Asparagus Amarus
Asperge Amère
Asperge Amère
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1814
- 图版号
- Plate 446
- 原书页码
- p.446
- 主色
- 黄
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿
- 纵幅 1.64∶1
第一眼
论画以形似,见与儿童邻。
—— 宋·苏轼《书鄢陵王主簿所画折枝》
只求画得像,是小孩的眼光。苏轼不是不要形似,是说形似之后还有一层:神。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找黄色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Asparagus amarus:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。双名制的好处是唯一:全世界叫这个名字的,只能是这一种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Asparagaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。先记这一层:今天叫“科”的,多半来自前一种;今天中学生还在背的“几雄蕊”,就是后一种的遗痕。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 1.5%,叶色 1.1%,主相是黄绿。这个比例与色相,是这一幅独有的。鳞茎由多数肉质鳞片抱合而成,故名“百合”;茎直立,叶披针或轮生,花被六片,盛开时向外反卷,雄蕊六枚,花药长大如丁字。此幅属黄一路,黄如蜜蜡,浅处几乎透光。上色时先铺一层淡底,再在瓣基与背光处加深——层次是这样一层层叠出来的。没有解剖图,就靠主株一处一处看过去:叶怎么排,花怎么着生,果在哪里。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 6%,重心偏下——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。工艺留下的破绽比题跋更诚实:刻工不会撒谎,上色的人赶时间的时候会。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
两丛香百合,一架粉长春。
—— 宋·陆游《北窗偶题四首 其一》
“两丛香百合”——古人写到这一层,已不只是赏花,是借花说人;画面则只负责把那朵花留住。
花语
西方以白百合为圣母之洁,天使报喜时手持者即是;中国取其“百年好合”之谐音,婚仪用之,是世俗的祝福而非宗教的纯洁。此幅偏黄,在花语里总要再加重一分情绪。在图谱里,它首先是一个物种,其次才是一种象征——这个次序值得记住。
时与地
初夏至盛夏,六七月间开。百合花期短,三五日即谢,故画者多取初开之态。北半球温带,中国、日本与欧洲山地皆有。中国百合入药已久,十九世纪欧洲又从东亚引去数十种,一时百合育种大盛。图上所记的 1814 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。看这类图最好的时候是花期,见过一次活的花,再看图就不会只看颜色。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。从画稿到成图要过好几双手:转刻的人求准,上色的人求快——快与准之间,就是各幅之间深浅不一的来历。
带走一双眼睛
鉴赏力不是知识,是习惯:每次多看一眼,十年之后你看什么都和别人不一样。二百年后,这株植物的后代或许仍在某处活着;而纸上这一株,永远停在 1814 年的那个季节。
关于本图版
《百合科植物图谱》(The Liliaceae)由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间印行,本图即其中一幅。原书题作“Asparagus Amarus”,在分类体系中列于天门冬科(Asparagaceæ)。
该合集全编共 475 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 446,对应原书第 446 页,版式为纵幅,画面以橙黄为主色。扫描件取自公有领域原件,经高分辨率修复与色彩校正,可按原大放大查看线条与设色。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Les nouvelles pousses de cette plante, produites par les plus fortes souches, sont toujours d’une grosseur moindre qu’ane plume à écrire ordinaire. Ses tiges ne s’élèvent pas au-dela de quarantehuit à soixante-quatre centimètres (un pied et demi à deux pieds); elles sont droites et portent leurs rameaux paniculés en pyramide. Elles sont garnies de stipules blanches, triangulaires, marces-centes, qui, sous l’aisselle des principaus rameaux, sont renforcées par un cal épineux très-court. Il n’y a point de feuilles qui accompagnent ces stipules, mais seulement des fleurs au nombre de deux ou trois. Les feuilles, rarement solitaires vers la partie inférieure de quelques rameans très-courts, disposées le plus souvent en faisceaux de deux, trois et cing feuilles le long des rameaux, sont subulées, on peu épaisses, longues d’un a deux centimètres et demi (de six lignes à environ un pouce), insérées au-dessus d’une tres-petite stipule membraneuse. Ces feuilles, ainsi que la tige et les rameaux, sont d’une couleur verte-bleuâtre et parsemées de petites saillies qui les rendent un peu rudes.
Les fleurs sortent, les unes de l’aisselle des ramenus supérieurs, les autres de laisselle des feuilles; elles sont géminées ou ternées, rarement solitaires, pendantes sur le pédoncule, qui est articulé dans le milieu. Le périgone est oblong, campanulé, à six divisions lancéolées, d’un jaune verdatre, amincies et membraneuses sur les bords, légèrement recourbées au sommet, vertes en dehors sur leur ligne moyenne. Les étamines sont un peu plus courtes que le périgone; leurs filets sont greles, terminés par les anthères jaunes et oblongues. Le pistil, dans les fleurs de certaines tiges qui sont pourvues d’étamines bien développées, avorte et est remplacé par un ovaire tronqué à six lobes: dans les fleurs fécondes, l’ovaire est surmonté d’un style pyramidal subale, plus long que les étamines. Les baies sont sphériques, rouges et brillantes.
Histoire
Cette plante croit dans le sable des bords de la mer à quelques lieues de Montpellier, et non loin de l’embouchure du Rhône. Elle est appellée Asperge amère par les paysans. Elle est cultivée, à Paris, à l’école botanique du Muséum d’Histoire naturelle. Elle fleurit non-seulement au printemps, mais aussi pendant tont l’été, en produisant de nouvelles tiges à côté des anciennes.
Observations
L’Ecluse a indiqué les caractères spécifiques de cette plante: savoir, sa tige roide et basse, ses feuilles épaisses et leur couleur verte-blenâtre. On distingue en effet à ces caractères qui, par la coltare même, ne se détruisent point, l’Asperge amere, de l’Asperge ollicinale, ou de ses variétés; et quoique Linné n’eût point décrit ces plantes comme deux espèces, il n’avait point négligé de citer le synonyme de Gaspard Banhin, comme une autorité sullisante pour mettre en doute si l’Asparagus maritimas de cet anteur n’était pas réellement une plante tout-a-fait distincte. Nous avons reconmu les caractères de cet Asparagus, et nous avons adopté le nom spécifique qui a eté introduit par M. Décandolle, et qui ne laisse point d’équivoque au sujet d’une variété de l’Asperge ollicinale, qui croit aussi près de la mer, et qu’il convient d’appeler Asperge officinale maritime.
Fam. des Asperges. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Asparagus amarus. A. caule herbaceo, tereti, erecto, sub-scabro; foliis setaccia, fascicolatis; stipulia spinescentibus, patulis, sub-uncinatis; floribus aborta dielinis; pedunculis medio articulatis. Candoll. Deser. p. 81. in Catalog. hort. Monspel. anni 1813.
- Asparagus marinus. Clus. list. 2. p. 179. Magn. bot. Monspel. 30.
- Asparagus maritimus crassiore folio. C. B. pin. 490. Sauv. Monspel. 45. n 152.