Lachenalia Luteola
Lachénale Jaunatre
Lachénale Jaunatre
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1809
- 图版号
- Plate 297
- 原书页码
- p.297
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿
- 纵幅 1.78∶1
第一眼
六法者何?一、气韵生动是也;二、骨法用笔是也;三、应物象形是也;四、随类赋彩是也;五、经营位置是也;六、传移模写是也。
—— 南齐·谢赫《古画品录》
一千五百年前的六条标准:气韵、用笔、形似、设色、构图、临摹。你在这幅图上一样样对过去,就是一次完整的读画。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Lachenalia luteola:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。名字是通行证,也是懒办法——记住两个词,就抓住了一整个物种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Asparagaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。两种分类是两种世界观:一个问“它和谁像”,一个问“它有几根雄蕊”。名字背后,是看世界的方法。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 2.2%,叶色 11.6%,主相是黄绿。这个比例与色相,是这一幅独有的。球根花卉把一年的力气都存在地下:鳞茎、球茎或块茎,叶少而厚,花茎一杆直上,花被六片,形或杯、或漏斗、或星。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。看叶:叶柄长短、叶尖形状、叶缘有没有锯齿,这三样比花色更能认出它是什么。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 16%,重心近于正中——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。工艺留下的破绽比题跋更诚实:刻工不会撒谎,上色的人赶时间的时候会。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
卢家少妇郁金堂,海燕双栖玳瑁梁。
—— 唐·沈佺期《古意呈補闕喬知之》
“卢家少妇郁金堂”——古人写到这一层,已不只是赏花,是借花说人;画面则只负责把那朵花留住。
花语
郁金香在奥斯曼是帝国之花,在荷兰是投机的符号;风信子在希腊神话里是少年之血所化。球根的共同性格是“藏”:把来年藏在今年地下。花语是后人添上去的,花本身并不知道;但这层“不知道”,正是它最动人的地方。
时与地
早春至初夏,随属而移。郁金香、风信子最早,唐菖蒲、朱顶红继之,秋植者则于翌春开。地中海、中亚与南非三个源头。郁金香自奥斯曼传入欧洲,十七世纪荷兰“郁金香热”把它变成一场金融风暴。图上所记的 1809 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。看叶的老嫩、花与果是否同在枝上,季节便八九不离十;看题名里藏着的地名,来路也猜得出七分。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。从画稿到成图要过好几双手:转刻的人求准,上色的人求快——快与准之间,就是各幅之间深浅不一的来历。
带走一双眼睛
鉴赏力不是知识,是习惯:每次多看一眼,十年之后你看什么都和别人不一样。1809 年的那朵花早已化作尘土,它留在纸上的样子,却比任何一株活着的同类都长寿。
关于本图版
这幅图版出自《百合科植物图谱》(The Liliaceae),由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间出版。图中描绘的是 Lachenalia Luteola,归入天门冬科(Asparagaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 297,见第 297 页,版式为纵幅,整幅以绿为主调。图像由公有领域原件扫描修复而来,细节在放大视图中仍清晰可辨。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Ayant eu occasion d’observer nous-mêmes, en dernier lieu, un grand nombre d’individas de cette plante, que nous avions regardée autrefois comme une variété de la Lachénale tricolore, nous nous sommes assurés qu’elle forme une espèce distincte facilement reconnaissable, entre autres caractères, à l’absence des taches noiratres, sur les feuilles et les hampes, à ses fleurs plus étroites et i la longueur du style qui dépasse toujours les étamines. Sa racine est une bulbe ovale-arrondie, grosse comme une noisette, couverte de tuniques d’un blanc sale, et entourée de cayeux à sa base, qui émet des fibres nombreuses, blanchâtres, fusiformes, et simples pour la plopart. Du haut de cette bulbe sortent deux, ou plus rarement trois feuilles linéaires-lancéolées, obtuses, longues de deux à trois décimètres, larges de deux à quatre centimètres, étalées, courbées en gouttières à la base, glabres et sans taches. Au milieu d’elles s’élève, à la hauteur de trois décimètres environ, une hampe nue, glabre, cylindrique, lisse, droite, un peu glauque et non tachée. Les Mleurs forment à sa partie supérieure une grappe un peu allongée. Elles sont au nombre de quinze environ, pendantes, jaunes, supportées par des pédicelles longs d’un centimètre, et redressés, qui forment avec elles un angle droit. Ces pédicelles sont accompagnés à leur base par des bractées membraneuses, ovales-lancéolées, dont les inférieures sont trèscourtes, mais qui s’allongent à mesure qu’elles deviennent plus élevées. Le haut de la grappe est formé par sis a huit fleurs incomplètes, stériles, roses et tris-petites, au-dessus desquelles est un bouquet de bractées, ou folioles rougeâtres.
Le périgone est en forme de tube, divisé jusqu’à sa base en six lanières disposées sur deus rangs. Les trois extérieures, longues de 19 à 13 millimètres, sont droites, concaves, un peu relevées en carène, jaunes dans leur partie infé rieure, et vertes dans la supérieure; elles présentent, un peu au-dessous de leur sommet, une bosse plus ou moins saillante, au-dessus de laquelle est une petite fossette. Les lanières intérieures sont d’un tiers plus longues, et en forme de spatule. Leur limbe, qui est arrondi, entier, et plus ou moins violâtre, se renverse en dehors.
Les étamines, enfermées dans le périgone, a la base duquel elles sont insérées, atteignent presque la longueur de ses divisions extérieures. Leurs filaments sont blancs, en forme de soies, et un peu courbés; ils supportent des anthères violettes en forme de fer de flèche émoussé, dont les deux loges s’ouvrent latéralement, et renferment un pollen jaune.
Lovaire est libre, ovale, vert, glabre, marqué de trois sillons. Le style est en forme de soie, arqué, et toujours un peu plus long que les étamines. Le stigmate est brun, en forme de tête, et très-petit.
Histoire
La Lachénale jaune, ainsi que toutes les autres espèces connues du même genre, est originaire du Cap de Bonne-Espérance. On l’a introduite dans les jardins, où elle demande à être abritée dans la serre chaude. Elle fleurit à la fin de février. Toutes les fleurs s’épanouissent presque simultanément.
Explication de la planche
La Plante entière de grandeur naturelle.
- Une fleur dont on a enlevé les étamines et les divisions intérieures du périgone.
- Une fleur fendue latéralement, et étalée.
- Lovaire et le style.
Fam. des Asphodèles. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Lachenalia luteola. L. folis geminis elongato-lanceolatis subimmaculatis, scapo erecto, corollis propendulis cylindricis cum limbo petaloram interiorum patentissimo. Jacq. ic. rar. 2. t. 395. Collect. 4. p. 148. Pers. enchir. 1. 377.
- Lachenalia lateola. L. corollis cylindraceis pedunculatis pendulis, petalis interioribus longioribus emarginatis patentissimis, bracteis acutis, foliis oblongo-lanceolatis. Willd. hort. Berol. 1. 380.
- Lachenalia tricolor. Curt. bot. mag. 82?
- Lachenalia tricolor var. β. Willd. sp. pl. 2. p. 179. Liliac. n. 3.