麦冬
Convalaria Japonica
Muguet du Japon
- 中文名
- 麦冬
- 学名
- Muguet du Japon
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1804
- 图版号
- Plate 80
- 原书页码
- p.80
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 橙黄、黄绿
- 略纵 1.20∶1
第一眼
六法者何?一、气韵生动是也;二、骨法用笔是也;三、应物象形是也;四、随类赋彩是也;五、经营位置是也;六、传移模写是也。
—— 南齐·谢赫《古画品录》
一千五百年前的六条标准:气韵、用笔、形似、设色、构图、临摹。你在这幅图上一样样对过去,就是一次完整的读画。这一幅略高于宽,落点在中央偏上。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Convalaria japonica:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。这一幅的种加词 japonica 意为“日本”——名字往往就是最先被注意到的那处特征。旧分类按整体亲缘,把它归入 Asparagaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。先记这一层:今天叫“科”的,多半来自前一种;今天中学生还在背的“几雄蕊”,就是后一种的遗痕。中文名“麦冬”是后人据学名回译的通行叫法,与古书里的旧名未必对得上——名与物之间,总隔着一层翻译。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 2.3%,叶色 5.9%,主相是橙黄、辅以黄绿。这个比例与色相,是这一幅独有的。鳞茎由多数肉质鳞片抱合而成,故名“百合”;茎直立,叶披针或轮生,花被六片,盛开时向外反卷,雄蕊六枚,花药长大如丁字。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。看叶:叶柄长短、叶尖形状、叶缘有没有锯齿,这三样比花色更能认出它是什么。
构图与呼吸
画幅略高。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 17%,重心偏上——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。先判断它是“印”的还是“画”的,再谈好不好看——这是看老版画最实用的一条规矩。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
梨花淡白柳深青,柳絮飞时花满城。
—— 宋·苏轼《东栏梨花》
百合无专咏之名篇,姑借梨花之境:同是素白,一在春寒,一在夏暑;白得清冷,是这一路花的共同语气。古人写到这一层,已不只是赏花,是借花说人;画面则只负责把那朵花留住。
花语
西方以白百合为圣母之洁,天使报喜时手持者即是;中国取其“百年好合”之谐音,婚仪用之,是世俗的祝福而非宗教的纯洁。在图谱里,它首先是一个物种,其次才是一种象征——这个次序值得记住。
时与地
初夏至盛夏,六七月间开。百合花期短,三五日即谢,故画者多取初开之态。北半球温带,中国、日本与欧洲山地皆有。中国百合入药已久,十九世纪欧洲又从东亚引去数十种,一时百合育种大盛。图上所记的 1804 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。看这类图最好的时候是花期,见过一次活的花,再看图就不会只看颜色。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。从画稿到成图要过好几双手:转刻的人求准,上色的人求快——快与准之间,就是各幅之间深浅不一的来历。
带走一双眼睛
下次去公园,找一株开着的花站三分钟:看叶怎么排、花朝哪个方向开、最深的一块色在哪。三分钟之后,你已经会看这一类的图了。图谱的用意是“以备查考”,看久了却会忘记查考:1804 年的一个人,为一朵花花了整整一天。
关于本图版
此图原刊于《百合科植物图谱》(The Liliaceae),绘者为皮埃尔-约瑟夫·雷杜德,成书于 1802—1816 年间。画面主体是麦冬(Convalaria Japonica),归入天门冬科(Asparagaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 80,见第 80 页,版式为纵幅,画面以黄绿为主色。图为公有领域原件的修复扫描,构图与设色未经改动。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Le Moguet du Japon est une petite plante qui paraît presque entièrement dépourvue de tige; sa racine est vivace, blanchätre, composée d’un grand nombre de fibres renflées ça et la en tabercules oblongs, et un peu rameuses a l’estrémité; du collet de la racine partent ordinairement plesieurs tiges qui ne dépassent pas la longueur du doigt, et qui sont entièrement cachées par les feuilles; le collet émet encore quelques drageons souterrains et écailleux. Les feuilles sont presque radicales, nombreuses, à peu près disposées en gazon, linéaires, un peu ronlées sur leurs bords, munies à leur base d’un appendice membraneux et embrassant, glabres, vertes et très-entières.
D’entre les fenilles sélevent des pédoncales de moitié plus courts qu’elles, comprimés à la base, penchés au sommet, terminés par une grappe simple de petites fleurs blanches; chacune d’elles est portée sur un très-court pédi-celle; ces pédicelles naissent trois ou quatre ensemble de l’aisselle d’une bractée lancéolée et concave.
Les fleurs mont pas plus de 7–8 millim. de diamètre; leur corolle est d’une seule pièce, profondément divisée en six lobes, ouverts à leur sommet, oblongs et obtus à l’extrémité; les étamines sont au nombre de six, insérées sur la co-rolle, a la base de chaque division; les filaments sont très-courts; les anthères linéaires pointues, droites, rapprochées autour du style, et de couleur blan-châtre; l’ovaire est si petit, et tellement enchassé au fond de la corolle, qui est très-difticile de le voir à l’époque de la fleuraison, et qu’on pourrait croire qu’il est adhérent, si la structure du fruit ne démontrait le contraire. Le style est droit, triangulaire, pyramidal, blane, terminé par un stigmate simple.
Le fruit est une baie entourée à sa base par les débris persistents de la corolle; elle est globuleuse, d’un beau bleu vif et luisant; à sa maturité, elle n’offre qu’une loge et qu’une ine globuleuse, blanche et cornée; cette graine remplit toute la baie, et n’est recouverte que par une mince épaisseur de pulpe; il est probable que l’ovaire est originairement à trois loges monospermes, dont deux avortent pendant la maturation.
Histoire
Le Maguet du Japon est originaire du Japon, où il a été découvert par Kæmpfer, et ensuite observé par ’Thunberg. ♃.
Il est cultivé dans la plupart des jardins de botanique, sans cependant y Atre devenu commun.
On le multiplie par la division des drageons et des racines; il passe l’hiver dans l’orangerie.
Observations
Jusqu’i ce qu’on connaisse plas exactement la structure de l’ovaire de cette plante, sa classilication offre quelque légère incertitade; elle dillère des Mu-guets, parce que sa baie n’est point tachée avant sa maturité, et ne peut de meurer dans ce genre qu’en admettant que son ovaire est réellement à trois loges, dont deus avortent naturellement.
Le genre Convallaria de Linné a été divisé par Roth en deus genres; le pre-mier, auquel il a conservé le nom de Convallaria, se distingue à sa corolle en cloche ou en tube, à six divisions qui ne dépassent pas le milieu de sa longueurs le second, qu’il a nommé Mayanthemum, comprend les espèces voisines des Smilas, dont la corolle est divisée jusqu’à la base en quatre ou six lobes tres-ouverts. Notre plante appartient au premier de ces genres qui se divise en deux sections: les Polygonatum de Tournefort, qui ont la fleur tubuleuse, et les Lilium-convallium du même auteur, qui ont la fleur en cloche.
Explication de la planche
La Plante de grandeur naturelle.
- La fleur vue pardessus, de grandeur naturelle.
- La fleur vue par-dessous, de grandeur naturelle.
- La même, dont la corolle a été coupée vers sa base pour montrer les étamines.
- La mème vue à la loupe.
- Une étamine vue pardevant à la loupe.
- La meme vue parderrière & la loupe.
- Le pistil avec la base de la corolle qui a été coupée en travers.
- La baie avec son pédicelle et les débris de la fleur.
- La graine.
Fam. des Asperges. Juss.—Hexandrie Monogynie. Lin.
- Convallaria japonica. C. seapo mudo ancipiti, racemo cernuo. Thunb. jop. 139. Lam. Dict. 4. p. 367.
- Convallaria japonica. C. seapo mudo ancipiti, floribus racemosis secundis, foliis linearibus seapo triplo longioribas. Lin. fil. Supo. 204. Wild. Spec. 2. p. 160.
- α. Rjunò figo seu barba serpentina. Kæmpf. aman. 893. 1. 824.
- β. Major; foliis bipedalibus, seapo spithameo. Thunb. loc. cit.