Convalaria Japonica
麦冬
Muguet du Japon
Ten ways of seeing
- measured cast amber
- slightly upright 1.20 : 1
First Look
六法者何?一、气韵生动是也;二、骨法用笔是也;三、应物象形是也;四、随类赋彩是也;五、经营位置是也;六、传移模写是也。
—— 南齐·谢赫《古画品录》
The six laws: spirit resonance alive; bone-method in the brush; matching form; colour by kind; planning the placing; copying the masters.
Slightly taller than wide; the eye lands above centre. Then step in close: watch where colour meets line, and whether the line ever breaks. Third, find where the green is deepest: the whole tonal order is measured from that patch.
Name and Thing
The binomial is Convalaria japonica: the first word is the genus it belongs among, the second the epithet that sets it apart. Here the epithet japonica means “of Japan” — the name records the feature the namer noticed first. The older system filed it under Asparagaceæ by overall affinity; Linnaeus, counting stamens only, placed it in Hexandria — two ways of asking what a plant is. The Chinese name 麦冬 is a modern rendering of the Latin, not an old garden name.
Form and Colour
Measured on this plate: flower colour covers 2.3% of the sheet, foliage 5.9%, the cast amber with a second note of yellow-green. No other plate shares exactly this measure. A bulb of overlapping fleshy scales gives the lily its Chinese name, 'hundred-fold'; six tepals reflex as the flower opens, around six stamens with long, T-shaped anthers. a moss green. Read the outline, then the colour layers, then the brush.
Composition
The sheet is slightly tall. No details are appended: a plate for looking, not for keying out. The plant covers only 17% of the sheet, centred above centre; the emptiness is where the eye rests.
Line and Colour
The first half of the nineteenth century moved from copper to steel to lithography; stipple could render the softest transition. There is evidence on the back too: the plate mark pressed into the paper, the slight relief of the pigment, lines worn shallow in a later printing. If you mean to copy it: take its skeleton, its margins and the order of its colours; the burin's hatching is the language of copper — suggest it with pencil density, do not imitate it stroke for stroke.
Poetic Resonance
梨花淡白柳深青,柳絮飞时花满城。
—— 宋·苏轼《东栏梨花》
Pear blossoms pale white, willows deep green; when the catkins fly, flowers fill the town.
The poem gives the mood first and the picture supplies the form; set the line beside the plate and the green the corolla becomes its resting point.
Symbolism
In the West the white lily is Marian purity, held by the angel of the Annunciation; in China the name sounds like 'a hundred years in harmony', a wedding wish. In a flora it is a species first and a symbol second; the order is worth keeping.
Season and Place
Early to high summer, June and July. Temperate north — China, Japan, Europe. Long used in Chinese medicine, lilies were hunted in East Asia by nineteenth-century collectors and transformed European gardens. The year 1804 on the plate is that of publication, not of flowering — the gathering came a year or two earlier. Read the locality and the flowering season both with a discount: one is hearsay, the other a ten-day peak.
The Book and the Hand
“The Liliaceae” carries only Pierre-Joseph Redouté's name. A plate is collective work: drawer, engraver and colourist were different hands, and the unnamed ones decided how good it looks.
What to Take Away
Carry three rules away: whole before detail; line before colour; picture before book. A flora exists to be consulted; look long enough and you forget to consult — someone in 1804 gave a whole day to a single flower.
About this plate
Description
Le Moguet du Japon est une petite plante qui paraît presque entièrement dépourvue de tige; sa racine est vivace, blanchätre, composée d’un grand nombre de fibres renflées ça et la en tabercules oblongs, et un peu rameuses a l’estrémité; du collet de la racine partent ordinairement plesieurs tiges qui ne dépassent pas la longueur du doigt, et qui sont entièrement cachées par les feuilles; le collet émet encore quelques drageons souterrains et écailleux. Les feuilles sont presque radicales, nombreuses, à peu près disposées en gazon, linéaires, un peu ronlées sur leurs bords, munies à leur base d’un appendice membraneux et embrassant, glabres, vertes et très-entières.
D’entre les fenilles sélevent des pédoncales de moitié plus courts qu’elles, comprimés à la base, penchés au sommet, terminés par une grappe simple de petites fleurs blanches; chacune d’elles est portée sur un très-court pédi-celle; ces pédicelles naissent trois ou quatre ensemble de l’aisselle d’une bractée lancéolée et concave.
Les fleurs mont pas plus de 7–8 millim. de diamètre; leur corolle est d’une seule pièce, profondément divisée en six lobes, ouverts à leur sommet, oblongs et obtus à l’extrémité; les étamines sont au nombre de six, insérées sur la co-rolle, a la base de chaque division; les filaments sont très-courts; les anthères linéaires pointues, droites, rapprochées autour du style, et de couleur blan-châtre; l’ovaire est si petit, et tellement enchassé au fond de la corolle, qui est très-difticile de le voir à l’époque de la fleuraison, et qu’on pourrait croire qu’il est adhérent, si la structure du fruit ne démontrait le contraire. Le style est droit, triangulaire, pyramidal, blane, terminé par un stigmate simple.
Le fruit est une baie entourée à sa base par les débris persistents de la corolle; elle est globuleuse, d’un beau bleu vif et luisant; à sa maturité, elle n’offre qu’une loge et qu’une ine globuleuse, blanche et cornée; cette graine remplit toute la baie, et n’est recouverte que par une mince épaisseur de pulpe; il est probable que l’ovaire est originairement à trois loges monospermes, dont deux avortent pendant la maturation.
Histoire
Le Maguet du Japon est originaire du Japon, où il a été découvert par Kæmpfer, et ensuite observé par ’Thunberg. ♃.
Il est cultivé dans la plupart des jardins de botanique, sans cependant y Atre devenu commun.
On le multiplie par la division des drageons et des racines; il passe l’hiver dans l’orangerie.
Observations
Jusqu’i ce qu’on connaisse plas exactement la structure de l’ovaire de cette plante, sa classilication offre quelque légère incertitade; elle dillère des Mu-guets, parce que sa baie n’est point tachée avant sa maturité, et ne peut de meurer dans ce genre qu’en admettant que son ovaire est réellement à trois loges, dont deus avortent naturellement.
Le genre Convallaria de Linné a été divisé par Roth en deus genres; le pre-mier, auquel il a conservé le nom de Convallaria, se distingue à sa corolle en cloche ou en tube, à six divisions qui ne dépassent pas le milieu de sa longueurs le second, qu’il a nommé Mayanthemum, comprend les espèces voisines des Smilas, dont la corolle est divisée jusqu’à la base en quatre ou six lobes tres-ouverts. Notre plante appartient au premier de ces genres qui se divise en deux sections: les Polygonatum de Tournefort, qui ont la fleur tubuleuse, et les Lilium-convallium du même auteur, qui ont la fleur en cloche.
Explication de la planche
La Plante de grandeur naturelle.
- La fleur vue pardessus, de grandeur naturelle.
- La fleur vue par-dessous, de grandeur naturelle.
- La même, dont la corolle a été coupée vers sa base pour montrer les étamines.
- La mème vue à la loupe.
- Une étamine vue pardevant à la loupe.
- La meme vue parderrière & la loupe.
- Le pistil avec la base de la corolle qui a été coupée en travers.
- La baie avec son pédicelle et les débris de la fleur.
- La graine.
Fam. des Asperges. Juss.—Hexandrie Monogynie. Lin.
- Convallaria japonica. C. seapo mudo ancipiti, racemo cernuo. Thunb. jop. 139. Lam. Dict. 4. p. 367.
- Convallaria japonica. C. seapo mudo ancipiti, floribus racemosis secundis, foliis linearibus seapo triplo longioribas. Lin. fil. Supo. 204. Wild. Spec. 2. p. 160.
- α. Rjunò figo seu barba serpentina. Kæmpf. aman. 893. 1. 824.
- β. Major; foliis bipedalibus, seapo spithameo. Thunb. loc. cit.