Ornithogalum Tenuifolium
Ornithogale a Feuilles Étroites
Ornithogale a Feuilles Étroites
Ten ways of seeing
- measured cast yellow-green
- upright 2.59 : 1
First Look
夫象物必在于形似,形似须全其骨气。
—— 唐·张彦远《历代名画记》
Likeness is the threshold; bone-and-breath is the point.
The sheet is vertical: the eye climbs and settles in the upper half. Let the plant stand before you look for detail. Then step in close: watch where colour meets line, and whether the line ever breaks. Third, find where the green is deepest: the whole tonal order is measured from that patch. The pose leans right: the upper half carries 12 points further right than the lower — a living thing, not a diagram.
Name and Thing
The binomial is Ornithogalum tenuifolium: the first word is the genus it belongs among, the second the epithet that sets it apart. Two words carry a whole provenance. The older system filed it under Asparagaceæ by overall affinity; Linnaeus, counting stamens only, placed it in Hexandria — two ways of asking what a plant is. No established Chinese name exists, so it is cited by its binomial alone.
Form and Colour
Measured on this plate: flower colour is sparing, 0.1% of the sheet against 2.4% of foliage, the cast tending yellow-green — as with pale or white blooms, outline and tone do the talking. Bulbous plants store the year underground — bulb, corm or tuber — then send up a few thick leaves and a single scape, with six tepals in cup, funnel or star. a moss green. A single plant, laid out with nothing hidden.
Composition
The sheet is tall. No details are appended: a plate for looking, not for keying out. The plant covers only 8% of the sheet, centred below centre; the emptiness is where the eye rests.
Line and Colour
The first half of the nineteenth century moved from copper to steel to lithography; stipple could render the softest transition. Decide first whether it was printed or painted; only then discuss whether it is beautiful. If you mean to copy it: take its skeleton, its margins and the order of its colours; the burin's hatching is the language of copper — suggest it with pencil density, do not imitate it stroke for stroke.
Poetic Resonance
兰陵美酒郁金香,玉碗盛来琥珀光。
—— 唐·李白《客中行》
Fine wine of Lanling, fragrant with turmeric; poured in a jade bowl, it glows like amber.
The poem gives the mood first and the picture supplies the form; set the line beside the plate and the green the corolla becomes its resting point.
Symbolism
The tulip was an imperial emblem in Istanbul and a speculative bubble in Amsterdam; the hyacinth sprang from a boy's blood in Greek myth. What bulbs share is concealment: next year kept underground. Meanings change their tune: the same flower can say opposite things within a century.
Season and Place
Early spring to early summer, genus by genus: tulips and hyacinths first, gladiolus and amaryllis later. Three homelands: the Mediterranean, Central Asia and South Africa. The tulip came from Ottoman gardens and became a Dutch mania. The year 1811 on the plate is that of publication, not of flowering — the gathering came a year or two earlier. See this kind of plate in the flowering season if you can: once you have met the living flower, you stop reading only colour.
The Book and the Hand
“The Liliaceae” carries only Pierre-Joseph Redouté's name. From drawing to plate the sheet passed through several hands — the engraver aimed at accuracy, the colourist at speed, and between them lies each plate's unevenness.
What to Take Away
If you keep one line, keep Guo Xi's: from afar its momentum, up close its texture. Two centuries on, the plant may still flower in some garden; the one on this sheet stopped in the season of 1811.
About this plate
Description
La bulbe qui donne naissance à cette plante est arrondie, un peu déprimée, couverte de tuniques membraneuses, verdâtres, de la grosseur d’une prune de Reine-Claude. De sa base sortent des fibres radicales, assez nombreuses et des espèces de pédoncules longs d’un ou deux centimètres, qui, se recourbant vers le haut, supportent par leur extrémité des caieux de forme ovale. Son sommet émet un faisceau de six ou huit feuilles, droites, grêles, en forme d’aléne, courbées en gouttière, aigues, glabres, d’un vert foncé, longues de deux à trois décimètres. Entre ces feuilles s’élèvent à la même hauteur qu’elles une ou deux hampes nues, glabres, lisses, cylindriques, d’un vert clair, au sommet desquelles les fleurs forment une grappe courte, cylindrique, un peu serrée. Ces dernières sont au nombre de huit à douze, supportées par des pédicelles redressés, longs de six à dix millimètres, dont chacun est accompagné à sa base par une bractée membraneuse en forme d’alène, aussi longue, ou même un peu plus longue que lui.
Le périgone est à six divisions étalées, concaves, ovales, obtuses, d’une couleur blanche avec une large raie verte le long de leur nervure moyenne. Les trois divisions extérieures sont un peu plus étroites que les autres, Toutes, et particulièrement les dernières, sont obtuses à leur sommet, qui se divise en deux petites lèvres à peine visibles à la vue simple, et ayant leur bord hérissé de poils glanduleux fort courts.
Les étamines sont aussi longues que les segments du périgone. Leurs filaments sont blanes, aplatis, en forme d’alène, un peu dilatés à la base. Ils supportent des anthères oblongues, jaunes et vacillantes.
L’ovaire est vert, ovale, un peu prismatique, à trois angles, à six sillons. Il est surmonté par un style blane assez épais, aussi long que les étamines. Le stigmate est triangulaire, frangé sur les bords.
La capsule est de même forme que l’ovaire, mais à trois sillons seulement, ceux des angles disparaissant. Chacune de ses loges renferme d’une à trois graines noires, ovales, que nous n’avons pu observer dans leur état de parfaite maturité. Celles de deux des loges avortent le plus souvent.
Histoire
Nous décrivons et figurons cette plante d’après des individas qui ont fleuri dans le jardin de la Malmaison. Nous ignorons de quel pays elle est originaire. Elle fleurit en automne.
Observations
Quoique l’Ornithogale à feuilles étroites se rapproche de quelques autres espèces du même genre déjà décrites, il nous parait cependant devoir étre considéré comme une espèce distincte. Il s’écarte en eflet de l’Ornithogalum barbatum par le nombre et la consistance de ses feuilles, par la couleur de ses fleurs et par le moindre développement des barbes dont est chargée l’extrémité des divisions du périgone; sa grappe courte et serrée, et la petitesse de ses fleurs, ne permettent pas de le confondre avec les Ornithogalum scilloides et polyplyllum. Il diflère, par sa grandeur, par la longueur proportionnelle de ses bractées et de ses étamines, de l’Ornithogalum niveum, dont la phrase caractéristique, telle qu’elle a été donnée par Aiton, pourrait cependant très-bien lui convenir.
Explication de la planche
La Plante entière de grandeur naturelle.
- Une des divisions du périgone.
- Les étamines et le pistil.
- L’ovaire et le style.
- La capsule entière.
- La moitié inférieure de la capsule.
- Les graines.
Fam. des Asphodèles. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Ornithogalum renuifolium. O. foliis canaliculatis tenuibus scapum teretem æquantibus; racemo paucifloro cylindrico coarctato, petalis ovatis, filamentis lanceolato-subulatis.