Veratrum Album
Vératre Blanc
Vératre Blanc
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1814
- 图版号
- Plate 447
- 原书页码
- p.447
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿
- 纵幅 1.40∶1
第一眼
六法者何?一、气韵生动是也;二、骨法用笔是也;三、应物象形是也;四、随类赋彩是也;五、经营位置是也;六、传移模写是也。
—— 南齐·谢赫《古画品录》
一千五百年前的六条标准:气韵、用笔、形似、设色、构图、临摹。你在这幅图上一样样对过去,就是一次完整的读画。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Veratrum album:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。双名制的好处是唯一:全世界叫这个名字的,只能是这一种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Colchicaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Polygamia。先记这一层:今天叫“科”的,多半来自前一种;今天中学生还在背的“几雄蕊”,就是后一种的遗痕。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色收得极俭,只占画面的 0.2%,叶色 16.6%,主相是黄绿——素花与白花多半如此,全靠轮廓与深浅说话。鳞茎由多数肉质鳞片抱合而成,故名“百合”;茎直立,叶披针或轮生,花被六片,盛开时向外反卷,雄蕊六枚,花药长大如丁字。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。看叶:叶柄长短、叶尖形状、叶缘有没有锯齿,这三样比花色更能认出它是什么。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 20%,重心近于正中——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。先判断它是“印”的还是“画”的,再谈好不好看——这是看老版画最实用的一条规矩。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
木末芙蓉花,山中发红萼。涧户寂无人,纷纷开且落。
—— 唐·王维《辛夷坞》
借辛夷“自开自落”之境,写山谷百合的处境:无人看顾,也照旧把花开完。把这一句放回画面:绿色的花冠就是诗句的落点——诗先写气,画后写形,两者在此处接上了。
花语
西方以白百合为圣母之洁,天使报喜时手持者即是;中国取其“百年好合”之谐音,婚仪用之,是世俗的祝福而非宗教的纯洁。在图谱里,它首先是一个物种,其次才是一种象征——这个次序值得记住。
时与地
初夏至盛夏,六七月间开。百合花期短,三五日即谢,故画者多取初开之态。北半球温带,中国、日本与欧洲山地皆有。中国百合入药已久,十九世纪欧洲又从东亚引去数十种,一时百合育种大盛。图上所记的 1814 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。同一株植物,春秋两季像两种东西;同一座山,一百年前与今天叫两个名字。图把这两样都冻结在了纸上。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。从画稿到成图要过好几双手:转刻的人求准,上色的人求快——快与准之间,就是各幅之间深浅不一的来历。
带走一双眼睛
把这三件事带走:先整体后细节;先线后色;先看画再翻书。任何一张老图版,都可以用这三条读。1814 年的那朵花早已化作尘土,它留在纸上的样子,却比任何一株活着的同类都长寿。
关于本图版
此图原刊于《百合科植物图谱》(The Liliaceae),绘者为皮埃尔-约瑟夫·雷杜德,成书于 1802—1816 年间。原书题作“Veratrum Album”,归入秋水仙科(Colchicaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 447,见第 447 页,版式为纵幅,设色以深绿为基调。图为公有领域原件的修复扫描,构图与设色未经改动。
原书文字(英文 / 法文)
Description
La racine est une bulbe pyriforme couverte de tuniques noirâtres, sous lesquelles il y en a d’autres un peu jaunâtres. Cette bulbe produit de sa base une botte de radicales qui sont plas grosses que des tuyaux de plumes de corbeau, cylindriques, très-légèrement jaunâtres en dehors, blanches en dedans, longues de trois décimètres (environ un pied), chevelues senlement vers leur extrémité. Ces radicales sont obliques; il n’y en a point de perpendiculaires, et celles de centre de la base de la bulbe sont les plus courtes. Une fibre ligneuse résistante parcourt longitudinalement le milieu de chaque radienle, et est reconverte d’un parenchyme épais tenant à lécorce. Cette fibre, si Ton cherche à rompre en deux portions, par le milieu, une des radicales, sort entière de l’une des deux portions dans laquelle parait alors un tabe ou canal qu’elle remplissait.
La tige est simple, droite, cylindrique, haute d’un mètre à treize décimètres (trois à quatre pieds), grosse comme le doigt, fistaleuse, garnie de fenilles alternes, ovales-aigues, plissées entre leurs nervares nombreuses longitudinales et paralleles. Les feuilles inférieures sont ovales, un peu arrondies; celles du milien de la tige sont engainantes, sans fissure à leur base. Une longue grappe de fleurs occupe environ la moitié supérieure de la plante. Les feuilles ou bractées, situées sous les rameaux de la grappe, diminuent d’autant plus de grandeur, qu’elles naissent sous des rameaux plus élevés; quelques rameaus inférieurs sont composés; les supérieurs sont simples. Les uns et les autres s’écartent de la tige par un angle médioerement ouvert. Les fleurs sont alter-nes, pedicellées dans l’aisselle d’une bractée courte. Le périgone est ouvert en roue, à six divisions égales, ovales-oblongues, rétrécies en onglet par la base, canaliculées sur cet onglet, qui est vert foncé, épaissi sur les bords. La lame des divisions est ragée de nervores trés-vertes, sur un fond jaune pale, aigat au sommet, bordée d’une membrane déchiquetée. Six étamines ont leurs filets insérés et opposés à la base des divisions de périgone, presque égaux en longueur à ces divisions; ils sont eylindriques ou un peu prismatiques, rapprochés en colonne dans leur moitié inférieure, divergents et arqués en dehors dans leur moitié supérieu Les antheres sont en deux lobes réniformes-allongés, inéga ouvertes en dehors. L’ovai avorte dans le plus grand nombre des fleurs. Il est supère, pyramidal, dans les fleu hermaphrodites, à trois angles et à trois côtés, et porte trois styles arqués en dehors, dont les stigmates sont fort petits et terminaux. Le fruit est formé de trois capsules lancéolées sondées par la base, distinetes à leur sommet, qui s’ouvrent par une suture intérieure. Les graines sont droites, oblongues, comprimées, bordées par une membrane, attachées alternativement à chacum des bords qui résultent de la déhiscence intérieure des valves.
Histoire
Le Vératre blane croit dans les prés humides et montagneux de l’Europe, dans les Alpes, en Allemagne, en Italie et dans la Grece. Les Grecs lui donnaient le nom d’Hellebore banc, et l’employaient comme vomitif. Les Latins l’ont appelé Veratrum. Cette plante réussit dans les jardins; elle fleurit au mois de juillet.
Explication de la planche
La Plante en fleurs de grandeur naturelle, tronguée par la base et par son sommet.
- Le fruit composé de trois capsules réunies
- Le même coupé en travers.
Fam. des Colchicacées. Fl. Franç.—Polygamie monœcie. Lin.
- Veratram album. V. racemis paniculatis, bracteis ramorum oblongis, partialibas pedunenlum pubescentem subequantibus; floribus erectis. Willd. spec. pl. 4. p. 895.
- Veratrum racemo supradecomposito, corollis erectis. Lin. spec. plant. p. 1479. Lamarck. illustr. t. 843. Bull. Herb. t. 155. Gærn. Fruct. 1. p. 71. t. 18. Jacq. Flor. austr. 4. t. 355. Persoon. enchir. 1. p. 397. Flor. dan. t. 1120. Flor. franç. édit. 3. n. 1895.
- Veratrum pedunealis corolla patentissimâ longioribus. Gmel. Sib. 1. p. 76.
- Helleboram sen veratram album. Dod. pempt. 383. ic.
- Helleborns albus, flore subviridi. C. B. pin. 186.
- Helleboras albus, exalbido flore. Clus. hist. 1. p. 274. ic.