Sanseviera Zeylanica
虎尾兰属
Sanseviera de Ceylan
Ten ways of seeing
- measured cast yellow-green
- upright 1.58 : 1
First Look
凡画山水,意在笔先。
—— 唐·王维《山水论》
In painting, the intention precedes the brush.
The sheet is vertical: the eye climbs and settles in the upper half. Let the plant stand before you look for detail. Then step in close: watch where colour meets line, and whether the line ever breaks. Third, find where the green is deepest: the whole tonal order is measured from that patch.
Name and Thing
The binomial is Sanseviera zeylanica: the first word is the genus it belongs among, the second the epithet that sets it apart. Two words carry a whole provenance. The older system filed it under Asparagaceæ by overall affinity; Linnaeus, counting stamens only, placed it in Hexandria — two ways of asking what a plant is. The Chinese name 虎尾兰属 is a modern rendering of the Latin, not an old garden name.
Form and Colour
Measured on this plate: flower colour covers 3.5% of the sheet, foliage 12.3%, the cast yellow-green. No other plate shares exactly this measure. A bulb of overlapping fleshy scales gives the lily its Chinese name, 'hundred-fold'; six tepals reflex as the flower opens, around six stamens with long, T-shaped anthers. a moss green. Three things fix the habit: leaf arrangement, tepal count, and how the flower is borne.
Composition
The sheet is tall. No details are appended: a plate for looking, not for keying out. The plant covers only 24% of the sheet, centred below centre; the emptiness is where the eye rests.
Line and Colour
The first half of the nineteenth century moved from copper to steel to lithography; stipple could render the softest transition. Take a loupe to three places: petal edge, leaf vein, caption. An unbroken line means engraving; colour crossing the outline means a hand. If you mean to copy it: take its skeleton, its margins and the order of its colours; the burin's hatching is the language of copper — suggest it with pencil density, do not imitate it stroke for stroke.
Poetic Resonance
故乡寒食荼醾发,百合香浓邸舍深。
—— 宋·宋祁《山橙花》
The poem gives the mood first and the picture supplies the form; set the line beside the plate and the green the corolla becomes its resting point.
Symbolism
In the West the white lily is Marian purity, held by the angel of the Annunciation; in China the name sounds like 'a hundred years in harmony', a wedding wish. Meanings change their tune: the same flower can say opposite things within a century.
Season and Place
the flowers last only days, so artists drew them just as they opened. Temperate north — China, Japan, Europe. Long used in Chinese medicine, lilies were hunted in East Asia by nineteenth-century collectors and transformed European gardens. The year 1809 on the plate is that of publication, not of flowering — the gathering came a year or two earlier. The bud and the ripe fruit on one branch tell the season; the name in the title often tells the journey.
The Book and the Hand
“The Liliaceae” carries only Pierre-Joseph Redouté's name. The image is public domain; the hand-colouring is still one person's hand.
What to Take Away
If you keep one line, keep Guo Xi's: from afar its momentum, up close its texture. A flora exists to be consulted; look long enough and you forget to consult — someone in 1809 gave a whole day to a single flower.
About this plate
Description
Une racine épaisse, rameuse, brune, un peu ligneuse, donne naissance, par sa partie supérieure, à des rejets rampants de la grosseur du pouce, ainsi qu’à un faisceau de feuilles lancéolées-linéaires, roides, charnues, médiocrement épaisses, courbées en gouttière, longues de deux à trois décimètres, larges de quinze à dix-huit millimètres, et se rétrécissant graduellement depuis leur partie moyenne jusqu’ä leur sommet, qui se termine en pointe non épineuse. Ges feuilles sont un peu glauques, marquées de taches transversales, vertes et bordées d’une aile membraneuse, blanche, extrêmement étroite. Au milieu d’elles s’élève une hampe épaisse, glauque, haute de quatre ou cinq décimètres, et chargée intérieurement de quelques bractées ou folioles embrassantes, lancéo-lées, longues de trois à quatre centimètres, et rétrécies en pointe.
Les fleurs sont très-nombreuses, disposées en une grappe serrée qui occupe la moitié de la longueur de la hampe. Elles sont d’un blanc verdâtre, redressées, soutenues par des pédoncules longs de trois à cinq millimètres, et groupées en faisceaux de quatre ou cing. Chacun de ces faisceaux est entouré à sa base par deux bractées, dont l’une inférieure est lancéolée, et deux fois aussi longue que les pédoncules; l’autre supérieure ou intérieure, est très-courte et échancrée.
Le périgone est dans ses deux tiers inférieurs en forme de tube, grêle, long de vingt à vingt-eing millimètres, et un peu rentlé dans le bas. Dans le reste de son étendue, il est divisé en six lanières égales, linéaires, étroites, très-étalées, courbées en gouttière, obtuses et blanchâtres.
Les étamines sont insérées à l’entrée du tube du périgone. Leurs filaments un peu plus courts que les divisions du limbe, sont droits, blanes et filiformes. Les anthères sont oblongues, droites, d’un jaune citron, et un peu échanerées au sommet. Leurs deux loges s’ouvrent par leur face interne.
L’ovaire est libre, ovale, à trois angles extrêmement obtus. Il est surmonté par un style blane et filiforme, qui dépasse un peu les étamines. Le stigmate est jaune, un peu en forme de fète, transversalement ovale et échancré supérieurement.
Le fruit, que nous n’avons pas vu nous-mêmes, est, suivant Cavanilles, une sorte de baie monosperme, ou drupe jaune.
Histoire
Cette plante, ainsi que son nom l’indique, est originaire de Ceylan. On la cultive dans les jardins de botanique où elle demande à être abritée pendant Thiver dans la serre chaude. L’individu qui a servi à notre description était en fleur à la fin de l’été.
Observations
La Sanseviera de Ceylan, ainsi qu’une autre espèce congénère, avait été placée par Linné, d’abord parmi les Aloès, puis parmi les Alétris. Thunberg en a fait avec raison un genre à part, qu’ont adopté ensuite la plupart des bota-nistes, et qui a été également établi par Cavanilles sous le nom de Salmia. Les caractères de ce genre se tirent
- de la forme tubuleuse des fleurs, dont le limbe se divise en six lanières étalées;
- de l’insertion des étamines qui se fait à l’entrée du tube du périgone;
- de la structure du fruit, qui est une baie monosperme.
Fam. des Asperges. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Sanseviera Zeylanica. S. foliis glabris oblongis acutis planis et lineari-lanceolatis canaliculatis, stylo longitudine staminum, bracteis pedunculi longitudine. Willd. sp. pl. 2. p. 159, excluso synon. Loureir. Pers. enchir. 1.p. 372.
- Sanseviera Æthiopica. S. acaulis, foliis linguiformibus convolutis, racemo oblongo, floribus erectis. Thunb. prodr. 652?
- Salmia spicata. S. foliis rigidis canaliculatis maculatis, floribus spicatis. Cavan. ic. 3. ?. 24. t. 246.
- Aletris hyacinthoides, var. α. A. acaulis foliis lanceolatis carnosis, floribus geminatis. Sp. pl. 456. Lam. dict. 1. p. 79.
- Aloe hyacinthoides. A. floribus sessilibus horizontalibus infundibuliformibus æqualibus, limbo revolutis. Sp. pl. éd. 1. p. 321.
- Aloe foliis lanceolatis planis rectis radicalibus. Hort. Cliff. 132. Hort. Ups. 85. Fl. Zeyl. 130.
- Aloe Zeylanica pumila foliis variegatis. Comm. hort. 2. p. 41. t. 21. Plukn. alm. 19. t. 256. f. 5.
- Aloe foliis exterioribus lanceolatis planis erectis, radicalibus interioribus longissimis. Roy. Lugd-b. 23.