Colchicum Autumnale var Latifolium
Colchicque d’Automne
Colchicque d’Automne
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1814
- 图版号
- Plate 468
- 原书页码
- p.468
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 橙黄、黄绿
- 纵幅 1.41∶1
第一眼
江馆清秋,晨起看竹,烟光日影露气,皆浮动于疏枝密叶之间。
—— 清·郑板桥《题画竹》
郑板桥说他画竹,是先看见“烟光日影露气”在枝叶间浮动,才动手。看画时找这一层空气,比记住花的名字更要紧。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏左,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
学名 Colchicum autumnale:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。双名制的好处是唯一:全世界叫这个名字的,只能是这一种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Colchicaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。同一种植物,在两本书里挂在两个门下——分类不是自然的秩序,是人替自然排的队。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 1.4%,叶色 12.9%,主相是橙黄、辅以黄绿。这个比例与色相,是这一幅独有的。球根花卉把一年的力气都存在地下:鳞茎、球茎或块茎,叶少而厚,花茎一杆直上,花被六片,形或杯、或漏斗、或星。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。没有解剖图,就靠主株一处一处看过去:叶怎么排,花怎么着生,果在哪里。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 23%,重心偏上——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。还有一种证据在纸背:铜版压进纸里的那道痕、上色处微微凸起的颜料、再版时磨浅的线。扫描件里也能看出七分。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
仙衣才试郁金黄,便觉秋风满院芳。
—— 宋·朱熹《次劉彥集木犀韻三首 其二》
“仙衣才试郁金黄”——把这一句放回画面:绿色的花冠就是诗句的落点——诗先写气,画后写形,两者在此处接上了。
花语
郁金香在奥斯曼是帝国之花,在荷兰是投机的符号;风信子在希腊神话里是少年之血所化。球根的共同性格是“藏”:把来年藏在今年地下。在图谱里,它首先是一个物种,其次才是一种象征——这个次序值得记住。
时与地
早春至初夏,随属而移。郁金香、风信子最早,唐菖蒲、朱顶红继之,秋植者则于翌春开。地中海、中亚与南非三个源头。郁金香自奥斯曼传入欧洲,十七世纪荷兰“郁金香热”把它变成一场金融风暴。图上所记的 1814 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。看这类图最好的时候是花期,见过一次活的花,再看图就不会只看颜色。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。版画是集体工程:绘图、刻版、上色各有其人,真正决定这幅图好不好看的,常是没留下名字的刻工与上色师。
带走一双眼睛
鉴赏力不是知识,是习惯:每次多看一眼,十年之后你看什么都和别人不一样。1814 年的那朵花早已化作尘土,它留在纸上的样子,却比任何一株活着的同类都长寿。
关于本图版
此图原刊于《百合科植物图谱》(The Liliaceae),绘者为皮埃尔-约瑟夫·雷杜德,成书于 1802—1816 年间。原书题作“Colchicum Autumnale var Latifolium”,归入秋水仙科(Colchicaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 468,见第 468 页,版式为纵幅,设色以绿为基调。扫描件取自公有领域原件,经高分辨率修复与色彩校正,可按原大放大查看线条与设色。
原书文字(英文 / 法文)
Description
La bulbe de cette plante pendant l’été, lorsqu’elle est couronnée de ses feuilles, est presque sphérique, cachée sous beaticoup de tomiques qui se prolongent autour des gaines des feuilles; cette bulbe est blanche, solide intéricarement, et produit des radicales en dessous; elle est accompagnée quelquefois de cayeux sur ses côtés: il y a constamment une dent courbée en bas sur un point de sa circonférence à sa base; les feuilles, matmellement engainées, forment une espèce de tige cachée en terre; la lame de ces feuilles est lisse, très entière. C’est de la base de la balbe, an-dessus de la dent qui existe sur un de ses côtés, que nait le bourgeon qui doit produire des fleurs; ce bourgeon consiste extérieurement dans une spathe monophylle tubuleuse, qui contient un nombre variable de fleurs. Cette spathe gagne par degrés le niveau du sol en vallon-geant, et s’ouvre obliquement au sommet pour laisser sortir les fleurs.
La bulbe, dont une dent latérale a produit la spathe, se détrait ensuite peu a peu, tandis qu’il part de nouvelles radicales de l’extrémité inférieure de la dent de cette balbe, et tandis qu’une bulbe nouvelle se forme.
Les fleurs naissent du fond de la spathe; leur tube est blanc, un peu tri-quètre; le limbe consiste en six divisions qui s’ouvrent en cloche: trois divisions sont estérieures et un peu plus longues que les intérieures. Il y a six étamines opposées a la base des divisions; leurs filets sont cylindriques, rétrécis et capillaires à leur sommet; leur base est conique, épaisse et pourvue en dehors d’un organe glandoleux, jaunatre, qui se dessèche plus lentement que le filet. Les trois étamines opposées aus divisions extérieures du limbe s’élevent moins, et sinsèrent plus bas vers l’entrée du tabe, que les trois autres étamines. Les filets s’appliquent contre la paroi interne des divisions, à la base desquelles, précisément l’aissselle des filets, est une cannelure courte, bordée de tres-petites papilles ou poils, et qui secrète une liqueur jaunâtre: cette cannelare reçoit la portion glandaleuse, épaissie, de la base de chaque filet. Les anthères sont linéaires, versatiles, extrorses, échancrées à la base, composées de deux loges latérales longitudinales, dans lesquelles le pollen est jaune, formé de globales sphériques. Le pistil consiste dans un ovaire sopére, placé au fond du tube de la fleur, et surmonté de trois styles capillaires qui dépassent le tube. Lovaire est blane, lancéole, à trois cannelures. Les styles sont eylindriques. Les stigmates sont linéaires, en crête, garnis de papilles courtes et recouchées.
Histoire
Cette plante a fleuri dans les conches du Jardin du Muséam d’Histoire natu-relle. Ses feuilles, plus larges et moins droites que celles du Colchique qui croit dans les prés, nous l’ont fait considérer comme une varieté. Les fleurs sont devenues courtes, parce qu’elles ont été produites par une bulbe plantée presque à la surface de la terre. Nous croyons que cette plante a été envoyée du midi de la France
Fam. des Colchicacées. Flor. Franç.—Hexandrie trigynie. Lin.
- Colchicum antumnale. C. folis planis, lanceolatis, erectis. Lin. spec. pl. 485. Willd. spec. pl. 2. p. 272. Persoon. enchir. 1. p. 398. Flor. Franç. n. 1897.
- Colebicum autumnale. C. floribus apbyllis; laciniis corollæ ovali-oblongis, obtasis; foliis planis, lanceolatis, erectis, fructum stipantibus. Loiseleur. Fl. Gall. p. 217.
- Colchicum fore folia longè precedente, petalis ovatis. Hall. Helv. 1235.
- Colchicum commune. Bauh. pin. 67.