Iris Sisyrinchium
Iris Sisyrinchium
Iris Double-Bulbe
- 学名
- Iris Double-Bulbe
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1802
- 图版号
- Plate 29
- 原书页码
- p.29
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 橙黄、黄绿
- 纵幅 1.70∶1
第一眼
六法者何?一、气韵生动是也;二、骨法用笔是也;三、应物象形是也;四、随类赋彩是也;五、经营位置是也;六、传移模写是也。
—— 南齐·谢赫《古画品录》
一千五百年前的六条标准:气韵、用笔、形似、设色、构图、临摹。你在这幅图上一样样对过去,就是一次完整的读画。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏右,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
学名 Iris double-bulbe:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。属名 Iris 的来由是:属名 Iris 借希腊神话的虹之女神,指其花色如虹,蓝紫者尤著。旧分类按整体亲缘,把它归入 Iridaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Triandria。两种分类是两种世界观:一个问“它和谁像”,一个问“它有几根雄蕊”。名字背后,是看世界的方法。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 2.3%,叶色 1.0%,主相是橙黄、辅以黄绿。这个比例与色相,是这一幅独有的。鸢尾具根状茎或球茎,叶剑形,二列排列如扇;花被六片,三片下垂为“垂瓣”,三片直立为“旗瓣”,下垂者常带须状或斑点,是辨属的标记。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。颜色不是平涂的:最浅处近乎纸色,最深处在花瓣重叠的缝里。把这两处找到,画面的呼吸就出来了。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 6%,重心近于正中——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。还有一种证据在纸背:铜版压进纸里的那道痕、上色处微微凸起的颜料、再版时磨浅的线。扫描件里也能看出七分。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
我来立久无所得,空数石上菖蒲生。
—— 宋·王安石《九井》
“我来立久无所得”——古人写到这一层,已不只是赏花,是借花说人;画面则只负责把那朵花留住。
花语
中国以菖蒲为辟邪之草,端午悬门;鸢尾之名取其叶如鸢尾,带一点野气。西方以鸢尾为信使与消息,因为 Iris 本是传递神谕的虹之女神。花语是后人添上去的,花本身并不知道;但这层“不知道”,正是它最动人的地方。
时与地
暮春至初夏,四五月最盛。江南梅雨前开尽,故有“开到荼蘼”之叹。北半球温带广布。中国以菖蒲、鸢尾入端午旧俗,欧洲则以德国鸢尾(Iris germanica)为香根之源。图上所记的 1802 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。同一株植物,春秋两季像两种东西;同一座山,一百年前与今天叫两个名字。图把这两样都冻结在了纸上。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。图版今属公有领域,可以自由取用;但纸上那层手工上色,仍是两百年前某一个人的手。
带走一双眼睛
如果只能记一句,就记郭熙那八个字:远望取其势,近看取其质。看图、看花、看人,都一样。1802 年的那朵花早已化作尘土,它留在纸上的样子,却比任何一株活着的同类都长寿。
关于本图版
此图原刊于《百合科植物图谱》(The Liliaceae),绘者为皮埃尔-约瑟夫·雷杜德,成书于 1802—1816 年间。原书题作“Iris Sisyrinchium”,归入鸢尾科(Iridaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 29,见第 29 页,版式为纵幅,画面以黄绿为主色。扫描件取自公有领域原件,经高分辨率修复与色彩校正,可按原大放大查看线条与设色。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Quoique l’Iris double-bulbe soit originaire du midi de l’Europe, et qu’elle soit cultivée dans la plupart des jardins de botanique, on n’en possède encore aucune figure complète: toutes celles qui sont indiquées dans le tableau qui précède cette description, se ressentent de l’imperfection où étaient les arts et les sciences naturelles, à l’époque où leurs auteurs vivaient. Cette plante mérite de fixer notre attention par certaines particularités de sa structure, qui s’éloigne assez des autres espèces de ce genre.
Son principal caractère est tiré de la racine: cette racine est bulbeuse; mais, au lieu d’être formé par une seule balbe, elle en offre deus placées l’une au dessus de l’autre, absolument comme dans les Safrans et les Glayeuls: ces bulbes sont solides, recouvertes en dehors par quelques tuniques minces striées, à demi-transparentes; ces tuniques cachent la séparation des bulbes, et forment à l’œil une racine arrondie de la grosseur d’une petite noix.
La tige s’élève du sommet de cette racine; elle est cylindrique, haute de 1–2 décimètres; dans le bas, elle porte le plus souvent deux feuilles engainées à leur base, étroites, creusées en canal, plus longues que la plante, courbées an sommet ou vers le milieu, terminées en pointe, souvent couchées à terre à cause de leur faiblesse.
Vers son extrémité, la tige porte deux ou trois fleurs qui s’épanouissent successivement, de manière que celle qui est ouverte semble toujours partir du sommet de la tige; ces fleurs sont sessiles, entourées de deux à quatre bractées membraneuses engainantes assez longues; leur couleur est d’un violet plus ou moins bleuâtre, avec trois taches jaunes sur les divisions extérieures. Le tube de la corolle est long, gréle, cylindrique; les divisions externes sont étalées, ovales, dépourvues de barbe à leur base; les trois autres sont droites, plus courtes que les précédentes.
Trois étamines, dont les filaments sont distinets, naissent devant les trois divisions extérieures, et sont cachées sous les trois stigmates qui sont pétaloides, divergents, en forme de voûte, fendus en deux lobes pointus à leurs extré-mités. Ces stigmates sont portés par un style cylindrique, gréle, alongé, caché dans le tube de la corolle, et posé sur un ovaire arrondi.
Après la floraison, la corolle se detrait; l’ovaire grossit et mûrit entouré par plusieurs bractées scarieuses, oblongues, engainées, déchirées vers le som-met: si l’on détache toutes ces enveloppes, on découvre la capsule, qui est à trois angles obtus, a trois loges, à trois valves tellement fines et transparentes, qu’on distingue les graines dans l’intérieur: cette capsale est portée sur un pédicelle propre, qu’on n’apercevait point avant la maturité, et elle est terminée par une pointe conique due au desséchement du bas du tube de la corolle.
Les graines sont sur deux rangs dans chaque loge, brunes, ovoïdes, chagri-nées, attachées à l’axe central.
Histoire
Cette plante croit en Espagne, en Portugal, et sur les côtes de Barbarie: elle se trouve dans les champs.
Desfontaines l’a vu flearir pendant l’hiver à Alger: chez nous, elle fleurit seulement au printemps.
Ses bulbes ont une saveur douce, et peuvent se manger.
Explication de la planche
La Plante de grandeur naturelle.
- Les parties de la fructification, savoir, le pistil et les étamines.
- Le fruit recouvert des spathes.
- La capsule.
- La même coupée en travers.
- Quelques graines.
Fam. des Iridées. Juss.—Triandrie monogynie. Lin.
- Tris aisyrinchium. I. corollis imberhibus, Colis canaliculatis, balbis geminis super-impositis. Lin. Spec. 59. Lam. Dict. 3. p. 305. Desf. Atl. 1. p. 38.
- Iris sisyrinchiam. I. imberbis, foliis linearibus undulatis reflexis, scapo unifloro. Thunb. Diss. n. 23*. Wild. Spec. t. 1. p. 234.
- Sisyrinchium majas flore luteâ macula notato. C. Bauh. Pin. 40. Tourn. Inst. R. H. 365. Clus. Hist. 1. p. 216. ic. Dod. Pempt. 210. ic.
- Sisyrinchium Cordi et Clasii. Lob. Icon. 97.
- β. Sisyrinchium mediam. C. Bauh. Pin. 41. Tourn. Inst. 365.
- Sisyrinchiam minus. Clus. Hist. 1. p. 216. Dod. Pempt. 210.
- Parva Noselha Sisyrinchion Theophrasti. Lob. Icon. 97.