Crinum Giganteum
Crinum Géant
Crinum Géant
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1807
- 图版号
- Plate 181
- 原书页码
- p.181
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿、橙黄
- 纵幅 1.42∶1
第一眼
江馆清秋,晨起看竹,烟光日影露气,皆浮动于疏枝密叶之间。
—— 清·郑板桥《题画竹》
郑板桥说他画竹,是先看见“烟光日影露气”在枝叶间浮动,才动手。看画时找这一层空气,比记住花的名字更要紧。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏右,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
学名 Crinum giganteum:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。双名制的好处是唯一:全世界叫这个名字的,只能是这一种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Amaryllidaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。两种分类是两种世界观:一个问“它和谁像”,一个问“它有几根雄蕊”。名字背后,是看世界的方法。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 1.7%,叶色 12.5%,主相是黄绿、辅以橙黄。这个比例与色相,是这一幅独有的。球根花卉把一年的力气都存在地下:鳞茎、球茎或块茎,叶少而厚,花茎一杆直上,花被六片,形或杯、或漏斗、或星。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。看叶:叶柄长短、叶尖形状、叶缘有没有锯齿,这三样比花色更能认出它是什么。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅排得满:枝叶占到画面的 39%,重心偏上——标本式的画法,图的是看得全。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。拿放大镜(或手机微距)看三处:花瓣边缘、叶脉、题名。线若连续不断,是刻的;色若越过轮廓半毫米,是手涂的。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
兰陵美酒郁金香,玉碗盛来琥珀光。
—— 唐·李白《客中行》
此“郁金香”是酒色,不是花名。名同实异,正是读古诗与看古画都要小心的地方——也正因这层误会,这句诗常被种花人挪用。诗以气行,画以形立;两种“看”叠在一起,才是看画的意思。
花语
郁金香在奥斯曼是帝国之花,在荷兰是投机的符号;风信子在希腊神话里是少年之血所化。球根的共同性格是“藏”:把来年藏在今年地下。象征多半来自形状与气味:像杯的、像泪的、香的、臭的——先有形状,后有意义。
时与地
早春至初夏,随属而移。郁金香、风信子最早,唐菖蒲、朱顶红继之,秋植者则于翌春开。地中海、中亚与南非三个源头。郁金香自奥斯曼传入欧洲,十七世纪荷兰“郁金香热”把它变成一场金融风暴。图上所记的 1807 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。看叶的老嫩、花与果是否同在枝上,季节便八九不离十;看题名里藏着的地名,来路也猜得出七分。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。图版今属公有领域,可以自由取用;但纸上那层手工上色,仍是两百年前某一个人的手。
带走一双眼睛
下次去公园,找一株开着的花站三分钟:看叶怎么排、花朝哪个方向开、最深的一块色在哪。三分钟之后,你已经会看这一类的图了。二百年后,这株植物的后代或许仍在某处活着;而纸上这一株,永远停在 1807 年的那个季节。
关于本图版
这幅图版出自《百合科植物图谱》(The Liliaceae),由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间出版。原书题作“Crinum Giganteum”,归入石蒜科(Amaryllidaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 181,见第 181 页,版式为纵幅,画面以深绿为主色。图像由公有领域原件扫描修复而来,细节在放大视图中仍清晰可辨。
原书文字(英文 / 法文)
Une bulbe sphérique, écailleuse, blanche et de la grosseur du poing, donne naissance, par sa base, à un grand nombre de racines cylindriques, longues et rameuses. De son sommet nait un faisceau de feuilles oblongues, larges d’un décimètre, longues de quatre, entières sur les bords, rétrécies, courbées en canal, et redressées dans leur partie inférieure, légèrement concaves et étalées dans leur partie supérieure, aigues à leur sommet. Celles de la plante figurée par Andrews, sont un peu plus étroites, et ondulées sur les bords.
De cette même bulbe, et à côté de l’origine des feuilles, nait une hampe droite, lisse, épaisse, un peu comprimée, longue de deux décimètres, et terminée par un bouquet de fleurs. Celles-ci sont au nombre de six sessiles et disposées en ombelle. Elles sont blanches en leur limbe, et répandent une odeur agréable de jacinthe. Une spathe à deux valves en forme de lance, vertes, aigués, et atteignant à peine le tiers de la longueur des fleurs, entoure complétement, par sa base, le sommet de la hampe. Les fleurs sont en outre accompagnées de plusieurs bractées membraneuses et linéaires.
Le tabe de la corolle est adhérent à l’ovaire, a-pen-près cylindrique, à trois angles très-obtus, presque droit dans sa partie inféri sure, un peu recourbe et ascendant au sommet, long de dix-huit centimètres, et de couleur verte. Le limbe est à six divisions légèrement fermé, dans sa partie inférieure, blane et un peu irrégulier. Les segmens sont ovales, oblongs, étales vers leur sommet, longs de neuf centimètres, larges de trois et demi. Leur nervure moyenne, verdätre et peu proéminente, se prolonge en une pointe saillante, aigué et verte, qui se prononce davantage dans les trois divisions extérieures, que dans les autres.
Les étamines, au nombre de six, sont insérées à l’entrée du tabe de la corolle. Leurs filamens sont en forme d’alène, un peu plas courts que les segmens da limbe. Ils sont courbes en avant et redressés vers le sommet. Ils portent des anthères linéaires, longues et vacillantes, dont la couleur est noire après la fécondation.
L’ovaire adhère au tube de la corolle; il est ovoide, a trois angles obtus, à trois loges et surmonté par un style filiforme, qui atteint la longueur des éta-mines. Le stigmate est entier, simple, et dépasse à peine la grosseur du style. Nous n’avons pas vu le fruit dans l’état de maturité.
Histoire
Le Crinum géant est originaire de la Sierra-Leone, sur les côtes d’Afrique. Nous en avons vu un pied qui a fleuri dans le jardin de M. Cels, auquel M. Broussonet l’avait envoyé.
Observations
Cette belle espèce de Crinum, malgré quelques légères différences dans la forme des feuilles, me parait évidemment la même que la plante figurée par Andrews; mais je ne partage pas l’opinion du continuateur de l’ouvrage de Curtis, qui la regarde comme une simple variété de l’Amaryllis-Ornata; elle en diffère par la couleur presque entièrement blanche de ses fleurs, par la grosseur et la briéveté de sa hampe, et par la largeur de ses feuilles, qui vont en se rétré-eissant vers la base. Nous la plaçons, a l’exemple d’Andrews, dans le senre Crinum, auquel elle se rapporte par son port et ses principaux caractères, quoique ses fleurs un peu irrégulières, et ses étamines inclinées et ascendantes à leur extrémité, semblent la rapprocher des Amaryllis à corolles tubuleuses.
Fam. des Narcisses. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Crinum giganteum. C. folis lanceolatis basi angustatis, floribus umbellatis, staminibus declinatis tubo longissimo.
- Crinum giganteum foliis faccidis undolatis; floribus sessilibus umbellatis petalis concavis subalbidis, Andr. bor. rep. 169.
- Amaryllis ornata var. B. Curt. bot. mag, 936.