Lachenalia Luteola
Lachénale Jaunatre
Lachénale Jaunatre
Ten ways of seeing
- measured cast yellow-green
- upright 1.78 : 1
First Look
六法者何?一、气韵生动是也;二、骨法用笔是也;三、应物象形是也;四、随类赋彩是也;五、经营位置是也;六、传移模写是也。
—— 南齐·谢赫《古画品录》
The six laws: spirit resonance alive; bone-method in the brush; matching form; colour by kind; planning the placing; copying the masters.
The sheet is vertical: the eye climbs and settles in the upper half. Let the plant stand before you look for detail. Then step in close: watch where colour meets line, and whether the line ever breaks. Third, find where the green is deepest: the whole tonal order is measured from that patch.
Name and Thing
The binomial is Lachenalia luteola: the first word is the genus it belongs among, the second the epithet that sets it apart. Two words carry a whole provenance. The older system filed it under Asparagaceæ by overall affinity; Linnaeus, counting stamens only, placed it in Hexandria — two ways of asking what a plant is. No established Chinese name exists, so it is cited by its binomial alone.
Form and Colour
Measured on this plate: flower colour covers 2.2% of the sheet, foliage 11.6%, the cast yellow-green. No other plate shares exactly this measure. Bulbous plants store the year underground — bulb, corm or tuber — then send up a few thick leaves and a single scape, with six tepals in cup, funnel or star. a moss green. Read the outline, then the colour layers, then the brush.
Composition
The sheet is tall. No details are appended: a plate for looking, not for keying out. The plant covers only 16% of the sheet, centred near the centre; the emptiness is where the eye rests.
Line and Colour
The first half of the nineteenth century moved from copper to steel to lithography; stipple could render the softest transition. Take a loupe to three places: petal edge, leaf vein, caption. An unbroken line means engraving; colour crossing the outline means a hand. If you mean to copy it: take its skeleton, its margins and the order of its colours; the burin's hatching is the language of copper — suggest it with pencil density, do not imitate it stroke for stroke.
Poetic Resonance
卢家少妇郁金堂,海燕双栖玳瑁梁。
—— 唐·沈佺期《古意呈補闕喬知之》
The poem gives the mood first and the picture supplies the form; set the line beside the plate and the green the corolla becomes its resting point.
Symbolism
The tulip was an imperial emblem in Istanbul and a speculative bubble in Amsterdam; the hyacinth sprang from a boy's blood in Greek myth. What bulbs share is concealment: next year kept underground. Flower language was added later; the flower knows nothing of it, and that innocence is part of its power.
Season and Place
Early spring to early summer, genus by genus: tulips and hyacinths first, gladiolus and amaryllis later. South African bulbs filled European glasshouses after 1800. The year 1809 on the plate is that of publication, not of flowering — the gathering came a year or two earlier. The bud and the ripe fruit on one branch tell the season; the name in the title often tells the journey.
The Book and the Hand
“The Liliaceae” carries only Pierre-Joseph Redouté's name. From drawing to plate the sheet passed through several hands — the engraver aimed at accuracy, the colourist at speed, and between them lies each plate's unevenness.
What to Take Away
Appreciation is not knowledge but habit — one more look each time. The flower of that year is dust, yet its image on paper has outlived every living cousin.
About this plate
Description
Ayant eu occasion d’observer nous-mêmes, en dernier lieu, un grand nombre d’individas de cette plante, que nous avions regardée autrefois comme une variété de la Lachénale tricolore, nous nous sommes assurés qu’elle forme une espèce distincte facilement reconnaissable, entre autres caractères, à l’absence des taches noiratres, sur les feuilles et les hampes, à ses fleurs plus étroites et i la longueur du style qui dépasse toujours les étamines. Sa racine est une bulbe ovale-arrondie, grosse comme une noisette, couverte de tuniques d’un blanc sale, et entourée de cayeux à sa base, qui émet des fibres nombreuses, blanchâtres, fusiformes, et simples pour la plopart. Du haut de cette bulbe sortent deux, ou plus rarement trois feuilles linéaires-lancéolées, obtuses, longues de deux à trois décimètres, larges de deux à quatre centimètres, étalées, courbées en gouttières à la base, glabres et sans taches. Au milieu d’elles s’élève, à la hauteur de trois décimètres environ, une hampe nue, glabre, cylindrique, lisse, droite, un peu glauque et non tachée. Les Mleurs forment à sa partie supérieure une grappe un peu allongée. Elles sont au nombre de quinze environ, pendantes, jaunes, supportées par des pédicelles longs d’un centimètre, et redressés, qui forment avec elles un angle droit. Ces pédicelles sont accompagnés à leur base par des bractées membraneuses, ovales-lancéolées, dont les inférieures sont trèscourtes, mais qui s’allongent à mesure qu’elles deviennent plus élevées. Le haut de la grappe est formé par sis a huit fleurs incomplètes, stériles, roses et tris-petites, au-dessus desquelles est un bouquet de bractées, ou folioles rougeâtres.
Le périgone est en forme de tube, divisé jusqu’à sa base en six lanières disposées sur deus rangs. Les trois extérieures, longues de 19 à 13 millimètres, sont droites, concaves, un peu relevées en carène, jaunes dans leur partie infé rieure, et vertes dans la supérieure; elles présentent, un peu au-dessous de leur sommet, une bosse plus ou moins saillante, au-dessus de laquelle est une petite fossette. Les lanières intérieures sont d’un tiers plus longues, et en forme de spatule. Leur limbe, qui est arrondi, entier, et plus ou moins violâtre, se renverse en dehors.
Les étamines, enfermées dans le périgone, a la base duquel elles sont insérées, atteignent presque la longueur de ses divisions extérieures. Leurs filaments sont blancs, en forme de soies, et un peu courbés; ils supportent des anthères violettes en forme de fer de flèche émoussé, dont les deux loges s’ouvrent latéralement, et renferment un pollen jaune.
Lovaire est libre, ovale, vert, glabre, marqué de trois sillons. Le style est en forme de soie, arqué, et toujours un peu plus long que les étamines. Le stigmate est brun, en forme de tête, et très-petit.
Histoire
La Lachénale jaune, ainsi que toutes les autres espèces connues du même genre, est originaire du Cap de Bonne-Espérance. On l’a introduite dans les jardins, où elle demande à être abritée dans la serre chaude. Elle fleurit à la fin de février. Toutes les fleurs s’épanouissent presque simultanément.
Explication de la planche
La Plante entière de grandeur naturelle.
- Une fleur dont on a enlevé les étamines et les divisions intérieures du périgone.
- Une fleur fendue latéralement, et étalée.
- Lovaire et le style.
Fam. des Asphodèles. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Lachenalia luteola. L. folis geminis elongato-lanceolatis subimmaculatis, scapo erecto, corollis propendulis cylindricis cum limbo petaloram interiorum patentissimo. Jacq. ic. rar. 2. t. 395. Collect. 4. p. 148. Pers. enchir. 1. 377.
- Lachenalia lateola. L. corollis cylindraceis pedunculatis pendulis, petalis interioribus longioribus emarginatis patentissimis, bracteis acutis, foliis oblongo-lanceolatis. Willd. hort. Berol. 1. 380.
- Lachenalia tricolor. Curt. bot. mag. 82?
- Lachenalia tricolor var. β. Willd. sp. pl. 2. p. 179. Liliac. n. 3.