伞花虎眼万年青
Ornithogalum Umbellatum
Ornithogale en Ombelle
- 中文名
- 伞花虎眼万年青
- 学名
- Ornithogale en Ombelle
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1805
- 图版号
- Plate 143
- 原书页码
- p.143
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿、橙黄
- 纵幅 1.33∶1
第一眼
凡画山水,意在笔先。
—— 唐·王维《山水论》
下笔之前,心里已经有了整幅画。看画时可以反过来推:画家先定了什么,后添了什么。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Ornithogalum umbellatum:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。双名制的好处是唯一:全世界叫这个名字的,只能是这一种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Asparagaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。两种分类是两种世界观:一个问“它和谁像”,一个问“它有几根雄蕊”。名字背后,是看世界的方法。中文名“伞花虎眼万年青”是后人据学名回译的通行叫法,与古书里的旧名未必对得上——名与物之间,总隔着一层翻译。
形与色
就这一幅实测:花色收得极俭,只占画面的 0.8%,叶色 2.4%,主相是黄绿——素花与白花多半如此,全靠轮廓与深浅说话。球根花卉把一年的力气都存在地下:鳞茎、球茎或块茎,叶少而厚,花茎一杆直上,花被六片,形或杯、或漏斗、或星。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。画幅高而窄,形与色的关系因此看得格外清楚:先读轮廓,再读色层,最后才看笔触。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 15%,重心偏上——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。拿放大镜(或手机微距)看三处:花瓣边缘、叶脉、题名。线若连续不断,是刻的;色若越过轮廓半毫米,是手涂的。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
东风夜放花千树,更吹落、星如雨。
—— 宋·辛弃疾《青玉案·元夕》
借来写球根花田:一夜间千茎齐发,正是早春园中最像“放花千树”的景象。诗以气行,画以形立;两种“看”叠在一起,才是看画的意思。
花语
郁金香在奥斯曼是帝国之花,在荷兰是投机的符号;风信子在希腊神话里是少年之血所化。球根的共同性格是“藏”:把来年藏在今年地下。在图谱里,它首先是一个物种,其次才是一种象征——这个次序值得记住。
时与地
早春至初夏,随属而移。郁金香、风信子最早,唐菖蒲、朱顶红继之,秋植者则于翌春开。南非球根则于十八世纪后大量进入欧洲温室。图上所记的 1805 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。看叶的老嫩、花与果是否同在枝上,季节便八九不离十;看题名里藏着的地名,来路也猜得出七分。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。从画稿到成图要过好几双手:转刻的人求准,上色的人求快——快与准之间,就是各幅之间深浅不一的来历。
带走一双眼睛
把这三件事带走:先整体后细节;先线后色;先看画再翻书。任何一张老图版,都可以用这三条读。1805 年的那朵花早已化作尘土,它留在纸上的样子,却比任何一株活着的同类都长寿。
关于本图版
《百合科植物图谱》(The Liliaceae)由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间印行,本图即其中一幅。图中描绘的是伞花虎眼万年青,在分类体系中列于天门冬科(Asparagaceæ)。
该合集全编共 475 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 143,对应原书第 143 页,版式为纵幅,设色以绿为基调。扫描件取自公有领域原件,经高分辨率修复与色彩校正,可按原大放大查看线条与设色。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Une bulbe ovoïde, solide, blanche, garnie de cayeux nombreux autour de sa base, et placée profondément en terre, donne naissance à plusieurs feuilles étroites, entières, courbées en canal, convexes en dehors, peu pointues, droites à leur base, étalées dans leur partie supérieure: d’entre ces feuilles s’élève une hampe longue de a décimètres, droite, terminée par un petit nombre de fleurs blanches; ces fleurs sont portées sur des pédoncules, dont les inférieurs sont fort longs, de sorte qu’elles paraissent disposées en corymbe lâche, ou en fausse ombelle, quoiqu’elles soient réellement disposées en grappe, comme dans presque toutes les liliacées; à la base de chaque pédicelle est une bractée longue, étroite, membraneuse et blanchâtre.
La corolle est à six parties profondes, de forme oblongue, pointues au sommet, d’un blane de lait en dedans, marquées en dehors d’une large bande verte; devant chaque lanière de la corolle est une étamine dont le filet est blanc, comprimé, pointu; les trois filets placés devant les lanières extérieures sont plus larges que les autres. L’ovaire est d’un jaune verdâtre, surmonté d’un style et de 3 stigmates; la capsule est à six angles, à trois loges, à trois valves, chargées chacune d’une cloison sur leur face interne.
Histoire
Cette plante croit dans les champs et les lieux cultivés; on la trouve dans toute l’Europe tempérée et méridionale, et dans le nord de l’Afrique. ♃.
Elle fleurit à la fin du printemps et au commencement de l’été; sa fleur s’épanouit à peu près à onze heures du matin; se referme à trois heures de l’après midi, et exécute ces mouvements plusieurs jours de suite. La ponctualité de sa fleuraison a fait donner à cette plante le nom vulgaire de Dame d’onze heures: malgré cette régularité singulière, j’ai eu occasion d’observer que, si on laisse un pied de cet ornithogale enlevé de terre et trempé dans l’eau par sa base, pendant quelques heures alternativement, au soleil et à l’obscurité totale, sa fleur s’ouvre constamment au soleil, et se ferme à l’obscurité. Comment done, dans l’état naturel des choses, cette même plante demeure-t-elle depuis le matin jusqu’à onze heures sans s’épanouir?
Les bulbes de cet ornithogale sont douces, et peuvent servir d’aliment dans les temps de disette; on peut, comme les châtaignes, les torrélier, les faire cuire à l’eau, ou sous la cendre. M. Poiret atteste s’être servi de cet aliment avec utilité.
Fam. des Asphodèles. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Ornithogalum umbellatum. O. floribus corymbosis, pedunculis scapo altioribus, Glamentis basi dilatatis. Lin. syst. veg. 328. Poll. pal. n. 333. Hoffm. germ. 119. Roth. germ. I. 151. II. 395. Dosf. ail. 1. p. 296. Lam. Dict. 4. p. 615.
- Ornithogalum umbellatum. O. floribus corymbosis, pedunculis scapo altioribus, filamentis emarginatis. Lin. Spec. 441. Hort. Cliff. 124. Hort. Ups. 84. Roy. Lugd. 22. Gron. Orient. 111. Scop. carn. n. 403. Mill. Dict. n. 7.
- Ornithogalum umbellatum. O, corymbo paucilloro, pedunculis bracteis longioribus, filamentis subulatis. Ait. Kew. 1. p. 440. Willd. Spec. 2. p. 116.
- Ornithogalum umbellatum. Jacq. austr. 4. p. 22. t. 343. Lam. Fl. fr. ed. 1. n. 862, VIII. ed. 3. n. 1948.
- Ornithogalum stipulis maximis, petiolis lateralibus longissimis. Hall. Helv. n. 1215.
- Ornithogalum umbellatum medium angustifolium. C. Bauh. pin. 70.
- Ornithogalum vulgare, et verius majus et minus. J. Bauh. hist. 2. p. 630. ic. Swert. flor. 1. 57. f. 4.
- Ornithogalon. Lab. ic. t. 148.
- Ornithogalum Dodontæi, seu bulbus leucanthemus. Dalech. hist. 1582. ic.
- Bulbus leucanthemus minor, seu ornithogalum. Dod. pempt. 221. ic.
- Eliocarmos. Ren. Spec. 88. t. 87.