Asphodelus Capillaris
Asphodèle Capillaire
Asphodèle Capillaire
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1812
- 图版号
- Plate 380
- 原书页码
- p.380
- 主色
- 黄
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿
- 纵幅 1.48∶1
第一眼
搜尽奇峰打草稿。
—— 清·石涛《苦瓜和尚画语录》
走遍山川,才有资格落笔。博物画的画家也一样:先在温室与山野里看够了活的花,纸上那一朵才不虚。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找黄色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Asphodelus capillaris:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。名字是通行证,也是懒办法——记住两个词,就抓住了一整个物种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Asparagaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。先记这一层:今天叫“科”的,多半来自前一种;今天中学生还在背的“几雄蕊”,就是后一种的遗痕。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 4.3%,叶色 5.3%,主相是黄绿。这个比例与色相,是这一幅独有的。鳞茎由多数肉质鳞片抱合而成,故名“百合”;茎直立,叶披针或轮生,花被六片,盛开时向外反卷,雄蕊六枚,花药长大如丁字。此幅属黄一路,黄如蜜蜡,浅处几乎透光。上色时先铺一层淡底,再在瓣基与背光处加深——层次是这样一层层叠出来的。颜色不是平涂的:最浅处近乎纸色,最深处在花瓣重叠的缝里。把这两处找到,画面的呼吸就出来了。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 14%,重心近于正中——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。先判断它是“印”的还是“画”的,再谈好不好看——这是看老版画最实用的一条规矩。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
方石斛栽香百合,小盆山养水黄杨。
—— 宋·陆游《龟堂杂兴十首 其五》
“方石斛栽香百合”——古人写到这一层,已不只是赏花,是借花说人;画面则只负责把那朵花留住。
花语
西方以白百合为圣母之洁,天使报喜时手持者即是;中国取其“百年好合”之谐音,婚仪用之,是世俗的祝福而非宗教的纯洁。此幅偏黄,在花语里总要再加重一分情绪。在图谱里,它首先是一个物种,其次才是一种象征——这个次序值得记住。
时与地
初夏至盛夏,六七月间开。百合花期短,三五日即谢,故画者多取初开之态。北半球温带,中国、日本与欧洲山地皆有。中国百合入药已久,十九世纪欧洲又从东亚引去数十种,一时百合育种大盛。图上所记的 1812 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。同一株植物,春秋两季像两种东西;同一座山,一百年前与今天叫两个名字。图把这两样都冻结在了纸上。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。从画稿到成图要过好几双手:转刻的人求准,上色的人求快——快与准之间,就是各幅之间深浅不一的来历。
带走一双眼睛
如果只能记一句,就记郭熙那八个字:远望取其势,近看取其质。看图、看花、看人,都一样。图谱的用意是“以备查考”,看久了却会忘记查考:1812 年的一个人,为一朵花花了整整一天。
关于本图版
《百合科植物图谱》(The Liliaceae)由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间印行,本图即其中一幅。原书题作“Asphodelus Capillaris”,在分类体系中列于天门冬科(Asparagaceæ)。
该合集全编共 475 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 380,对应原书第 380 页,版式为纵幅,整幅以黄为主调。图为公有领域原件的修复扫描,构图与设色未经改动。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Cet Asphodèle ressemble beancoup à l’Asphodèle janne, dont il est cependant bien distinet. Sa tige sélève à la hauteur d’un mètre. Dans sa moitié inférieure, elle est entièrement cachée par les fenilles. Sa moitié supérieure est en partio nue, glabre, cylindrique. Elle porte en dessons des fleurs un petit nombre de fausses bractées.
Les feuilles sont extrêmement nombreuses, étalées, fort gréles, presque capillaires, triangulaires, glabres, aiguës, très-finement dentelées en scie sur les bords, longnes de quinze à vingt-cing centimètres, dilatées à leur base qui est membraneuse, et forme une gaine incomplète. Chacune de leurs trois faces présente deux sillons longitudinaux, dont le fond est d’une couleur glauque. La nervure moyenne qui sépare ces sillons et les angles de la feuille sont d’un vert foncé.
Les fleurs sont nombrenses et forment une grappe allongée. Leurs pédicelles sont simples, un peu épais, longs de dix ou quinze millimètres, artienlés vers leur milieu, réunis trois ou quatre ensemble par petits groupes, à la base desquels est un pareil nombre de bractées membraneuses, en forme d’alène, blanches dans toute leur étendue, à l’exception de la ligne moyenne qui est brune. La longueur de ces bractées, dont l’extérieure est un peu plus grande que les autres, ne dépasse pas celle des pédicelles.
Les segments du périgone sont d’un beau jaune, lancéoles-linéaires, étales des leur base, longs de trois centimètres au moins. Leur ligne moyenne est verte. Les trois intérieurs sont un peu obtus. Les trois extérieurs sont aigus et un peu plus étroits.
Les étamines sont déjetées vers la partie inférieure de la fleur. Trois d’entre elles sont un peu plus courtes que le périgone, les trois autres le sont beaucoup plus. Leurs filaments sont filiformes, amineis au sommet, d’un blane jaunâtre, fortement arqués. Leur base est dilatée, courbée en forte de voite, de manière à recouvrir la partie correspondante de l’ovaire, ciliée sur les bords, glabre sur les deux faces, presque entièrement libre.
Lovaire estextrêmement petit, vert, arrondi, à six sillons profonds. Le style est jaune, filiforme, de la longueur des segments du périgone. Le stigmate est trés-petit, à trois lobes.
Histoire
Nous décrivons et figurons ce bel Asphodèle d’aprés des individus enltives dans les couches do Jardin do Muséum d’Histoire naturelle. Nous ignorons quelle est sa patrie. Il fleurit à la fin de l’été. Ses fleurs d’épanoniment à quatre ou cinq heures après midi, et sont fermées le lendemain matin. Il n’y en a jamais qu’un petit nombre d’ouvertes à la fois dans le même épi.
Observations
Malgré les rapports que l’Asphodèle capillaire et l’Asphodèle jaune ont entre eux, on doit nécessairement les regarder comme deux espèces distinetes. L’époque de la floraison da premier, l’heure à laquelle s’épanonissent ses fleurs, la ténnité de ses feuilles, la petitesse de ses bractées, sulliraient pour le distinguer et le faire reconnaitre au premier aspect. La structure des fleurs présente des caractères plas importants, quoique moins saillante; tels que la disposition des divisions du périgone qui s’écartent des la base, leur forme plus étroite et plus allongée, et l’absence de poils hérissant les faces de la base des filaments des étamines. Il ne faut pas confondre notre plante avec l’Asphodelus tauricus dont elle diffère par plusieurs caractères sur lesquels nous reviendrons lorsque nous décrirons cette dernière espèce.
Fam. des Asphodèles. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Asphodelus capillaris. A. foliis subulatis triquetris tenuissimis, floribus racemosis bracteas superantibus, corollæ laciniis lineari-lanciolatis, filamentorum basi dorso glabrâ.