgone, dont ils dépassent un peu la longueur, et avec lesquels ils sont soudés par leur base. Ils sont aussi soudés entre eux dans cet endroit. Les anthères sont d’un violet pourpre, un peu redressées, à deux loges qui souvrent latéralement. Elles diminuent beaucoup de volume et deviennent noirâtres après leur fécondation.
L’ovaire est adhérent au périgone, glabre, de couleur verte, un peu déprimé, marqué de trois sillons. Le style est filiforme, à peu-près droit, et égal en longueur aux étamines.
Histoire
L’Amaryllis à feuilles recourhées est originaire du Cap de Bonne-Espérance. Il n’y a pas très-long-temps qu’elle a été introduite en Europe; et l’on en doit la première connaissance à Jacquin. Nous la décrivons d’après un individu qui a fleuri dans les serres du Jardin des Plantes.
Explication de la planche
La Plante entière de grandeur naturelle.
- Une fleur fendue latéralement, et étalée.
- L’ovaire et le style, avec le pédicelle qui les supporte.
Fam. des Narcisses. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Amaryllis curvifolia, A. petalis oblongis undulatis revolutis, genitalibus corollâ longioribus rectiusculis, foliis strictis lineari-ensiformibus canaliculatis. Willd. spec. pl. 2. 59. Pers. enchir. 1. 354. Gawl. in Curt, bot. mag. t. 725.
- Amaryllis curvifolia. A. spathâ multiflorâ, corollis revolutis, undulatis, pedicellis erectis, foliis sublinearibus, latè canaliculatis, subfalcatis. Jacq. hort. Schoenbr. 1. p. 33. t. 64.
- Amaryllis Fothergilia. A. spathâ multillorâ, petalis lanceolatis apice revolutis, genitalibus erectis, foliis linearibus subcanaliculatis obtusis glaucis. Andr. bot. rep. t. 163.