虎尾兰属
Sanseviera Zeylanica
Sanseviera de Ceylan
- 中文名
- 虎尾兰属
- 学名
- Sanseviera de Ceylan
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1809
- 图版号
- Plate 290
- 原书页码
- p.290
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿
- 纵幅 1.58∶1
第一眼
凡画山水,意在笔先。
—— 唐·王维《山水论》
下笔之前,心里已经有了整幅画。看画时可以反过来推:画家先定了什么,后添了什么。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Sanseviera zeylanica:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。双名制的好处是唯一:全世界叫这个名字的,只能是这一种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Asparagaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。两种分类是两种世界观:一个问“它和谁像”,一个问“它有几根雄蕊”。名字背后,是看世界的方法。中文名“虎尾兰属”是后人据学名回译的通行叫法,与古书里的旧名未必对得上——名与物之间,总隔着一层翻译。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 3.5%,叶色 12.3%,主相是黄绿。这个比例与色相,是这一幅独有的。鳞茎由多数肉质鳞片抱合而成,故名“百合”;茎直立,叶披针或轮生,花被六片,盛开时向外反卷,雄蕊六枚,花药长大如丁字。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。此幅只画一个种,形制的每一处都摊在纸面上,没有遮掩。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 24%,重心偏下——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。拿放大镜(或手机微距)看三处:花瓣边缘、叶脉、题名。线若连续不断,是刻的;色若越过轮廓半毫米,是手涂的。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
故乡寒食荼醾发,百合香浓邸舍深。
—— 宋·宋祁《山橙花》
“故乡寒食荼醾发”——古人写到这一层,已不只是赏花,是借花说人;画面则只负责把那朵花留住。
花语
西方以白百合为圣母之洁,天使报喜时手持者即是;中国取其“百年好合”之谐音,婚仪用之,是世俗的祝福而非宗教的纯洁。象征多半来自形状与气味:像杯的、像泪的、香的、臭的——先有形状,后有意义。
时与地
初夏至盛夏,六七月间开。百合花期短,三五日即谢,故画者多取初开之态。北半球温带,中国、日本与欧洲山地皆有。中国百合入药已久,十九世纪欧洲又从东亚引去数十种,一时百合育种大盛。图上所记的 1809 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。看这类图最好的时候是花期,见过一次活的花,再看图就不会只看颜色。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。图版今属公有领域,可以自由取用;但纸上那层手工上色,仍是两百年前某一个人的手。
带走一双眼睛
如果只能记一句,就记郭熙那八个字:远望取其势,近看取其质。看图、看花、看人,都一样。图谱的用意是“以备查考”,看久了却会忘记查考:1809 年的一个人,为一朵花花了整整一天。
关于本图版
这幅图版出自《百合科植物图谱》(The Liliaceae),由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间出版。图中描绘的是虎尾兰,学名 Sanseviera Zeylanica,归入天门冬科(Asparagaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 290,见第 290 页,版式为纵幅,画面以绿为主色。图像由公有领域原件扫描修复而来,细节在放大视图中仍清晰可辨。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Une racine épaisse, rameuse, brune, un peu ligneuse, donne naissance, par sa partie supérieure, à des rejets rampants de la grosseur du pouce, ainsi qu’à un faisceau de feuilles lancéolées-linéaires, roides, charnues, médiocrement épaisses, courbées en gouttière, longues de deux à trois décimètres, larges de quinze à dix-huit millimètres, et se rétrécissant graduellement depuis leur partie moyenne jusqu’ä leur sommet, qui se termine en pointe non épineuse. Ges feuilles sont un peu glauques, marquées de taches transversales, vertes et bordées d’une aile membraneuse, blanche, extrêmement étroite. Au milieu d’elles s’élève une hampe épaisse, glauque, haute de quatre ou cinq décimètres, et chargée intérieurement de quelques bractées ou folioles embrassantes, lancéo-lées, longues de trois à quatre centimètres, et rétrécies en pointe.
Les fleurs sont très-nombreuses, disposées en une grappe serrée qui occupe la moitié de la longueur de la hampe. Elles sont d’un blanc verdâtre, redressées, soutenues par des pédoncules longs de trois à cinq millimètres, et groupées en faisceaux de quatre ou cing. Chacun de ces faisceaux est entouré à sa base par deux bractées, dont l’une inférieure est lancéolée, et deux fois aussi longue que les pédoncules; l’autre supérieure ou intérieure, est très-courte et échancrée.
Le périgone est dans ses deux tiers inférieurs en forme de tube, grêle, long de vingt à vingt-eing millimètres, et un peu rentlé dans le bas. Dans le reste de son étendue, il est divisé en six lanières égales, linéaires, étroites, très-étalées, courbées en gouttière, obtuses et blanchâtres.
Les étamines sont insérées à l’entrée du tube du périgone. Leurs filaments un peu plus courts que les divisions du limbe, sont droits, blanes et filiformes. Les anthères sont oblongues, droites, d’un jaune citron, et un peu échanerées au sommet. Leurs deux loges s’ouvrent par leur face interne.
L’ovaire est libre, ovale, à trois angles extrêmement obtus. Il est surmonté par un style blane et filiforme, qui dépasse un peu les étamines. Le stigmate est jaune, un peu en forme de fète, transversalement ovale et échancré supérieurement.
Le fruit, que nous n’avons pas vu nous-mêmes, est, suivant Cavanilles, une sorte de baie monosperme, ou drupe jaune.
Histoire
Cette plante, ainsi que son nom l’indique, est originaire de Ceylan. On la cultive dans les jardins de botanique où elle demande à être abritée pendant Thiver dans la serre chaude. L’individu qui a servi à notre description était en fleur à la fin de l’été.
Observations
La Sanseviera de Ceylan, ainsi qu’une autre espèce congénère, avait été placée par Linné, d’abord parmi les Aloès, puis parmi les Alétris. Thunberg en a fait avec raison un genre à part, qu’ont adopté ensuite la plupart des bota-nistes, et qui a été également établi par Cavanilles sous le nom de Salmia. Les caractères de ce genre se tirent
- de la forme tubuleuse des fleurs, dont le limbe se divise en six lanières étalées;
- de l’insertion des étamines qui se fait à l’entrée du tube du périgone;
- de la structure du fruit, qui est une baie monosperme.
Fam. des Asperges. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Sanseviera Zeylanica. S. foliis glabris oblongis acutis planis et lineari-lanceolatis canaliculatis, stylo longitudine staminum, bracteis pedunculi longitudine. Willd. sp. pl. 2. p. 159, excluso synon. Loureir. Pers. enchir. 1.p. 372.
- Sanseviera Æthiopica. S. acaulis, foliis linguiformibus convolutis, racemo oblongo, floribus erectis. Thunb. prodr. 652?
- Salmia spicata. S. foliis rigidis canaliculatis maculatis, floribus spicatis. Cavan. ic. 3. ?. 24. t. 246.
- Aletris hyacinthoides, var. α. A. acaulis foliis lanceolatis carnosis, floribus geminatis. Sp. pl. 456. Lam. dict. 1. p. 79.
- Aloe hyacinthoides. A. floribus sessilibus horizontalibus infundibuliformibus æqualibus, limbo revolutis. Sp. pl. éd. 1. p. 321.
- Aloe foliis lanceolatis planis rectis radicalibus. Hort. Cliff. 132. Hort. Ups. 85. Fl. Zeyl. 130.
- Aloe Zeylanica pumila foliis variegatis. Comm. hort. 2. p. 41. t. 21. Plukn. alm. 19. t. 256. f. 5.
- Aloe foliis exterioribus lanceolatis planis erectis, radicalibus interioribus longissimis. Roy. Lugd-b. 23.