石蒜科
Amaryllis Montana
Amaryllis des Montagnes
- 中文名
- 石蒜科
- 学名
- Amaryllis des Montagnes
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1809
- 图版号
- Plate 241
- 原书页码
- p.241
- 主色
- 黄
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 红、黄绿
- 纵幅 2.27∶1
第一眼
凡画山水,意在笔先。
—— 唐·王维《山水论》
下笔之前,心里已经有了整幅画。看画时可以反过来推:画家先定了什么,后添了什么。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找黄色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏左,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
学名 Amaryllis montana:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。这一幅的种加词 montana 意为“生于山地”——命名者把最显眼的一点写进了名字,图也就照着这一点画。旧分类按整体亲缘,把它归入 Amaryllidaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。先记这一层:今天叫“科”的,多半来自前一种;今天中学生还在背的“几雄蕊”,就是后一种的遗痕。中文名“石蒜科”是后人据学名回译的通行叫法,与古书里的旧名未必对得上——名与物之间,总隔着一层翻译。
形与色
就这一幅实测:花色收得极俭,只占画面的 1.2%,叶色 2.8%,主相是红——素花与白花多半如此,全靠轮廓与深浅说话。球根花卉把一年的力气都存在地下:鳞茎、球茎或块茎,叶少而厚,花茎一杆直上,花被六片,形或杯、或漏斗、或星。此幅属黄一路,黄如蜜蜡,浅处几乎透光。上色时先铺一层淡底,再在瓣基与背光处加深——层次是这样一层层叠出来的。看形制不必求全:记住叶序、花被数与着生方式,这一类的骨架就立住了。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 8%,重心略偏左——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。工艺留下的破绽比题跋更诚实:刻工不会撒谎,上色的人赶时间的时候会。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
兰陵美酒郁金香,玉椀盛来琥珀光。
—— 唐·李白《客中行》
“兰陵美酒郁金香”——把这一句放回画面:黄色的花冠就是诗句的落点——诗先写气,画后写形,两者在此处接上了。
花语
郁金香在奥斯曼是帝国之花,在荷兰是投机的符号;风信子在希腊神话里是少年之血所化。球根的共同性格是“藏”:把来年藏在今年地下。此幅偏黄,在花语里总要再加重一分情绪。象征会随世道改口:同一株植物,在一个世纪里可以说完全相反的话。
时与地
早春至初夏,随属而移。郁金香、风信子最早,唐菖蒲、朱顶红继之,秋植者则于翌春开。地中海、中亚与南非三个源头。郁金香自奥斯曼传入欧洲,十七世纪荷兰“郁金香热”把它变成一场金融风暴。图上所记的 1809 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。图上的产地常是“据说来自”,图上的花期常是“盛开那十日”——两处都要打个折扣读。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。版画是集体工程:绘图、刻版、上色各有其人,真正决定这幅图好不好看的,常是没留下名字的刻工与上色师。
带走一双眼睛
如果只能记一句,就记郭熙那八个字:远望取其势,近看取其质。看图、看花、看人,都一样。1809 年的那朵花早已化作尘土,它留在纸上的样子,却比任何一株活着的同类都长寿。
关于本图版
《百合科植物图谱》(The Liliaceae)由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间印行,本图即其中一幅。图中描绘的是石蒜,在分类体系中列于石蒜科(Amaryllidaceæ)。
该合集全编共 475 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 241,对应原书第 241 页,版式为纵幅,整幅以黄为主调。图为公有领域原件的修复扫描,构图与设色未经改动。
原书文字(英文 / 法文)
Description
La tige grele et élancée de cette Amaryllis, ses feuilles linéaires, ses fleurs bleues, dont le périgone régulier est fendu jusqu’à l’ovaire, ses étamines droites, la distinguent sullisamment des autres espèces du même genre, parmi lesquelles elle ne tient peut-être pas un des premiers rangs pour son éclat, mais est loin d’occuper un des derniers quant à l’élégance de son port. Sa tige est haute de trois à quatre décimètres, grêle, flexueuse, cylindrique, glabre, a peine striée, feuillée, simple ou un peu rameuse vers le haut. Elle est entourée à sa base par cinq ou six feuilles radicales plus courtes qu’elle, linéaires, très-étroites, engainées et enveloppées elles-mêmes dans leur partie inférieure par une gaine commune, membraneuse et brunâtre. Les feuilles caulinaires sont beaucoup plus courtes, très-peu nombreuses, embrassantes à leur base, qui est membraneuse sur les bords.
Les fleurs sont terminales, disposées en panicule ou ombelle irréguliere, et supportées par des pédoncules simples ou rameux. Celles qui terminent les rameaux sont solitaires. Les pédoneales qui supportent ces dernières sont embrassés à leur base par deux bractées opposées, lancéolées et membra-neuses, beaucoup plus courtes qu’eux. Des bractées semblables, et en nombre égal a celui des pédoncules de l’ombelle qui termine la tige, forment autour de celle-ci une sorte de spathe ou collerette.
Le périgone est bleu, régulier, a demi ouvert, divise jusqu’à l’ovaire en six laniaires lanceolées-linéaires, longues de trois centimètres environ, dont trois sont obtuses au sommet, et les trois autres, alternes avec les premières, sont terminées par une petite pointe.
Les filaments des étamines sont droits, filiformes, inégaus, insérés à la base des laniaires du périgone. Les trois plus courts tiennent à celles de ces laniaires qui portent une petite pointe à leur sommet. Les anthères sont oblongues, marquées de quatre sillons.
L’ovaire est en forme de toupie et adhère au périgone. Le style est filiforme, droit, plus long que les étamines, et terminé par trois stigmates oblongs et recourbés en dehors.
Le fruit est une capsule ovale-oblongue, rétrécie dans le bas, à trois valves, à trois loges, dont chacune renferme plusieurs graines noires et ovales.
Histoire
L’on doit la première connaissance de cette plante à M. La Billardière, qui la découverte dans les hautes montagnes du Liban, et c’est d’après des échantillons rapportés par ce célèbre voyageur que nous l’avons décrite et figurée. Il ne parait pas qu’on l’ait encore introduite dans les jardios.
Explication de la planche
La Plante de grandeur naturelle.
- L’ovaire et le style.
- La capsule coupée transversalement.
- Une graine.
Fam. des Narcisses. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Amaryllis montana. A. spathâ multiflorâ, foliis lineari-subulatis, petalis alternis mueronatis, genitalibas erectis. La Billard. ic. pl. syr. decas 2. p. 5. t. 1. Pers. enchir. p. 354.
- Amaryllis montana. A. corollis campanulatis æqualibus, laciniis alternis aristatis, genitalibus rectis corollâ daplò brevioribus, seapo folioso, foliis linearibus. Willd. spec. pl. 2. p. 56.