春慵花属·Ornithogalum Spathaceum
Ornithogalum Spathaceum
Ornithogale a Spathe
- 中文名
- 春慵花属·Ornithogalum Spathaceum
- 学名
- Ornithogale a Spathe
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1809
- 图版号
- Plate 242
- 原书页码
- p.242
- 主色
- 黄
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿、橙黄
- 纵幅 2.21∶1
第一眼
凡画山水,意在笔先。
—— 唐·王维《山水论》
下笔之前,心里已经有了整幅画。看画时可以反过来推:画家先定了什么,后添了什么。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找黄色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏右,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
学名 Ornithogalum spathaceum:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。双名制的好处是唯一:全世界叫这个名字的,只能是这一种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Asparagaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。两种分类是两种世界观:一个问“它和谁像”,一个问“它有几根雄蕊”。名字背后,是看世界的方法。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色收得极俭,只占画面的 0.4%,叶色 1.0%,主相是黄绿——素花与白花多半如此,全靠轮廓与深浅说话。球根花卉把一年的力气都存在地下:鳞茎、球茎或块茎,叶少而厚,花茎一杆直上,花被六片,形或杯、或漏斗、或星。此幅属黄一路,黄如蜜蜡,浅处几乎透光。上色时先铺一层淡底,再在瓣基与背光处加深——层次是这样一层层叠出来的。颜色不是平涂的:最浅处近乎纸色,最深处在花瓣重叠的缝里。把这两处找到,画面的呼吸就出来了。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 4%,重心近于正中——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。先判断它是“印”的还是“画”的,再谈好不好看——这是看老版画最实用的一条规矩。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
东风夜放花千树,更吹落、星如雨。
—— 宋·辛弃疾《青玉案·元夕》
借来写球根花田:一夜间千茎齐发,正是早春园中最像“放花千树”的景象。古人写到这一层,已不只是赏花,是借花说人;画面则只负责把那朵花留住。
花语
郁金香在奥斯曼是帝国之花,在荷兰是投机的符号;风信子在希腊神话里是少年之血所化。球根的共同性格是“藏”:把来年藏在今年地下。此幅偏黄,在花语里总要再加重一分情绪。象征多半来自形状与气味:像杯的、像泪的、香的、臭的——先有形状,后有意义。
时与地
早春至初夏,随属而移。郁金香、风信子最早,唐菖蒲、朱顶红继之,秋植者则于翌春开。南非球根则于十八世纪后大量进入欧洲温室。图上所记的 1809 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。看这类图最好的时候是花期,见过一次活的花,再看图就不会只看颜色。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。从画稿到成图要过好几双手:转刻的人求准,上色的人求快——快与准之间,就是各幅之间深浅不一的来历。
带走一双眼睛
如果只能记一句,就记郭熙那八个字:远望取其势,近看取其质。看图、看花、看人,都一样。二百年后,这株植物的后代或许仍在某处活着;而纸上这一株,永远停在 1809 年的那个季节。
关于本图版
此图原刊于《百合科植物图谱》(The Liliaceae),绘者为皮埃尔-约瑟夫·雷杜德,成书于 1802—1816 年间。画面主体是春慵花,归入天门冬科(Asparagaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 242,见第 242 页,版式为纵幅,画面以黄为主色。图为公有领域原件的修复扫描,构图与设色未经改动。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Les Ornithogales à fleurs jaunes disposées en ombelle forment un groupe si naturel, les espèces qui le constituent se ressemblent tellement pour le port, qu’on a dû naturellement les confondre entre elles avant qu’un examen attentif ait pu faire apercevoir les dillèrences qui les séparent; aussi plasieurs d’entre elles, quoique indigènes de l’Europe, ne sont-elles connues que depuis un petit nombre d’années. C’est en particulier le cas de celle que nous allons décrire. Long-temps confondue avec les Ornithogales nain et jaune, elle en a été distinguée par Hayne et les anteurs qui l’ont suivi: elle en diffère en effet par sa hampe plus grele et plas élancée, par ses feuilles radicales filiformes, par ses fleurs plus petites, et surtout par la feuille solitaire en forme de spathe qui nait de sa tige, au-dessous de l’origine des pédoncules. Elle diffère en outre du premier par ses pédoncules glabres.
La balbe qui lui donne naissance est ovale, grosse comme un pois, couverte d’une tunique membraneuse, brune. Il en nait inférieurement des fibrilles radicales tres-déliées et pen nombreuses. De son sommet sortent deux feuilles filiformes, glabres, longues de deux à trois centimètres, et à peine larges d’un millimètre et demi. La hampe qui sort de la bulbe entre les feuilles est un peu plas courte qu’elles. Très-grêle dans le bas, elle augmente graduellement de diamétre jusqu’auprès de son sommet, un peu au-dessous daquel elle porte une feuille lancéolée-linéaire courbée en forme de spathe, redressée et s’élevant jusqu’au niveau des fleurs. Celles-ci, dont le nombre varie de deux à quatre, sont soutenues par des pédoncules simples, gréles et parfaitement glabres, qui naissent du sommet de la tige, et qui sont entourés à leur origine d’une collerette composée de folioles lancéolées, fort petites. Le nombre de ces folioles est, en général, supérieur d’une unité à celui des pédoncules, qui portent quelquefois eux-mêmes une petite bractée vers le milieu de leur longueur.
Le périgone est divisé jasqu’à sa base en six segments lancéolés, obtus, étalés, verdatres en dehors, jaunes en dedans, marqués de nervures longitu-dinales, brunes, et longues de dix à douze millimètres. Ses étamines, dont trois sont plus courtes que les autres, n’atteignent pas la moitié de la longueur du périgone. Leurs filaments sont tres-courts, en forme d’alène, un peu dilatés à la base. Les anthères sont jaunes, oblongues, redressées. Lovaire est un peu ovalaire, surmonté par un style filiforme deux fois aussi long que les étamines. Le stigmate est simple. Nous n’avons pas vu le fruit.
Histoire
L’Ornithogale à spathe croit naturellement dans quelques parties du nord de l’Allemagne, et notamment auprès de Hambourg. C’est d’après un échantillon recueilli auprès de cette ville que nous le décrivons.
Explication de la planche
La Plante entière de grandeur naturelle.
- Une fleur isolée et ouverte.
- L’ovaire et le style.
Fam. des Asphodèles. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Ornithogalom spathaceum. O, scapo tereti, spatha univalvi, umbellâ pedunculatâ subtriflorâ. Hayne, in Usteri n. bot. annal. stuck. 21. p. 11. t. 1. f. 1. Willd. sp. pl. 2. p. 112. Pers. enchir. 1. p. 363.
- Ornithogalam Hayaii. O. foliis filiformibns strictis, scapo subtereti monophyllo, ambellâ peduncolatâ subtrillorâ. Roth. in Roemer. arch. Bot. 3. p. 42. ex Willd.
- Ornithogalam minimom. Fl. dan. t. 612.