Antholyza Præalta
Antholyze Élevée
Antholyze Élevée
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1812
- 图版号
- Plate 387
- 原书页码
- p.387
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 橙黄、红
- 纵幅 1.44∶1
第一眼
论画以形似,见与儿童邻。
—— 宋·苏轼《书鄢陵王主簿所画折枝》
只求画得像,是小孩的眼光。苏轼不是不要形似,是说形似之后还有一层:神。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏左,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
学名缺席时,画面本身就是唯一的证据。旧分类按整体亲缘,把它归入 Iridaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Triandria。先记这一层:今天叫“科”的,多半来自前一种;今天中学生还在背的“几雄蕊”,就是后一种的遗痕。此幅既无通行中文名,学名也不可靠,只能以原书题名相称——图谱里总有几幅这样的图,只能靠画面本身说话。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 7.2%,叶色 24.1%,主相是橙黄、辅以红。这个比例与色相,是这一幅独有的。鸢尾具根状茎或球茎,叶剑形,二列排列如扇;花被六片,三片下垂为“垂瓣”,三片直立为“旗瓣”,下垂者常带须状或斑点,是辨属的标记。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。看形制不必求全:记住叶序、花被数与着生方式,这一类的骨架就立住了。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。枝叶占画面约 35%,重心近于正中——不挤不空,是这类图谱最从容的排法。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。先判断它是“印”的还是“画”的,再谈好不好看——这是看老版画最实用的一条规矩。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
别后相思隔烟水,菖蒲花发五云高。
—— 唐·元稹《寄贈薛濤》
“别后相思隔烟水”——把这一句放回画面:绿色的花冠就是诗句的落点——诗先写气,画后写形,两者在此处接上了。
花语
中国以菖蒲为辟邪之草,端午悬门;鸢尾之名取其叶如鸢尾,带一点野气。西方以鸢尾为信使与消息,因为 Iris 本是传递神谕的虹之女神。象征多半来自形状与气味:像杯的、像泪的、香的、臭的——先有形状,后有意义。
时与地
暮春至初夏,四五月最盛。江南梅雨前开尽,故有“开到荼蘼”之叹。北半球温带广布。中国以菖蒲、鸢尾入端午旧俗,欧洲则以德国鸢尾(Iris germanica)为香根之源。图上所记的 1812 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。看叶的老嫩、花与果是否同在枝上,季节便八九不离十;看题名里藏着的地名,来路也猜得出七分。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。从画稿到成图要过好几双手:转刻的人求准,上色的人求快——快与准之间,就是各幅之间深浅不一的来历。
带走一双眼睛
如果只能记一句,就记郭熙那八个字:远望取其势,近看取其质。看图、看花、看人,都一样。图谱的用意是“以备查考”,看久了却会忘记查考:1812 年的一个人,为一朵花花了整整一天。
关于本图版
这幅图版出自《百合科植物图谱》(The Liliaceae),由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间出版。图中描绘的是 Antholyza Præalta,归入鸢尾科(Iridaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 387,见第 387 页,版式为纵幅,设色以绿为基调。扫描件取自公有领域原件,经高分辨率修复与色彩校正,可按原大放大查看线条与设色。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Le port de cette Antholyze, ses dimensions plus considérables, la largeur proportionnellement plus grande de ses feuilles, la font distinguer, au premier coup-d’œil, de l’Antholyze d’Ethiopie, avec laquelle elle a cependant beaucoup de rapports. Elle en dillère en outre par sa bulbe beaucoup plus grande et plus déprimée, couverte par un réscau de fibres entrecroisées, par la forme de ses bractées, par ses fleurs, dont la gorge n’est point rétrécie dans le milieu.
La bulbe qui lui donne naissance est très-fortement déprimée, large de sept à huit centimètres, couverte de tuniques, dont les nervures entrecroisées et assez fortes ne sont réunies par aucun parenchyme, et forment un véritable réseau. Elle émet en dessous des fibres radicales, longues et grêles, et par sa partie supérieure une tige droite, haute d’un mètre et demi environ, couverte, dans la plus grande partie de sa longueur, par les gaines des feuilles, nue dans sa partie supérieure qui est glabre, lisse, d’un violet glauque, à peu prés cylindrique.
Les feuilles sont caulinaires, presque égales en longueur à la tige, comprimées en forme de glaive, disposées sur deux rangs opposés, droites, linéaires, dressées, lancéolées, rétrécies en pointe très-aigue, glabres, vertes, marquées de nervures, dont la moyenne est tranchante et plus grosse que les autres.
Les fleurs sont nombreuses, sessiles, disposées sur deux rangs opposés. Chacune d’elles est entourée à sa base par deux bractées violettes, rougeâtres au sommet, dont l’estérieure est simple, rétrécie en pointe, plus longue que la partie étroite du tube du périgone. L’intérieure est plus courte, partagée en deux lobes pointus.
Le tube du périgone est formé de deux parties distinetes; l’inférieure est grêle, arquée, jaune, un peu dressée, longue d’un centimètre environ. La partie supérieure ou la gorge, est beaucoup plus large, à peu près horizontale, longue de trois centimètres et demi, un peu arquée, à peu près cylindrique, légèrement anguleuse, d’une couleur rouge, un peu orangée. Les divisions du Jimbe sont inégales, d’un rouge ponceau en dehors et d’une couleur moins foncée en dedans. La supérieure est horizontale, droite, en forme de spatule, un peu ondulée sur les bords, deux fois aussi longue que les autres, qui sont lancéolées, étalées, plus ou moins ondulées et contournées sur elles-mêmes.Les deux supérieures latérales et l’inférieure sont un peu plus petites que les deux autres.
Les étamines sont insérées à la base de la partie la plus large du tube du périgone. Elles sont réunies en faisceau au-dessous de la division supérieure du limbe, dont elles atteignent ou dépassent un peu la longueur. Les filaments sont en forme d’alène, un peu arqués, jaunes dans le bas, d’un rouge écarlate dans le haut. Les anthères sont oblongues, fendues à la base, d’un pourpre violet.
L’ovaire est ovale, vert, sessile, adhérent au tube du périgone. Le style est filiforme, rouge, grêle, divisé en trois stigmates filiformes.
Histoire
Cette belle plante est originaire du Cap de Bonne-Espérance. On la cultive depuis peu d’années dans le Jardin Impérial de Sèvres, Elle fleurit au milieu d’avril.
Explication de la planche
La Plante de grandeur naturelle.
- Une bractée extérieure.
- Une bractée intérieure.
- L’ovaire, le style et les stigmates.
Fam. des Iris. Juss.—Triandrie monogynie. Lin.
- Antholyz præalta. A. foliis lineari-lanceolatis acuminatis, floribus distichis, bulbo depressissimo reticulato, bracteis exterioribus acuminatis integris.