Ornithogalum Tenuifolium
Ornithogale a Feuilles Étroites
Ornithogale a Feuilles Étroites
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1811
- 图版号
- Plate 312
- 原书页码
- p.312
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿、橙黄
- 纵幅 2.59∶1
第一眼
夫象物必在于形似,形似须全其骨气。
—— 唐·张彦远《历代名画记》
形似只是门槛,骨气才是要害。看一株植物,先看它立不立得住——这就是骨气。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏右,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
学名 Ornithogalum tenuifolium:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。一百多年前的命名者,把一种植物的来历压进了两个词。旧分类按整体亲缘,把它归入 Asparagaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。同一种植物,在两本书里挂在两个门下——分类不是自然的秩序,是人替自然排的队。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色收得极俭,只占画面的 0.1%,叶色 2.4%,主相是黄绿——素花与白花多半如此,全靠轮廓与深浅说话。球根花卉把一年的力气都存在地下:鳞茎、球茎或块茎,叶少而厚,花茎一杆直上,花被六片,形或杯、或漏斗、或星。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。没有解剖图,就靠主株一处一处看过去:叶怎么排,花怎么着生,果在哪里。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 8%,重心偏下——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。先判断它是“印”的还是“画”的,再谈好不好看——这是看老版画最实用的一条规矩。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
兰陵美酒郁金香,玉碗盛来琥珀光。
—— 唐·李白《客中行》
此“郁金香”是酒色,不是花名。名同实异,正是读古诗与看古画都要小心的地方——也正因这层误会,这句诗常被种花人挪用。古人写到这一层,已不只是赏花,是借花说人;画面则只负责把那朵花留住。
花语
郁金香在奥斯曼是帝国之花,在荷兰是投机的符号;风信子在希腊神话里是少年之血所化。球根的共同性格是“藏”:把来年藏在今年地下。在图谱里,它首先是一个物种,其次才是一种象征——这个次序值得记住。
时与地
早春至初夏,随属而移。郁金香、风信子最早,唐菖蒲、朱顶红继之,秋植者则于翌春开。南非球根则于十八世纪后大量进入欧洲温室。图上所记的 1811 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。同一株植物,春秋两季像两种东西;同一座山,一百年前与今天叫两个名字。图把这两样都冻结在了纸上。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。从画稿到成图要过好几双手:转刻的人求准,上色的人求快——快与准之间,就是各幅之间深浅不一的来历。
带走一双眼睛
把这三件事带走:先整体后细节;先线后色;先看画再翻书。任何一张老图版,都可以用这三条读。二百年后,这株植物的后代或许仍在某处活着;而纸上这一株,永远停在 1811 年的那个季节。
关于本图版
《百合科植物图谱》(The Liliaceae)由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间印行,本图即其中一幅。原书题作“Ornithogalum Tenuifolium”,在分类体系中列于天门冬科(Asparagaceæ)。
该合集全编共 475 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 312,对应原书第 312 页,版式为纵幅,设色以黄绿为基调。图为公有领域原件的修复扫描,构图与设色未经改动。
原书文字(英文 / 法文)
Description
La bulbe qui donne naissance à cette plante est arrondie, un peu déprimée, couverte de tuniques membraneuses, verdâtres, de la grosseur d’une prune de Reine-Claude. De sa base sortent des fibres radicales, assez nombreuses et des espèces de pédoncules longs d’un ou deux centimètres, qui, se recourbant vers le haut, supportent par leur extrémité des caieux de forme ovale. Son sommet émet un faisceau de six ou huit feuilles, droites, grêles, en forme d’aléne, courbées en gouttière, aigues, glabres, d’un vert foncé, longues de deux à trois décimètres. Entre ces feuilles s’élèvent à la même hauteur qu’elles une ou deux hampes nues, glabres, lisses, cylindriques, d’un vert clair, au sommet desquelles les fleurs forment une grappe courte, cylindrique, un peu serrée. Ces dernières sont au nombre de huit à douze, supportées par des pédicelles redressés, longs de six à dix millimètres, dont chacun est accompagné à sa base par une bractée membraneuse en forme d’alène, aussi longue, ou même un peu plus longue que lui.
Le périgone est à six divisions étalées, concaves, ovales, obtuses, d’une couleur blanche avec une large raie verte le long de leur nervure moyenne. Les trois divisions extérieures sont un peu plus étroites que les autres, Toutes, et particulièrement les dernières, sont obtuses à leur sommet, qui se divise en deux petites lèvres à peine visibles à la vue simple, et ayant leur bord hérissé de poils glanduleux fort courts.
Les étamines sont aussi longues que les segments du périgone. Leurs filaments sont blanes, aplatis, en forme d’alène, un peu dilatés à la base. Ils supportent des anthères oblongues, jaunes et vacillantes.
L’ovaire est vert, ovale, un peu prismatique, à trois angles, à six sillons. Il est surmonté par un style blane assez épais, aussi long que les étamines. Le stigmate est triangulaire, frangé sur les bords.
La capsule est de même forme que l’ovaire, mais à trois sillons seulement, ceux des angles disparaissant. Chacune de ses loges renferme d’une à trois graines noires, ovales, que nous n’avons pu observer dans leur état de parfaite maturité. Celles de deux des loges avortent le plus souvent.
Histoire
Nous décrivons et figurons cette plante d’après des individas qui ont fleuri dans le jardin de la Malmaison. Nous ignorons de quel pays elle est originaire. Elle fleurit en automne.
Observations
Quoique l’Ornithogale à feuilles étroites se rapproche de quelques autres espèces du même genre déjà décrites, il nous parait cependant devoir étre considéré comme une espèce distincte. Il s’écarte en eflet de l’Ornithogalum barbatum par le nombre et la consistance de ses feuilles, par la couleur de ses fleurs et par le moindre développement des barbes dont est chargée l’extrémité des divisions du périgone; sa grappe courte et serrée, et la petitesse de ses fleurs, ne permettent pas de le confondre avec les Ornithogalum scilloides et polyplyllum. Il diflère, par sa grandeur, par la longueur proportionnelle de ses bractées et de ses étamines, de l’Ornithogalum niveum, dont la phrase caractéristique, telle qu’elle a été donnée par Aiton, pourrait cependant très-bien lui convenir.
Explication de la planche
La Plante entière de grandeur naturelle.
- Une des divisions du périgone.
- Les étamines et le pistil.
- L’ovaire et le style.
- La capsule entière.
- La moitié inférieure de la capsule.
- Les graines.
Fam. des Asphodèles. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Ornithogalum renuifolium. O. foliis canaliculatis tenuibus scapum teretem æquantibus; racemo paucifloro cylindrico coarctato, petalis ovatis, filamentis lanceolato-subulatis.