Asparagus Tenuifolius
Asperge a Feuilles Menues
Ten ways of seeing
- measured cast yellow-green
- slightly upright 1.18 : 1
First Look
凡画山水,意在笔先。
—— 唐·王维《山水论》
In painting, the intention precedes the brush.
Slightly taller than wide; the eye lands above centre. Then step in close: watch where colour meets line, and whether the line ever breaks. Third, find where the yellow is deepest: the whole tonal order is measured from that patch.
Name and Thing
The binomial is Asparagus tenuifolius: the first word is the genus it belongs among, the second the epithet that sets it apart. Two words carry a whole provenance. The older system filed it under Asparagaceæ by overall affinity; Linnaeus, counting stamens only, placed it in Hexandria — two ways of asking what a plant is. No established Chinese name exists, so it is cited by its binomial alone.
Form and Colour
Measured on this plate: flower colour covers 2.1% of the sheet, foliage 0.9%, the cast yellow-green with a second note of red. No other plate shares exactly this measure. A bulb of overlapping fleshy scales gives the lily its Chinese name, 'hundred-fold'; six tepals reflex as the flower opens, around six stamens with long, T-shaped anthers. Filed under yellow — a honey-yellow, built in washes from a pale ground. Three things fix the habit: leaf arrangement, tepal count, and how the flower is borne.
Composition
The sheet is slightly tall. No details are appended: a plate for looking, not for keying out. The plant covers only 13% of the sheet, centred near the centre; the emptiness is where the eye rests.
Line and Colour
The first half of the nineteenth century moved from copper to steel to lithography; stipple could render the softest transition. Take a loupe to three places: petal edge, leaf vein, caption. An unbroken line means engraving; colour crossing the outline means a hand. If you mean to copy it: take its skeleton, its margins and the order of its colours; the burin's hatching is the language of copper — suggest it with pencil density, do not imitate it stroke for stroke.
Poetic Resonance
故乡寒食荼醾发,百合香浓邸舍深。
—— 宋·宋祁《山橙花》
The poem gives the mood first and the picture supplies the form; set the line beside the plate and the yellow the corolla becomes its resting point.
Symbolism
In the West the white lily is Marian purity, held by the angel of the Annunciation; in China the name sounds like 'a hundred years in harmony', a wedding wish. This plate leans yellow, which in flower language adds one more degree of feeling. Flower language was added later; the flower knows nothing of it, and that innocence is part of its power.
Season and Place
the flowers last only days, so artists drew them just as they opened. Temperate north — China, Japan, Europe. Long used in Chinese medicine, lilies were hunted in East Asia by nineteenth-century collectors and transformed European gardens. The year 1814 on the plate is that of publication, not of flowering — the gathering came a year or two earlier. Read the locality and the flowering season both with a discount: one is hearsay, the other a ten-day peak.
The Book and the Hand
“The Liliaceae” carries only Pierre-Joseph Redouté's name. From drawing to plate the sheet passed through several hands — the engraver aimed at accuracy, the colourist at speed, and between them lies each plate's unevenness.
What to Take Away
Carry three rules away: whole before detail; line before colour; picture before book. Two centuries on, the plant may still flower in some garden; the one on this sheet stopped in the season of 1814.
About this plate
Description
Plusieurs auteurs déjà anciens, et principalement Matthiole et Gaspard Bauhin, ont très-bien connu cette plante, qu’ils ont caractérisée par la finesse de ses feuilles, mais ils ne l’ont point décrite, et Linné ne l’a mentionnée ensuite que comme variété de l’Asperge commune, Asparagus officinalis. M. de Lamarck la déterminée comme espèce, et en a remarqué les dillérences que notre des-cription, aidée de la figure de la plante, fera ressortir davantage.
Tige droite, herbacée, d’un vert pâle, ferme, épaisse de trois à quatre millimètres (une ligne et demie à deux lignes), cylindrique-triangulaire, haute d’un pied à un pied et demi (trentedeux à quarante-huit centimètres), à écorce lisse, à rameaux étalés, paniculés en thyrse ou en pyramide, alternes sur la tige qui se fléchit un peu en zig-zag aux points de départ des rameaux.
Une écaille scarieuse, lancéolée, est placée sous l’aisselle de chaque rameau, et sous chacun des faisceaux de feuilles qui se rencontrent le long de la tige et des rameaux.
Les feuilles sont sétacées, cylindriques, réunies par faisceaux de quinze à trente, de grandeur inégale, les moyennes étant longues de sept lignes environ (quinze millimètres).
Fleurs pendantes, campanulées, solitaires, ou plus rarement géminées dans les aisselles des faisceaux de feuilles ou des rameaux. Pédoncules capillaires plus grêles à leur base qu’à leur sommet, et plus allongés que les feuilles. Périgone beaucoup plus court que les pédoneules, à divisions linéaires, verda-tres, insérées sur une base turbinée, verte, qui nait d’un renflement annulaire, glanduleux du pédoncule. Les trois divisions extérieures sont membraneuses sur les bords et à leur sommet qui se courbe en dehors, marquées d’une ligne dorsale brune. Les divisions intérieures sont linéaires, droites, demi-cylindri-ques sur le dos, creusées en gouttière en dedans, bordées au sommet, d’une membrane un peu frisée. Six étamines opposées aux divisions du périgone, et plus courtes que ces divisions; filets blanes, subulés, très-fins, dont trois alternativement un peu plus longe que les autres. Ovaire globuleux, surmonté d’un style subulé, et d’un stigmate à trois lobes sur certaines tiges, court, adhérent à la base du périgone, dépourvu de style, à stigmate triquètre et à six canne-Jures, sur d’autres tiges de la même plante.
Les fruits, peu nombreux, sont des baies globuleuses de neuf lignes de dia-mètre, sous lesquelles le périgone persiste, dont la peilicule est couverte d’une légère poussière glauque, avant la maturité, et qui deviennent rouges, et ressemblent à des cerises, étant mûres. Ces baies sont manifestement à trois loges, et contiennent dans chaque loge deux graines, dont une avorte communément. Les graines sont noires, convexes d’un côté, et plus ou moins aplaties ou anguleuses sur l’autre cote.
Histoire
Cette Asperge eroit dans les prés couverts, et dans les lieux frais des montagnes du midi de la France. On la cultive au Jardin du Muséum d’Histoire naturelle de Paris.
Observations
Nous avons vu des ovaires fertiles surmontés d’un style dans beaucoup de fleurs de cette Asperge, tandis que dans d’autres fleurs nous n’avons vu que des ovaires beaucoup plus petits, et ne portant point de style. Ces derniers ovaires sont stériles, ensorte que les fleurs ne doivent point être considérées comme généralement hermaphrodites, mais plutôt comme monoïques par avortement, parce que les tiges à fleurs stériles naissent de la même souche que les tiges à fleurs fertiles, Les fleurs paraissent au mois d’avril sur des pé-doncules, qui n’ont d’abord que la longueur des feuilles, et qui dans le mois suivant s’allongent d’un tiers ou de moitié en sus. Les fruits, à la fin de juin, plus gros que l’extrémité du petit doigt, ne sont point encore colorés.
Explication de la planche
La Planto de grandeur naturelle.
- Une division extérieure du périgone.
- Une des trois divisions intérieures.
- Une fleur.
- Le pistil.
- Les fruits ou baies.
- Une graine.
Fam. des Asperges. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Asparagus tenuifolius. A. humilis, caule herbaceo, ramosissimo, folioso; floribus hermaphroditis; pedunculis longis, sub flore nodosis. Lamarck. Dict. Encyclop. 1. p. 294. n. 2. Fl. franç. édit. 3. n. 1854. Loisel. Fl. Gall. p. 204. Decandol. annotation. in catalog. hort. Monsp. p. 81.
- Asparagus sylvestris, tenuissimo folio. Bauh. pin. 490. Tournef. inst. 300.
- Asparagus sylvestris. Matth. edit. Valgris. p. 478. icon.