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Amaryllis Josephinæ - The Liliaceae
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南方火眼蝶

Amaryllis Josephinæ

Amaryllis de Joséphine

Plate 370 · p.370 · 1812 · The Liliaceae · · 1802-1816 · 红

中文名
南方火眼蝶
合集
百合科植物图谱
绘者
Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
年代
1812
图版号
Plate 370
原书页码
p.370
主色
红
授权
Public domain

十观

  • 实测花色 红、橙黄
  • 横幅 0.76∶1

第一眼

竖划三寸,当千仞之高;横墨数尺,体百里之迥。

—— 南朝宋·宗炳《画山水序》

三寸的竖线可当千仞高山,几尺横墨能容百里之远。尺幅从来不是障碍,取舍才是本事。这一幅是横幅,眼睛左右来回走,看它在哪一处停住。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找红色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。

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关于本图版

《百合科植物图谱》(The Liliaceae)由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间印行,本图即其中一幅。图中描绘的是南方火眼蝶,在分类体系中列于石蒜科(Amaryllidaceæ)。

该合集全编共 475 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 370,对应原书第 370 页,版式为横幅,整幅以朱红为主调。扫描件取自公有领域原件,经高分辨率修复与色彩校正,可按原大放大查看线条与设色。

原书文字(英文 / 法文)

Description

De toutes les Liliacées actuellement connues, il n’en est point dont la bulbe atteigne des dimensions aussi considérables que celle de la magnifique Amaryllis dont nous donnons ici la figure; et cependant elle ne paraitra point disproportionnée, si on a égard à l’énorme bouquet de fleurs qu’elle produit. Elle est ovale, haute de trois décimètres environ, sur près de deux de diamètre. De sa base partent des fibres radicales blanches, charnues, cylindriques, presque aussi grosses que le petit doigt, et longues d’un mètre environ.

Du sommet de cette bulbe sort un faisceau de feuilles lancéolées, obtuses, glauques, glabres, entières, un peu courbées en faux, longues de huit déci-mètres, larges de dix à quinze centimètres. Ces feuilles se déssèchent à la fin du printemps, et font place à une hampe droite, haute de quatre décimètres, fortement comprimée, à deux tranchants, nue, d’un vert glauque, large de six ou sept centimètres.

Les fleurs, au nombre de soisante environ, forment une ombelle hémisphé-rique, qui, dans son entier développement, a jusqu’à un mètre de diamètre. La spathe d’où elles sortent est formée de deux valves opposées, lancéolées, rou-geâtres, longues de quinze centimètres, desséchées avant l’entier épanouissement des fleurs. Les pédicelles sont longs de trois à quatre décimètres, d’un violet rougeâtre, plus ou moins anguleux, assez gros, surtout dans le bas, nullement renflés au sommet. Les extérieurs s’étendent horizontalement. Les intérieurs sont dressés dans la plus grande partie de leur longueur, mais ils se courbent auprès de leur extrémité, qui est horizontale. Tous naissent d’une sorte de tête sphérique formée par le renflement de la partie supérieure de la hampe.

Le périgone est en forme d’entonnoir, un peu courbé. Il se rétrécit à sa base en un tube court, horizontal, peu distinet de l’ovaire, d’un violet rougeâtre. Au dessus il est divisé en six segments linéaires-lancéolés, longs de huit ou neuf centimètres, jaunes dans le bas avec la partie dorsale de la même couleur que le tube, tachetés de rouge dans leur partie moyenne, et d’une couleur ponceau assez uniforme vers leur extrémité. Ses segments, d’abord simplement ouverts dans le haut, se renversent et se roulent peu à peu en dehors, en commençant par le supérieur, qui est toujours plus fortement roulé que les autres. Tous sont un peu aigus et calleux au sommet. Les trois extérieurs portent en dedans une petite pointe, ou crochet pubescent.

Les filaments des étamines sont en forme d’alêne, arqués, rassemblés vers le côté inférieur de la fleur, plus courts que les segments du périgone, jaunes dans le bas, d’un rouge ponceau dans le haut. Les anthères sont linéaires, vacil-lantes, longues de deux centimètres, d’un violet pourpre avant la floraison; noirâtres après l’émission du pollen, qui est jaune.

L’ovaire est ovale-triangulaire, de la même couleur que les pédicelles et que le tube du périgone. Le style est filiforme, plus long et moins arqué que les flaments des étamines, et de la même couleur qu’eux. Le stigmate est simple et un peu en forme de godet.

Le fruit est une capsole membraneuse, ovale-triangulaire, à angles aigus, plane sur ses faces, brune, à trois valves, A trois loges, renfermant chacune un grand nombre de graines noires arrondies.

Histoire

L’Amaryllis de Joséphine croit dans la partie méridionale de l’Afrique. Un navigateur hollandais en a rapporté une bulbe qui a été vingt ans sans fleurir dane un jardin de Hollande, et qui a commence a donner des fleur il y a hait ou dix ans. Cette bulbe a été ensuite acquise par Sa Majesté l’Impératrice José-phine, et transportée dans le jardin de la Malmaison, où elle a déjà fleuri deux fois vers le milieu de l’été.

Cette belle plante, quoique personne à notre connaissance n’ait encore publié sa description, a été indiquée dans quelques catalogues sous le nom d’Amaryllis gigantea; mais, comme le Crinum giganteum, aujourd’hui classé parmi les Amaryllis par plusieurs auteurs, a reçu le même nom, nous avons cru devoir, pour éviter toute confusion, imposer un nom nouveau à notre nouvelle plante. Nous l’avons dédiée à Sa Majesté l’Impératrice Joséphine, dans le riche jardin de laquelle nous l’avons décrite et figurée. Nous avons desiré, par ce modeste hommage, signaler, autant qu’il est en nous, les services que la botanique française doit à cette illustre protectrice, Non-seulement elle permet aux botanistes d’étudier les nombreux et rares végétaux qui sont réunis dans ses jardins, mais elle en enrichit elle-même les autres établissements avec une libéralité remar-quable, et une grâce qui relève le prix de ses dons. Elle connait les moindres de ses plantes, aime à suivre leur histoire, et mériterait autant d’etre comparée aux dames qui ont le plus illustré la botanique par leurs connaissances qu’aux princes qui l’ont honorée par leur protection.

Explication des planches

  • Planche 370 et 371. Le haut de la hampe, les fleurs et une feuille esquissée de grandeur naturelle.
  • Planche 372. La bulbe et une des fibres radicales de grandeur naturelle.

Fam. des Narcisses. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.

  • Amaryllis Josephinæ. A. scapo ancipite, foliis lanceolatis glabris, umbellâ maximâ hemiphæricâ, laciniis corollarum, præsertim superiore, revolutis.
Gladiolus Watsonius 上一张图版
Gladiolus Watsonius

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