Gladiolus Merianus
Glayeul de Merian
- 学名
- Glayeul de Merian
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1802
- 图版号
- Plate 11
- 原书页码
- p.11
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 红
- 纵幅 1.56∶1
第一眼
六法者何?一、气韵生动是也;二、骨法用笔是也;三、应物象形是也;四、随类赋彩是也;五、经营位置是也;六、传移模写是也。
—— 南齐·谢赫《古画品录》
一千五百年前的六条标准:气韵、用笔、形似、设色、构图、临摹。你在这幅图上一样样对过去,就是一次完整的读画。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏左,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
学名 Gladiolus merianus:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。名字是通行证,也是懒办法——记住两个词,就抓住了一整个物种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Iridaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Triandria。先记这一层:今天叫“科”的,多半来自前一种;今天中学生还在背的“几雄蕊”,就是后一种的遗痕。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 4.1%,叶色 9.3%,主相是红。这个比例与色相,是这一幅独有的。球根花卉把一年的力气都存在地下:鳞茎、球茎或块茎,叶少而厚,花茎一杆直上,花被六片,形或杯、或漏斗、或星。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。画幅高而窄,形与色的关系因此看得格外清楚:先读轮廓,再读色层,最后才看笔触。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 17%,重心近于正中——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。拿放大镜(或手机微距)看三处:花瓣边缘、叶脉、题名。线若连续不断,是刻的;色若越过轮廓半毫米,是手涂的。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
仙衣才试郁金黄,便觉秋风满院芳。
—— 宋·朱熹《次劉彥集木犀韻三首 其二》
“仙衣才试郁金黄”——诗以气行,画以形立;两种“看”叠在一起,才是看画的意思。
花语
郁金香在奥斯曼是帝国之花,在荷兰是投机的符号;风信子在希腊神话里是少年之血所化。球根的共同性格是“藏”:把来年藏在今年地下。象征多半来自形状与气味:像杯的、像泪的、香的、臭的——先有形状,后有意义。
时与地
早春至初夏,随属而移。郁金香、风信子最早,唐菖蒲、朱顶红继之,秋植者则于翌春开。地中海、中亚与南非三个源头。郁金香自奥斯曼传入欧洲,十七世纪荷兰“郁金香热”把它变成一场金融风暴。图上所记的 1802 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。同一株植物,春秋两季像两种东西;同一座山,一百年前与今天叫两个名字。图把这两样都冻结在了纸上。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。版画是集体工程:绘图、刻版、上色各有其人,真正决定这幅图好不好看的,常是没留下名字的刻工与上色师。
带走一双眼睛
鉴赏力不是知识,是习惯:每次多看一眼,十年之后你看什么都和别人不一样。图谱的用意是“以备查考”,看久了却会忘记查考:1802 年的一个人,为一朵花花了整整一天。
关于本图版
这幅图版出自《百合科植物图谱》(The Liliaceae),由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间出版。原书题作“Gladiolus Merianus”,归入鸢尾科(Iridaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 11,见第 11 页,版式为纵幅,设色以深绿为基调。图为公有领域原件的修复扫描,构图与设色未经改动。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Cette plante, qui tient le milieu entre le genre des Antholyses et celui des Glayeuls, se distingue facilement, au premier comp-d’œil, par ses fleurs d’un rouge-cerise, en forme de tube un peu recourbé.
La tige, qui est simple, droite, cylindrique, un peu coudée à l’origine des feuilles, s’élève à 8 ou 10 décimètres, et est couverte vers le haut d’une pouss sière glauque.
Les feuilles, comme dans toute la famille des Tridées, sont alternes, engai-nantes, en forme de glaive; elles sont d’un vert un peu glauque, leur surface est dépourvue de poils, leur extrémité pointue, leurs bords entiers et un peu cornés; elles atteignent 3 à 4 décimètres de longueur: on trouve 4–5 de ces feuilles au bas de la tige; celles du haut sont avortées.
Les fleurs sont disposées en épi alongé, peu nombreuses et dépourvues de pédicelle; à la base de chacune d’elles se trouve une bractée analogue aux feuilles supérieures; la fleur qui termine l’épi a deux bractées qui enveloppent l’ovaire.
La corolle est un tube un peu arqué, terminé par six divisions ovales-oblon-gues, obtuses, dont trois extérieures et trois intérieures; la corolle a 5–6 centimètres de longueur; le tube est de moitié plus court que les divisions: on remarque une tache plas foncée à l’angle qui sépare chaque division de sa voisine. Le fond de cette corolle est rempli d’un liquide miellé.
Trois étamines naissent du fond de la corolle, et adhèrent avee elle pendant un tiers de leur longueur; leurs filets sont tétragones, d’un blane rose, dirigés du côté supérieur de la corolle qu’ils égalent en longueur: ils portent chacun une anthère linéaire, rougeâtre avant la fecondation, noire après elle; ces anthères émettent une poussière séminale blanche.
Lovaire est ovale, placé sous la corolle, caché sous des bractées; le style est cylindrique, blanc, de la longueur de la corolle; il se termine par trois stigmates roses, divergents, divisés en deux branches. Le frait est une capsule à trois valves et à trois loges, qui renferme plusieurs graines noirâtres, planes, bordées d’une membrane.
Histoire
Le Glayeal de Merian est originaire du Cap-de-Bonne-Espérance.
Dans nos jardins, il leurit à la fin du printemps.
Observations
Cette espèce diffère du Glayeul merianelle, parce qu’elle est dépourvue de poils.
Elle réunit le caractère des Antholyses et des Glayeuls; et Miller en avait fait un genre particulier, sous le nom de Watsonia.
Explication de la planche
La Plante en deux parties de grandeur naturelle.
- La corolle ouverte pour montrer les étamines.
- Le pistil.
- Le fruit.
- La graine.
Fam. des Iris. Juss.—Triandrie monogynie. Lin.
- Gladiolas meriamus. G. corollis cernnis subeylindricis, tubo duplici, limbi laciniis ovatis, foliis ensiformibus glabris. Thumb, diss. n. 12*. prodr. 7.
- Gladiolas merianus. G. corollis infundibuliformibus, limbi laciniis æqualibus, facie compressinscula, folis anguste ensiformibus obliquis. Jacq, ic. rar. 2. t. 330. Collect. 4. p. 150. *.
- Gladiolas merianus. G. folis ensiformibus, corollarum tubo longo incurvato, spathis breviusculis. Lam. Illustr. 1. p. 116. n. 507.
- Antholyza meriana. A. corollis infandibuliformibus, foliis ensiformibus. Lin. Spec. 4.
- Watsonia meriana. Mill. Dict. n. 1. Ic. t. 276.